Dîner « Bonnes vacances à vous les post BM! » ce vendredi…

Pour la fin de l’année scolaire, les jeunes prennent le pouvoir !

18h30 – signature de la Mappa spéciale que nous utiliserons spécialement pour simHat Torah

18h45 – office des jeunes, ça va déménager!

19h45 – Kidouch

20h – 21h30 repas et jeux de sociétés

Pas d’inscriptions, mais veuillez prévenir notre rabbin sur f.chinsky@mjlf.org.
Amenez un plat lacté sans viande, un ballon, vos instruments de musique, votre chat et vos meilleur/e/s  ami/e/s !
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Poser les bases d’un dialogue sur l’antisémitisme avec nos enfants

Merci aux parents qui sont venus alimenter cette discussion, pour leurs interventions personnelles et pour leur respect des interventions des autres. Vos remarques sont les bienvenues en fin d’article. Surmelin, comme le MJLF en général est engagé dans une volonté d’excellence pédagogique, chacun y est le bienvenu.

Dans le cadre de notre étude du dimanche matin à Ganénou, nous nous sommes demandé comment ouvrir un espace de dialogue pour nos enfants sur le thème de l’antisémitisme.

L’idée est d’abord d’être conscients de l’effet que ce sujet a sur nous et de le travailler en nous. Car nos enfants prennent exemples sur nous, ils seront alarmés comme nous le sommes ou serein à notre image, indifférents ou engagés à notre imitation. Bien sûr, ils ont aussi leur propre façon de vivre les événements de leurs vies, mais qu’ils le suivent ou non, qu’ils s’en inspirent maintenant ou plus tard, nos réactions ont une influence sur eux. Faire le point pour nous-mêmes est donc une première étape essentielle.

Ensuite, la tradition juive nous permet d’anticiper les problèmes douloureux. Tous les ans, nous fêtons Pourim, tous les ans, nous lisons la paracha chémot dans la Torah, tous les ans, nous posons les bases d’une future réaction plus consciente à la problématique de l’antisémitisme. Il est difficile de créer des solutions au moment où les problèmes se posent, surtout s’ils sont douloureux. Il est souhaitable de poser des bases sur lesquelles il sera possible de s’appuyer par la suite, avant même que les problèmes deviennent douloureux. Ces bases, bien sûr, ne doivent pas être mise en place de façon traumatique !

Enfin, une fois ces bases posées, nous pouvons espérer que nos enfants soulèveront ces questions au moment qui leur convient, dans les termes qui sont les leurs, à nous alors d’être prêts à les écouter et à répondre à leurs interrogations, ou à partager nos propres doutes, tout en laissant la porte ouverte à leurs questions futures, à celles qu’ils ne se posent pas encore, et auxquelles nous ne voulons pas répondre trop tôt.

La fête de Pourim est d’abord identifiée à la joie, aux bonbons, au déguisement, puis à la victoire, au bonheur du triomphe du bien et des persécutés. Quand l’enfant grandit, elle est  associée à la question de l’identité, qu’est-ce que le bien, qu’est-ce que le mal, Mardochée devait-il refuser de se prosterner, Esther devait-elle se cacher, Le bien et le mal sont-ils tellements séparés, pourquoi « boire à Pourim jusqu’à confondre ‘béni soit Mardochée’ de ‘maudit soit hamman’ », etc…

Le début de l’Exode est également un texte passionnant à raconter d’abord de façon « Naïve » avant de construire une réflexion quand l’enfant grandit.

Il y a beaucoup à ajouter, réfléchir à la façon dont cela peut se faire concrètement, en fonction des enfants.

Comment pensez-vous adapter ces réflexions dans votre famille ? Pensez-vous être déjà prêts à le faire ? Comment la communauté peut-elle vous aider ?

Rendez-vous relatifs à cette question :

Prochaine étude ‘Judaïsme un atout pour nos enfants’ à Ganénou : Comment parler de la spécificité de l’identité juive avec nos enfants, Dimanche 14 décembre, 10h10

Cours sur la signification du Talmud dans l’identité juive, Mardi 18 novembre, 20h/21h30, Surmelin

Pourim communautaire, Mercredi 4 mars et jeudi 5 mars, pour plus d’info fiable, référez-vous au « dictionnaire encyclopédique du Judaïsme »

Hanouka première bougie, Mardi 16 décembre, Fête à la communauté vers 18h45

Lecture de la paracha chémot à la syganogue : samedi 10 janvier. Exode début du texte à télécharger

Message des administrateurs

13/05/2014                                                                                 Téléchargez ici Article pour la lettre

MJLF Est

Francis Moïsi,  Francine Emschwiller, Roger Mattatia

Le MJLF-Est entame une nouvelle phase de développement autour du  Rabbin Floriane Chinsky.

Après le départ du rabbin Stephen Berkowitz à l’été 2013,  la communauté du MJLF-Est rue du Surmelin avait besoin d’un leader spirituel pour rebondir et s’inscrire dans une nouvelle dynamique.

