PessaH et Shavouot sont à nos portes!

Le calendrier juif nous permet de marquer les grands temps de l’année, et de nous retrouver dans l’ambiance spéciale de nos fêtes, qui ont chacune leur spécificité.

Prochains offices de fête

Les offices de fête sont :
Pour le soir : des offices très courts, d’une demi-heure en général, une bonne occasion d’amener les enfants.
Pour le matin : des offices qui reprennent des éléments particuliers aux fêtes, et plus spécialement nos beaux chants du Hallel, une lecture de la Torah et de la haftara particulière. On y récite le Yzkor à la mémoire de nos chers disparus.

Ceux qui savent déjà qu’ils seront présents rendent un grand service à la communauté en s’inscrivant sur le doodle suivant: Je participerai à certains offices des fêtes, merci d’avance à toutes et à tous.

PessaH 1 :
lundi 10/04 de 18h45 à 19h15, accueil dés 18h15 avec une petite étude sur la fête
mardi 11/04 de 10h à 12h30, accueil à 9h45
• Torah: préparatifs du pessaH de la sortie d’Egypte
• Haftara: préparatifs du pessaH de l’entrée en Israël
• Lecture Biblique : début du cantique des cantiques

PessaH 7 :
Dimanche 16/04 de 18h45 à 19h15, accueil à 18h15 pour ceux qui le souhaitent avec une petite étude sur la fête
Lundi 17/04 de 10h à 12h30, accueil à 9h45
• Torah: chant de Moïse et de Myriam à l’ouverture de la mer
• Haftara: chant de délivrance de David
• Lecture Biblique : fin du cantique des cantiques

Shavouot :
Mardi 30/05 de 18h45 à 19h15, accueil à 18h30 pour ceux qui le souhaitent, l’office sera suivi d’un repas de fête (s’inscrire auprès de Catherine) et d’une veillée d’étude
Mercredi 31/05 de 10h à 12h, accueil à 9h45
• Torah : les dix commandements
• Haftara : la vision d’Ezekiel
• Lecture Biblique : le livre de Ruth

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Seder Tou bishevat -Artsénou: le texte intégral

Merci encore pour ce merveilleux moment!

Voici l’intégralité du texte, dans le corps de l’email et à télécharger. Vous pourrez ainsi organiser une soirée de tou bichevat à la maison, en famille ou entre amis.

Pour télécharger le document, cliquez ici: seder-tou-bichevat-5777

I Un espoir éternel

L’histoire du peuple juif a commencé avec la promesse d’une terre, qui appartiendrait aux descendants d’Abraham et de Sarah.

Genèse chap. 12

1 L’Éternel avait dit à Abram: « Éloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, et va au pays que je t’indiquerai. 2 Je te ferai devenir une grande nation; je te bénirai, je rendrai ton nom glorieux, et tu seras un type de bénédiction. 3 Je bénirai ceux qui te béniront, et qui t’outragera je le maudirai; et par toi seront heureuses toutes les races de la terre. »

א וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-אַבְרָם, לֶךְ-לְךָ מֵאַרְצְךָ וּמִמּוֹלַדְתְּךָ וּמִבֵּית אָבִיךָ, אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר אַרְאֶךָּ. ב וְאֶעֶשְׂךָ, לְגוֹי גָּדוֹל, וַאֲבָרֶכְךָ, וַאֲגַדְּלָה שְׁמֶךָ; וֶהְיֵה, בְּרָכָה. ג וַאֲבָרְכָה, מְבָרְכֶיךָ, וּמְקַלֶּלְךָ, אָאֹר; וְנִבְרְכוּ בְךָ, כֹּל מִשְׁפְּחֹת הָאֲדָמָה.

 

Au LeH LeHa d’Abraham ont suivis les espoirs de la sortie d’Egypte et le Leshana habaa birouchalaïm de pessaH.

Les hébreux puis les juifs ont sans cesse gardé une présence sur la terre d’Israël, et en particulier à Jérusalem, à Tibériade, à Safed et à Hebron, (Yérouchalaim, Tvéria, Tsfat et Hévrone).

Pendant 2000 ans, les juifs présents sur la terre d’Israël ont vécu sous la domination politique d’autres Nations :

Après la période d’indépendance de – 1200 à – 587, la terre d’Israël a été dominée par les civilisations :

  1. Perse, de – 587 à -333
  2. Hellénistique, -333 à -134

 

Après le retour à l’indépendance sous les hasmonéens, héritiers des makabim,  de -134 à -63, la terre d’Israël a été dominée par les civilisations :

1.      romaine (-63 à 324)

2.      byzantine (324 à 638)

3.      musulmane (638 à 1096)

4.      croisées (1096 à 1244)

5.      ottomane (1244 jusqu’au XVIIIe)

6.      britannique/ mandat de la SDN de 1917 à 1948

A toutes ces époques, nous avons continué à nous tourner vers Jérusalem, physiquement, lors de la Amida, et spirituellement. Nous avons continué à chanter, à chaque fêtes de PessaH : « L’an prochain à Jérusalem », « léshana habaa biroushalaim »

Chantons ensemble : léshana habaa biroushalayim

לשנה הבאה בירושלים

 

Cet espoir millénaire nous accompagne.

Les explorateurs rapportèrent de leur voyage la célèbre grappe de raisins que deux personnes devaient porter.

 

Prenons un verre de vin, et prononçons les paroles suivantes :

Le deutéronome nous dit (8 :7-8)

7 Car l’Éternel, ton Dieu, te conduit dans un pays fortuné, un pays plein de cours d’eau, de sources et de torrents, qui s’épandent dans la vallée ou sur la montagne; 8 un pays qui produit le froment et l’orge, le raisin, la figue et la grenade, l’olive huileuse et le miel;

כִּי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, מְבִיאֲךָ אֶל-אֶרֶץ טוֹבָה: אֶרֶץ, נַחֲלֵי מָיִם–עֲיָנֹת וּתְהֹמֹת, יֹצְאִים בַּבִּקְעָה וּבָהָר. ח אֶרֶץ חִטָּה וּשְׂעֹרָה, וְגֶפֶן וּתְאֵנָה וְרִמּוֹן; אֶרֶץ-זֵית שֶׁמֶן, וּדְבָשׁ.

BarouH ata adonaï élohénou méleH haolam boré péri hagafen

 

La hatikva est un chant d’espoir est un chant de la terre d’Israël, mais aussi un chant de « Houts laarets », un chant universel pour les juifs vivant à travers le monde. Houts signifie « en dehors », Houts laarets signifie « en dehors de la terre d’israël ». La hatikva a été composée en 1878, elle a été un hymne juif avant de devenir un hymne israélien, au moment de la création de l’Etat d’Israël en 1948.

 

Le mot « tikva » signifie « espoir » en hébreu. Hatikva signifie « l’espoir » et le poème dont elle est tirée se nomme « tikvaténou », « notre espoir ». Ce poème a été écrit en 1808 par Naftali Herz Imber.

 

Il reprend le livre d’Ezekiel chapitre 37 :

11 Alors il me dit: « Fils de l’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’Israël. Ceux-ci disent: « Nos os sont desséchés, notre espoir est perdu, c’est fait de nous! » 12 Eh bien! Prophétise et dis-leur: Ainsi parle le Seigneur Dieu: Voici que je rouvre vos tombeaux, et je vous ferai remonter de vos tombeaux, ô mon peuple! et je vous ramènerai au pays d’Israël.

יא וַיֹּאמֶר, אֵלַי, בֶּן-אָדָם, הָעֲצָמוֹת הָאֵלֶּה כָּל-בֵּית יִשְׂרָאֵל הֵמָּה; הִנֵּה אֹמְרִים, יָבְשׁוּ עַצְמוֹתֵינוּ וְאָבְדָה תִקְוָתֵנוּ–נִגְזַרְנוּ לָנוּ. יב לָכֵן הִנָּבֵא וְאָמַרְתָּ אֲלֵיהֶם, כֹּה-אָמַר אֲדֹנָי יְהוִה, הִנֵּה אֲנִי פֹתֵחַ אֶת-קִבְרוֹתֵיכֶם וְהַעֲלֵיתִי אֶתְכֶם מִקִּבְרוֹתֵיכֶם, עַמִּי; וְהֵבֵאתִי אֶתְכֶם, אֶל-אַדְמַת יִשְׂרָאֵל.

 

Ainsi, la hatikva, comme la renaissance juive, est un phénomène à la fois ancien et nouveau, comme la « altneuland », la terre « ancienne-nouvelle », titre du livre écrit par Théodore Herzl en 1902.

Son texte signifie :

Tant que dans nos cœurs vibre l’âme juive, et que vers les confins de l’orient, vers l’avant, nos yeux guettent dans la direction de Sion, notre espoir n’est pas perdu, un espoir ancien de 2000 ans, de vivre en peuple libre dans notre terre, la terre de Sion et de Jérusalem.

כָּל עוֹד בַּלֵּבָב פְּנִימָה נֶפֶשׁ יְהוּדִי הוֹמִיָּה, וּלְפַאֲתֵי מִזְרָח קָדִימָה עַיִן לְצִיּוֹן צוֹפִיָּה,    עוֹד לֹא אָבְדָה    תִּקְוָתֵנוּ,             הַתִּקְוָה בַּת שְׁנוֹת אַלְפַּיִם,  לִהְיוֹת עַם חָפְשִׁי בְּאַרְצֵנוּ, אֶרֶץ צִיּוֹן וִירוּשָׁלַיִם.

 

Chantons ensemble : Kol od balévav pénima, nefesh yehudi homia, oulefaaté mizraH kadima, ayin létsion tsofia, od lo avda tikvaténou, hatikva bat shnot alpayim, lihiot am Hofshi béartsénou, érets Tsion viroushalayim.