Le plan de développement proposé au Conseil d’Administration par le MJLF-Est a été approuvé à la séance du 30 avril 2014 : il se donne pour objectif de créer, à l’Est de Paris, une Maison Communautaire regroupant synagogue, Talmud Tora, et salle polyvalente, qui constituera un lieu du rayonnement du judaïsme libéral dans l’est parisien.

Le recrutement d’un Rabbin est la première étape de ce plan: le Rabbin Floriane Chinsky est engagée pour prendre la direction spirituelle du MJLF -Est.

Un des objectifs du plan est  que  le MJLF-Est atteigne l’équilibre financier en 2016, soutenu par l’ensemble du MJLF.

Pour ce faire, de nombreuses actions sont à lancer :

accroissement du nombre d’adhérents, développement du Talmud Torah, recherche d’un local mieux situé (secteur Nation). Pour mener à bien le projet, un premier groupe d’une trentaine de « bâtisseurs » s’est constitué et va se mobiliser, en liaison avec le Rabbin. Les bâtisseurs se sont engagés à consacrer au développement du MJLF-Est, selon leurs possibilités,  temps, énergie, imagination et moyens financiers. Bien entendu tous ceux qui souhaitent aussi apporter leur contribution à la réussite du projet sont invités à rejoindre dès que possible ce groupe.

Le Rabbin Floriane Chinsky a été formée au séminaire Massorti en Israël. Elle a donné des formations  en Israël auprès de soldats et de civils et exercé dans différentes synagogues tant massorties que libérales à Jérusalem, à Bruxelles et en région parisienne. Elle est également titulaire d’un doctorat en Sociologie du Droit. Le Rabbin Chinsky officie depuis huit mois à temps partiel dans la synagogue de Surmelin.

Elle a animé avec beaucoup de kavannah et de dynamisme offices, cercles d’études, événements familiaux, relations avec les fidèles.  Son apport a été tel que la communauté de l’Est a demandé au Conseil d’Administration de l’engager pour être le pivot de son développement.

Le MJLF-Est remercie le Conseil d’Administration, et en particulier son Président pour leur soutien apporté dans cette période de transition, soutien confirmé par le vote du 30 avril.

Nous nous réjouissons de ce renouveau.

Nous sommes impatients de le partager avec vous et de pouvoir ensemble offrir à tous une expérience juive intense et chaleureuse.

Prière de Chehehianou en hébreu et en français.

PessaH SaméaH!

Chers amis, chers membres,

Dans quelques heures, nous serons installés autour de la table du Seder, dans cette cérémonie chargée de sens.
Demain soir, nous nous retrouverons au plateau de Gravelles.

Avant de rentrer dans la fête, je tenais à partager avec vous quelques textes et documents qui pourront soutenir nos réflexions (ainsi que l’ambiance) au cours de cette soirée tellement particulière.

Je me réjouis de célébrer les offices de PessaH ainsi que le seder avec vous….
Attention! L’office de PessaH du lundi soir est très court, veillez à arriver à l’heure!

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ABC seder! Des idées pour enrichir votre seder et des outils pour vous lancer…

PessaH ! La première fête du judaïsme, celle à partir de laquelle tout commence. Et tout commence en famille. Rabbi Floriane a accepté de relever le défi : faire un mini seder de PessaH qui permette aux habitués de se renouveler et aux novices de se lancer. La recherche de la liberté est notre quête à tous, grands et petits, à toutes les étapes de la vie, chacun à sa façon. Parions que vous sortirez de cette soirée avec de nouvelles idées, et l’envie de vous lancer pour créer votre seder personnel.

Réservez votre soirée pour le dîner chabbatique…

Terouma – Une seule construction, plusieurs matériaux

Dracha du vendredi 31 janvier 2014

Comme vous avez pu le constater, le ton de mes drachot est généralement libre et détendu.

Cependant, aujourd’hui est une occasion spéciale.

Nous venons de signer un contrat par lequel je serai présente au MJLF deux fois par mois pour les cinq prochains mois, et à cette occasion, je souhaite évoquer quelques enseignements importants, émanant de notre identité, liés à la paracha et fondements de mon action et de notre collaboration.

Nous partageons aujourd’hui un questionnement autour de la construction communautaire, c’est parce que la communauté de Surmelin se trouve face à ce magnifique défi : construire, re-construire, développer la communauté.

Nous allons devoir réfléchir à ce que seront nos objectifs, au sens pratique, et au sens symbolique. Construire la synagogue la plus haute ? La plus stable ? La plus colorée ? La plus accueillante ? La plus éduquée ? Une communauté de savoir ? D’étude ? D’entre-aide ? De chant ? De joie ?

Il faudra réfléchir à ces objectifs.

A ce sujet, je souhaite partager avec vous une fausse mauvaise nouvelle : il est impossible que nous ayons tous des objectifs identiques.

Il s’agit d’une vraie bonne nouvelle : cela signifie que chacun a quelque chose de différent à apporter à l’édifice.

Nous mettrons dans le panier de la mariée de nombreux cadeaux merveilleux.