 

 

II Un espoir incarné

 

La permanence du lien avec Israël nous rappelle que le judaïsme n’est pas, ou pas seulement, une « religion ». Il s’agit d’un projet social. Certaines lois sont intimement liées à la terre et à l’organisation sociale.

Les lois de l’agriculture mettent en œuvre la solidarité et l’entre-aide, à travers l’obligation de laisser une partie des récoltes libres de toute propriété privée. Ainsi, les coins du champ, les gerbes tombées au moment de la récolte, les épis non moissonnés, ne doivent pas être récupérés par le propriétaire du champ.

 

De la même façon, une fois tous les 7 ans, la propriété des fruits des champs est annulée pour une année entière, tout le monde peut profiter de la nature à titre individuel, et personne ne peut en faire un usage commercial public, c’est l’année de Jachère, la chémita. Une fois tous les 49 ans s’ajoute à la chémita une année de yovel, la terre retourne à ses anciens propriétaires, tels qu’ils ont été définis au moment de l’entrée des hébreux en canaan. Enfin, les jeunes arbres bénéficient de trois années sans récolte, avant que les fruits de la quatrième année ne soient amenés au temple. Les prémices de toutes les récoltes sont également affectées aux besoins spirituels, au service des prêtres. Pour finir, la dîme est affectée au service des prêtres et des pauvres.

 

Lévitique 25 :

1 L’Éternel parla à moïse au mont Sinaï, en ces termes: 2 « Parle aux enfants d’Israël et dis-leur: Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, la terre sera soumise à un chômage en l’honneur de l’Éternel. 3 Six années tu ensemenceras ton champ, six années tu travailleras ta vigne, et tu en recueilleras le produit; 4 mais, la septième année, un chômage absolu sera accordé à la terre, un sabbat en l’honneur de l’Éternel. Tu n’ensemenceras ton champ ni ne tailleras ta vigne.

 

5 Le produit spontané de ta moisson, tu ne le couperas point, et les raisins de ta vigne intacte, tu ne les vendangeras point: ce sera une année de chômage pour le sol. 6 Ce sol en repos vous appartiendra à tous pour la consommation: à toi, à ton esclave, à ta servante, au mercenaire et à l’étranger qui habitent avec toi; 7 ton bétail même, ainsi que les bêtes sauvages de ton pays, pourront se nourrir de tous ces produits.

 

8 Tu compteras chez toi sept années sabbatiques, sept fois sept années, de sorte que la période de ces sept années sabbatiques te fera quarante-neuf ans; 9 puis tu feras circuler le retentissement du cor, dans le septième mois, le dixième jour du mois: au jour des expiations, vous ferez retentir le son du cor à travers tout votre pays. 10 Vous sanctifierez cette cinquantième année, en proclamant, dans le pays, la liberté pour tous ceux qui l’habitent: cette année sera pour vous le Jubilé, où chacun de vous rentrera dans son bien, où chacun retournera à sa famille.

 

17 Ne vous lésez point l’un l’autre, mais redoute ton Dieu! Car je suis l’Éternel votre Dieu. 18 Exécutez mes édits, observez et pratiquez mes lois, et vous demeurerez dans le pays en sécurité. 19 La terre donnera ses fruits, dont vous vous nourrirez abondamment, et vous y résiderez en toute quiétude. 20 Que si vous dites: « Qu’aurons-nous à manger la septième année, puisque nous ne pouvons ni semer, ni rentrer nos récoltes? » 21 Je vous octroierai ma bénédiction dans la sixième année, tellement qu’elle produira la récolte de trois années; 23 Nulle terre ne sera aliénée irrévocablement, car la terre est à moi, car vous n’êtes que des étrangers domiciliés chez moi.

 

א וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה, בְּהַר סִינַי לֵאמֹר. ב דַּבֵּר אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וְאָמַרְתָּ אֲלֵהֶם, כִּי תָבֹאוּ אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר אֲנִי נֹתֵן לָכֶם–וְשָׁבְתָה הָאָרֶץ, שַׁבָּת לַיהוָה. ג שֵׁשׁ שָׁנִים תִּזְרַע שָׂדֶךָ, וְשֵׁשׁ שָׁנִים תִּזְמֹר כַּרְמֶךָ; וְאָסַפְתָּ, אֶת-תְּבוּאָתָהּ. ד וּבַשָּׁנָה הַשְּׁבִיעִת, שַׁבַּת שַׁבָּתוֹן יִהְיֶה לָאָרֶץ–שַׁבָּת, לַיהוָה: שָׂדְךָ לֹא תִזְרָע, וְכַרְמְךָ לֹא תִזְמֹר. ה אֵת סְפִיחַ קְצִירְךָ לֹא תִקְצוֹר, וְאֶת-עִנְּבֵי נְזִירֶךָ לֹא תִבְצֹר: שְׁנַת שַׁבָּתוֹן, יִהְיֶה לָאָרֶץ. ו וְהָיְתָה שַׁבַּת הָאָרֶץ לָכֶם, לְאָכְלָה–לְךָ, וּלְעַבְדְּךָ וְלַאֲמָתֶךָ; וְלִשְׂכִירְךָ, וּלְתוֹשָׁבְךָ, הַגָּרִים, עִמָּךְ. ז וְלִבְהֶמְתְּךָ–וְלַחַיָּה, אֲשֶׁר בְּאַרְצֶךָ: תִּהְיֶה כָל-תְּבוּאָתָהּ, לֶאֱכֹל. {ס} ח וְסָפַרְתָּ לְךָ, שֶׁבַע שַׁבְּתֹת שָׁנִים–שֶׁבַע שָׁנִים, שֶׁבַע פְּעָמִים; וְהָיוּ לְךָ, יְמֵי שֶׁבַע שַׁבְּתֹת הַשָּׁנִים, תֵּשַׁע וְאַרְבָּעִים, שָׁנָה. ט וְהַעֲבַרְתָּ שׁוֹפַר תְּרוּעָה, בַּחֹדֶשׁ הַשְּׁבִעִי, בֶּעָשׂוֹר, לַחֹדֶשׁ; בְּיוֹם, הַכִּפֻּרִים, תַּעֲבִירוּ שׁוֹפָר, בְּכָל-אַרְצְכֶם. י וְקִדַּשְׁתֶּם, אֵת שְׁנַת הַחֲמִשִּׁים שָׁנָה, וּקְרָאתֶם דְּרוֹר בָּאָרֶץ, לְכָל-יֹשְׁבֶיהָ; יוֹבֵל הִוא, תִּהְיֶה לָכֶם, וְשַׁבְתֶּם אִישׁ אֶל-אֲחֻזָּתוֹ, וְאִישׁ אֶל-מִשְׁפַּחְתּוֹ תָּשֻׁבוּ. יז וְלֹא תוֹנוּ אִישׁ אֶת-עֲמִיתוֹ, וְיָרֵאתָ מֵאֱלֹהֶיךָ: כִּי אֲנִי יְהוָה, אֱלֹהֵיכֶם. יח וַעֲשִׂיתֶם, אֶת-חֻקֹּתַי, וְאֶת-מִשְׁפָּטַי תִּשְׁמְרוּ, וַעֲשִׂיתֶם אֹתָם–וִישַׁבְתֶּם עַל-הָאָרֶץ, לָבֶטַח. יט וְנָתְנָה הָאָרֶץ פִּרְיָהּ, וַאֲכַלְתֶּם לָשֹׂבַע; וִישַׁבְתֶּם לָבֶטַח, עָלֶיהָ. כ וְכִי תֹאמְרוּ, מַה-נֹּאכַל בַּשָּׁנָה הַשְּׁבִיעִת: הֵן לֹא נִזְרָע, וְלֹא נֶאֱסֹף אֶת-תְּבוּאָתֵנוּ. כא וְצִוִּיתִי אֶת-בִּרְכָתִי לָכֶם, בַּשָּׁנָה הַשִּׁשִּׁית; וְעָשָׂת, אֶת-הַתְּבוּאָה, לִשְׁלֹשׁ, הַשָּׁנִים. כד וּבְכֹל, אֶרֶץ אֲחֻזַּתְכֶם, גְּאֻלָּה, תִּתְּנוּ לָאָרֶץ.

 

Ainsi l’agriculture intègre les obligations morales de solidarité qui sont les nôtres. Le judaïsme prend des accents différents dans le cadre de la terre d’Israël et dans la diaspora. Ces deux déclinaisons sont importantes et chères à notre cœur. La fête de tou bichevat, le nouvel an des arbres, nous rappelle que l’âme et le corps sont indissociables, que la pensée et l’action ne font qu’un, que l’espoir prend son sens lorsqu’il est incarné.

 

Que nous vivions en Israël ou en Diaspora, nous voulons garder le lien profond entre le corps et l’âme d’Israël, l’étude, la pratique « religieuse » du judaïsme et sa pratique « laïque » et quotidienne.

Le bien-être de l’être humain et celui de la nature vont de pair, dans un respect mutuel, de façons à ce que « le juste fleurisse comme le palmier ».

 

Ps.92 :13-16

13 Le juste fleurit comme le palmier; comme le cèdre du Liban, il est élancé. 14 Plantés dans la maison de l’Eternel, ils sont florissants dans les parvis de notre Dieu. 15 Jusque dans la haute vieillesse, ils donnent des fruits, ils sont pleins de sève et de verdeur, 16 prêts à proclamer que l’Eternel est droit, qu’il est mon rocher, inaccessible à l’injustice.

יג צַדִּיק, כַּתָּמָר יִפְרָח; כְּאֶרֶז בַּלְּבָנוֹן יִשְׂגֶּה. יד שְׁתוּלִים, בְּבֵית יְהוָה; בְּחַצְרוֹת אֱלֹהֵינוּ יַפְרִיחוּ. טו עוֹד, יְנוּבוּן בְּשֵׂיבָה; דְּשֵׁנִים וְרַעֲנַנִּים יִהְיוּ.

Chantons ensemble : Tsadik katamar IfraH, kéérez balévanon isgué (chétoulim béveit adonaï béHatsrot élohénou yafriHou, od yénouvoun bésséva, déchénim véraananim yiyou, léhaguid ki yashar adonaï tsouri vélo avlata bo)

 

Prenons un gâteau de froment ou d’orge, et prononçons les paroles suivantes :

Le deutéronome nous dit (8 :7-8)

7 Car l’Éternel, ton Dieu, te conduit dans un pays fortuné, un pays plein de cours d’eau, de sources et de torrents, qui s’épandent dans la vallée ou sur la montagne; 8 un pays qui produit le froment et l’orge, le raisin, la figue et la grenade, l’olive huileuse et le miel;

כִּי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, מְבִיאֲךָ אֶל-אֶרֶץ טוֹבָה: אֶרֶץ, נַחֲלֵי מָיִם–עֲיָנֹת וּתְהֹמֹת, יֹצְאִים בַּבִּקְעָה וּבָהָר. ח אֶרֶץ חִטָּה וּשְׂעֹרָה, וְגֶפֶן וּתְאֵנָה וְרִמּוֹן; אֶרֶץ-זֵית שֶׁמֶן, וּדְבָשׁ.

En ce jour de célébration, nous prenons le froment et l’orge et nous prononçons la bénédiction traditionnelle :

BarouH ata adonaï élohénou méleH haolam boré miné mézonot

 

Le chant « hashkédia poraHat » a été écrit par Israël Doshman. Israël Doshman est né à Vilna, en Lituanie, il a étudié au « Héder », l’école juive de l’époque, avant de s’écarter de la pratique juive et de partir pour la terre d’Israël en 1905. Il a écrit et traduit de nombreuses œuvres, des pièces de théâtre russes, des chants pour enfants, des histoires, et a été très actif dans la création de théâtre israélien.

 

Ce chant est emblématique de Tou bishevat, voici sa traduction :

L’amandier fleurit et un soleil d’or rayonne, les oiseaux au sommet des toits nous informent de la venue de la fête : « tou bishevat est arrivé ! c’est la fête des arbres ! »

La terre nous appelle, le temps est venu de planter, que chacun prenne un arbre, et sortons avec nos pelles ! « tou bishevat est arrivé ! c’est la fête des arbres ! »

Plantons toute montagne et toute colline, de Gad jusqu’à Beer shava, et nous ferons renaitre notre terre, une terre d’olive, d’huile et de miel. « tou bishevat est arrivé ! c’est la fête des arbres ! »

 

Chantons-le ensemble : Hashkediyah porachat Veshemesh paz zorachat, Tziporim merosh kol gag Mevasrot et bo hachag.

Tu bishvat higiya Chag la’ilanot. Tu bish’vat higiya Chag la’ilanot.

Ha’aretz meshava’at Higiyah et lata’at Kol echad yikach lo etz Be’atim nitzeh chotzetz.

Tu bishvat higiya Chag la’ilanot. Tu bish’vat higiya Chag la’ilanot.

Nita kol har vaguéva midan véad beer sheva véartsénou shouv nirash erets zait ytshar oudvash

Tu bishvat higiya Chag la’ilanot. Tu bish’vat higiya Chag la’ilanot.

הַשְּׁקֵדִיָּה פּוֹרַחַת, וְשֶׁמֶשׁ פָּז זוֹרַחַת. צִפֳּרִים מֵרֹאשׁ כָּל גַּג מְבַשְּׂרוֹת אֶת בּוֹא הֶחָג:

ט »וּ בִּשְׁבָט הִגִּיעַ – חַג הָאִילָנוֹת!  ט »וּ בִּשְׁבָט הִגִּיעַ – חַג הָאִילָנוֹת.

הָאָרֶץ מְשַׁוַּעַת: הִגִּיעָה עֵת לָטַעַת! כָּל אֶחָד יִטַּע פֹּה עֵץ, בְּאִתִּים נֵצֵא חוֹצֵץ:

נִטַּע כָּל הַר וָגֶבַע, מִדָּן וְעַד בְּאֵר-שֶׁבַע: וְאַרְצֵנוּ שׁוּב נִירַשׁ – אֶרֶץ זֵית יִצְהָר וּדְבַשׁ.

 

III Un espoir en péril

 

Il n’est pas facile de faire vivre au quotidien les valeurs que nous défendons. Au cours de l’histoire d’Israël, les conflits ont toujours été présents. Mais la guerre elle-même lorsqu’elle est inévitable, doit se faire dans une perspective humaniste et reconstruction à long terme. Ainsi, le deutéronome nous enseigne de protéger l’arbre et de protéger la vie :

 

Deutéronome 20 :19-20

19 Si tu es arrêté longtemps au siège d’une ville que tu attaques pour t’en rendre maître, tu ne dois cependant pas en détruire les arbres en portant sur eux la cognée: ce sont eux qui te nourrissent, tu ne dois pas les abattre. Oui, l’arbre du champ c’est l’homme même, tu l’épargneras dans les travaux du siège. 20 Seulement, l’arbre que tu sauras n’être pas un arbre fruitier, celui-là tu peux le sacrifier et l’abattre, pour l’employer à des travaux de siège contre la ville qui est en guerre avec toi, jusqu’à ce qu’elle succombe.