Dans notre paracha, la construction du temple et des outils du service se prépare.
Chacun est invité à donner ce qu’il a de meilleur.
L’or, l’argent et le cuivre vont être apportés à profusion pour réaliser des œuvres d’art digne de l’engagement des enfants d’Israël pour leur identité naissante.

Parlons un moment des métaux dont nous allons disposer pour créer un espace de kodech קודש  au sein de notre synagogue.

Tout d’abord il faut compter les bases de l’identité de Surmelin, son appartenance au libéralisme, son appartenance au MJLF, son caractère spécifique développé depuis sa naissance. Je compte sur vous pour continuer à me faire connaitre cette identité particulière.

Parmi ces trésors nous devrons également nous appuyer sur les qualités personnelles de tous ceux à qui le projet Surmelin tient à cœur. Votre savoir juif, votre savoir général, votre histoire, sont des éléments fondamentaux que je souhaite mieux connaitre. Prenons contact de façon personnelle, je tiens à découvrir ces trésors.

Enfin, vous pouvez compter également sur ce que mon expérience me permet de partager avec vous. Nous apprendrons ensemble comment en faire bénéficier la communauté.

Je connais bien le monde libéral, le monde orthodoxe et le monde massorti grâce à mes études rabbiniques, mes recherches de doctorat et mon parcours personnel.

Commençons par le monde libéral. Ma grand-mère priait à Copernic, elle a longtemps accueilli son Talmud Torah pour Soukot et pour PessaH. J’y ai célébré ma bat mitsva, et j’ai prié au MJLF-est lorsqu’il était encore rue Pétion.

Je connais également le monde orthodoxe dans sa diversité.
Un monde orthodoxe dont j’apprécie les qualités lorsqu’il s’inscrit dans une orthodoxie ouverte parfois égalitaire, ou au moins respectueuse des femmes,  intelligente, engagée. Un monde auquel nous nous opposons lorsqu’il privilégie des politiques d’exclusion au mépris de la halaHa elle-même.

Enfin, et il s’agit d’un élément très important et dont je sais qu’il suscite des questions, j’amène dans mes bagages mon identité massorti.

C’est le mouvement massorti qui m’a amenée à envisager le rabbinat. C’est au sein du séminaire rabbinique massorti israélien que j’ai pu acquérir mes connaissances des sources, et une connaissance de la loi juive qui me permet de m’opposer à certaines déviances.
Ce sont des synagogues massortiot en Israël, et aujourd’hui à Bruxelles et à Saint-Germain-en-Laye qui m’ont permis de développer une approche spécifique du rabbinat, au cours des treize dernières années.

Je ne serai pas ce que je suis sans le mouvement massorti que j’ai choisi, et je ne le serais pas non plus sans le mouvement libéral au sein duquel j’ai grandi.

Ces deux mouvements sont à mon sens fondamentaux pour l’avenir du Judaïsme.

Les libéraux ont choisi de défendre avant tout la liberté de conscience.
Les massorti ont mis en avant la loi juive et sa souplesse, et inscrit la modernité dans le cadre de la tradition.

Ce combat est exigeant, et ceux qui placent ces valeurs comme leur priorité doivent travailler ensemble, dans le respect des différences.

Le sectarisme est un obstacle sur le chemin de l’identité juive. Les défis du judaïsme d’aujourd’hui ont besoin de toutes nos forces.

Nous avons la chance de pouvoir mettre en œuvre une collaboration à la juive, dans la maHloket léchem chamaim, מחלוקת לשם שמים   une conscience des différences d’approches et un engagement vis-à-vis du bien commun.

J’estime que nous sommes tous particulièrement chanceux d’avoir un rabbinat ouvert de ce point de vue, tant du côté massorti que du côté libéral.

Ainsi, nous pourrons associer les offrandes de   (Ex.25 : 2) כָּל-אִישׁ אֲשֶׁר יִדְּבֶנּוּ לִבּוֹ,   de tous ceux qui y sont portés par leur cœur, pour trouver à chacune de nos qualités une juste place dans l’édifice communautaire.

Si nous réussissons, nous aurons, à notre façon, accompli la promesse de notre paracha (Ex. 25 :8),  וְעָשׂוּ לִי, מִקְדָּשׁ; וְשָׁכַנְתִּי, בְּתוֹכָם,   nous aurons construit un endroit sacré où ne résidera pas la présence divine.

Car la présence divine résidera, parmi nous, en nous, de par le travail de construction que nous aurons mené à bien dans la collaboration fraternelle.

Au-delà de la communauté de Surmelin, c’est l’ensemble du judaïsme de demain que nous construisons, avec tous ceux qui veulent se rappeler combien les notions de Klal Israël, כלל ישראל (Israël dans son ensemble) ainsi que le commandement positif de Ahavat Israël, אהבת ישראל (amour du peuple dans sa globalité, aimer son prochain comme soi-même) sont fondamentales dans notre tradition.

Je souhaite que nous ayons le mérite de pouvoir mettre en commun tout ce que nos cœurs veulent apporter à la communauté, je formule ce souhait pour nous et pour toutes les communautés d’Israël. Amen.