יט כִּי-תָצוּר אֶל-עִיר יָמִים רַבִּים לְהִלָּחֵם עָלֶיהָ לְתָפְשָׂהּ, לֹא-תַשְׁחִית אֶת-עֵצָהּ לִנְדֹּחַ עָלָיו גַּרְזֶן–כִּי מִמֶּנּוּ תֹאכֵל, וְאֹתוֹ לֹא תִכְרֹת: כִּי הָאָדָם עֵץ הַשָּׂדֶה, לָבֹא מִפָּנֶיךָ בַּמָּצוֹר. כ רַק עֵץ אֲשֶׁר-תֵּדַע, כִּי-לֹא-עֵץ מַאֲכָל הוּא–אֹתוֹ תַשְׁחִית, וְכָרָתָּ; וּבָנִיתָ מָצוֹר, עַל-הָעִיר אֲשֶׁר-הִוא עֹשָׂה עִמְּךָ מִלְחָמָה–עַד רִדְתָּהּ. {פ}

La guerre elle-même doit être précédée d’un appel à la paix :

Deutéronome 20 :10

10 Quand tu marcheras sur une ville pour l’attaquer, tu l’inviteras d’abord à la paix.

כִּי-תִקְרַב אֶל-עִיר, לְהִלָּחֵם עָלֶיהָ–וְקָרָאתָ אֵלֶיהָ, לְשָׁלוֹם

 

De la même les combattants doivent être en paix avec eux-mêmes, et ne doivent pas être dans un état hypnotique ou un état second. Seuls les hommes capables de garder leur sang-froid peuvent se battre, seuls ceux qui sont en paix avec la vie peuvent défendre la liberté au prix de la guerre :

 

Deutéronome 20 :2 s

5 Ensuite les préposés parleront au peuple en ces termes: « Si quelqu’un a bâti une maison neuve et n’en a pas encore pris possession, qu’il parte et s’en retourne à sa maison; car il pourrait mourir dans la bataille, et un autre en prendrait possession. 6 Si quelqu’un a planté une vigne et n’en a pas encore acquis la jouissance, qu’il parte et s’en retourne chez lui; car il pourrait mourir dans la bataille, et un autre acquerrait cette jouissance.

 

7 Et si quelqu’un a promis mariage à une femme et ne l’a pas encore épousée, qu’il parte et s’en retourne chez lui; car il pourrait mourir dans la bataille, et un autre homme l’épouserait. » 8 Les préposés adresseront de nouveau la parole au peuple, et diront: « S’il est un homme qui ait peur et dont le cœur soit lâche, qu’il se retire et retourne chez lui, pour que le cœur de ses frères ne défaille point comme le sien! »

ה וְדִבְּרוּ הַשֹּׁטְרִים, אֶל-הָעָם לֵאמֹר, מִי-הָאִישׁ אֲשֶׁר בָּנָה בַיִת-חָדָשׁ וְלֹא חֲנָכוֹ, יֵלֵךְ וְיָשֹׁב לְבֵיתוֹ: פֶּן-יָמוּת, בַּמִּלְחָמָה, וְאִישׁ אַחֵר, יַחְנְכֶנּוּ. ו וּמִי-הָאִישׁ אֲשֶׁר-נָטַע כֶּרֶם, וְלֹא חִלְּלוֹ–יֵלֵךְ, וְיָשֹׁב לְבֵיתוֹ: פֶּן-יָמוּת, בַּמִּלְחָמָה, וְאִישׁ אַחֵר, יְחַלְּלֶנּוּ. ז וּמִי-הָאִישׁ אֲשֶׁר-אֵרַשׂ אִשָּׁה, וְלֹא לְקָחָהּ–יֵלֵךְ, וְיָשֹׁב לְבֵיתוֹ: פֶּן-יָמוּת, בַּמִּלְחָמָה, וְאִישׁ אַחֵר, יִקָּחֶנָּה. ח וְיָסְפוּ הַשֹּׁטְרִים, לְדַבֵּר אֶל-הָעָם, וְאָמְרוּ מִי-הָאִישׁ הַיָּרֵא וְרַךְ הַלֵּבָב, יֵלֵךְ וְיָשֹׁב לְבֵיתוֹ; וְלֹא יִמַּס אֶת-לְבַב אֶחָיו, כִּלְבָבוֹ.

 

Quelles que soient les difficultés rencontrées au quotidien pour conserver la paix autour de nous, nous nous donnons pour obligation de ne pas renoncer et de poursuivre sans cesse la paix. « Ossé chalom », « celui qui fait la paix », sont des mots qui concluent les éléments fondamentaux de la prière juive : la amida et le Kadish.

 

Chantons ensemble : Ossé chalom bimromav, hou yaassé chalom alénou véal kol israel véimérou amen

עוֹשֶׂה שָׁלוֹם בִּמְרוֹמָיו הוּא יַעֲשֶׂה שָׁלוֹם עָלֵינוּ וְעַל כָּל יִשְׂרָאֵל   וְאִמְרוּ אָמֵן

 

Prenons des fruits d’Israël, de la figue, de la grenade, des olives, des fruits de l’arbre et disons ensemble :

Le deutéronome nous dit (8 :7-8)

7 Car l’Éternel, ton Dieu, te conduit dans un pays fortuné, un pays plein de cours d’eau, de sources et de torrents, qui s’épandent dans la vallée ou sur la montagne; 8 un pays qui produit le froment et l’orge, le raisin, la figue et la grenade, l’olive huileuse et le miel;

כִּי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, מְבִיאֲךָ אֶל-אֶרֶץ טוֹבָה: אֶרֶץ, נַחֲלֵי מָיִם–עֲיָנֹת וּתְהֹמֹת, יֹצְאִים בַּבִּקְעָה וּבָהָר. ח אֶרֶץ חִטָּה וּשְׂעֹרָה, וְגֶפֶן וּתְאֵנָה וְרִמּוֹן; אֶרֶץ-זֵית שֶׁמֶן, וּדְבָשׁ.

En ce jour de célébration, nous prenons le froment et l’orge et nous prononçons la bénédiction traditionnelle :

BarouH ata adonaï élohénou méleH haolam boré péri haetz

 

Le chant « Chir lashalom » signifie « le chant pour la paix ». Ses paroles ont été composées par Yaacov Rotblit et sa mélodie par Yair Rosenblum. C’est lle groupe « lahakat hanaHal »  qui l’a d’abord chanté, en 1969, pendant la « guere d’usure ». Ce chant résonne comme un hymne à la paix. C’est après avoir chanté ce chant que IstHak Rabin a été assassiné, et depuis ce temps, le chant est devenu également un chant du souvenir, qui symbolise son héritage et l’espoir de paix qu’il portait.

 

Voici sa signification :

Chant pour la paix : laissez le soleil monter, le matin éclairer, l’exemption qui est dans les prière ne nous fera pas revenir. Celui dont la lumière s’est éteinte, et qui repose dans la poussière, les larmes amères ne le réveilleront pas, ne le feront pas revenir ici, Personne ne nous fera revenir du puit profond et noir, en cela ne serviront à rien, ni la joie des victoires, ni les chants de remerciement.

Chantez plutôt un chant pour la paix, ne murmurez pas de prières, il vaut mieux que vous chantiez un chant pour la paix, dans un grand cri.

 

Laissez le soleil perser entre les fleurs, ne regardez pas en arrière, laissez ceux qui partent, levez vos yeux dans l’espoir, pas avec des récitations d’intention, chantez des chants pour l’amour, pas pour les guerres, ne dites pas « un jour viendra », faites venir ce jour, car ce n’est pas un rêve, et sur toutes les places, faites retentir une alarme de paix.

Chantez plutôt un chant pour la paix, ne murmurez pas de prières, il vaut mieux que vous chantiez un chant pour la paix, dans un grand cri.

 

Chantons ensemble :

תנו לשמש לעלות , לבוקר להאיר,  הזכה שבתפילות  אותנו לא תחזיר.  

מי אשר כבה נרו   ובעפר נטמן,   בכי מר לא יעירו   לא יחזירו לכאן.

איש אותנו לא ישיב    מבור תחתית אפל,    כאן לא יועילו     לא שמחת הניצחון     ולא שירי הלל.


לכן, רק שירו שיר לשלום   אל תלחשו תפילה    מוטב תשירו שיר לשלום    בצעקה גדולה.


תנו לשמש לחדור    מבעד לפרחים.   אל תביטו לאחור,    הניחו להולכים.

שאו עיניים בתקווה,    לא דרך כוונות    שירו שיר לאהבה    ולא למלחמות.

אל תגידו יום יבוא   הביאו את היום!    כי לא חלום הוא   ובכל הכיכרות    הריעו רק שלום!

Tnu lashemesh la’a lot laboker le’ha’ir Hazaka shebatfilot otanu lo tachzir

Mi asher kava nero u’ve’Afar nitman Bechi mar lo ya’iro lo yachziro le’chan

Ish otanu lo yashiv mibor tachtit a’fel –  kan lo yo’ilu –  lo simchat hanitzachon Velo shirei hallel

Lachen rak shiru shir lashalom al tilhashu tfila lachen rak shiru shir lashalom bitze’aka gdola

Tnu lashemesh luchador miba’ad laprachim al tabitu le’achor hanichu la’holchim

S’u eina’yim betikva lo derech kavanot shiru shir la’ahava velo lamilchamot

Al tagidu yom yavo havi’u et hayom –  ki lo chalom hu –  uve’chol hakikarot hari’u rak shalom

 

VI Une situation contrastée

 

La chanson « chant des stickers » est une chanson en Rap écrite en 2004 par l’écrivain israélien David Grossman et mis en musique et chanté par le groupe « hadag naHash ». La collaboration entre un grand auteur et un groupe populaire est particulièrement frappante. Elle est composée d’une collection de slogans d’origines diverses et souvent opposées et met en lumière l’aspect « patchwork » de la société israélienne. Une ode d’opposition à la pensée manichéenne ayant pour refrain la parole attribuée à Rabbi NaHman de Bratslav censée permettre une venue immédiate si on la prononce : na naH naHman naHman méouman,

 

Voici sa signification :

Toute une génération demande la paix, laissez tsahal gagner, un peuple fort fait la paix, laissez tsahal les éclater, il n’y a pas de paix avec les arabes, ne leur donnez pas d’armes, les combattants c’est ce qu’il y a de mieux mon frère, la conscription pour tous, l’exemption pour tous, il n’y a pas de déprime dans le monde, Jésus, c’est ici, na nah naHman est fidèle, pas de peur le messie est en ville, sans arabes pas d’attentats, la cour suprême mets les juifs en danger, le peuple avec le Golan, le peuple avec le transfert, ami tu nous manques, dieu nous votons pour toi, un vote direct c’est mal, dieu nous te défendons, que meurent les zélotes, combien de mal peut-on avaler, père aie pitié, on m’appelle naHman et je bé-bégaie, dieu soit béni je respire et pour cette raison….

Un pays de loi juive – il n’y a plus de pays, celui qui ait né a du bol, que vive le roi messie, j’ai confiance dans la paix de Sharon, Hevron depuis toujours, et celui qui est né n’est pas né tant pis pour lui, hévron des prères, bonjour le transfert, Kahana a raison, CNN ment, il faut un leader fort, bravo à la paix, merci pour la sécurité, nous n’avons pas d’enfants à donner à des guerres superflues, la gauche aide les arabes, Bibi est bon pour les juifs, faites comparaitre les traitres d’Oslo, nous sommes ici ils sont là-bas, des frères ne se laissent pas tomber, démanteler les colonies c’est séparer le peuple, mort aux traitres, laissez les animaux vivre…

 

Chantons ensemble :

Dor shalem doresh shalom, tnou letsahal lenatséaH, am Hazak ossé shalom, tnou létsahal lékasséaH,

Ein shalom im aravim, al titnou lahem rovim, kravi zé aHi aHi, gious lékoulam, ptor lékoulam, ein shoum yéoush baolam

Yésha zé kan, na naHam méouman, no fear mashiaH bair, ein aravim ein pigouim, bagats méssaken yéhoudim,

Haam im hagolan, haam im hatransfer, test biarHa, Have rata Hasser, hakadosh barouH hou anaHnou boHarim béHa, beHira yeshara zé ra, hakadosh barouH hou anaHnou kanaim léHa, yamoutou hakanaim

Kama roa efchar livloa aba téraHem aba téraHem korim li naHman vaani mégam mégamgem

Kama roa efchar livloa aba téraHem aba téraHem, barouH hachem ani nochem vélaHen
דור שלם דורש שלום   תנו לצה »ל לנצח    עם חזק עושה שלום    תנו לצה »ל לכסח
אין שלום עם ערבים    אל תתנו להם רובים    קרבי זה הכי אחי      גיוס לכולם, פטור לכולם   אין שום ייאוש בעולם

יש »ע זה כאן   נ נח נחמן מאומן   No Fear, משיח בעיר   אין ערבים אין פיגועים   בג »ץ מסכן יהודים

העם עם הגולן  העם עם הטרנספר  טסט בירכא  חבר, אתה חסר
הקדוש ברוך הוא אנחנו בוחרים בך    בחירה ישירה זה רע
הקדוש ברוך הוא אנחנו קנאים לך        ימותו הקנאים.

כמה רוע אפשר לבלוע      אבא תרחם, אבא תרחם     קוראים לי נחמן ואני מגמגם
כמה רוע אפשר לבלוע     אבא תרחם, אבא תרחם      ברוך השם אני נושם       ולכן
מדינת הלכה – הלכה המדינה     מי שנולד הרוויח     יחי המלך המשיח    

יש לי בטחון בשלום של שרון    חברון מאז ולתמיד   ומי שלא נולד הפסיד
חברון אבות   שלום טרנספר   כהנא צדק    CNN משקר     צריך מנהיג חזק
סחתין על השלום, תודה על הבטחון     אין לנו ילדים למלחמות מיותרות
השמאל עוזר לערבים   ביבי טוב ליהודים     פושעי אוסלו לדין
אנחנו כאן הם שם    אחים לא מפקירים    עקירת ישובים מפלגת את העם
מוות לבוגדים    תנו לחיות לחיות     מוות לערכים
כמה רוע אפשר

לחסל, להרוג, לגרש, להגלות       להדביר, להסגיר, עונש מוות, NO FEAR      להשמיד, להכחיד, למגר, לבער
הכל בגללך, חבר

Prenons du miel et des dattes et disons ensemble :

Le deutéronome nous dit (8 :7-8)

7 Car l’Éternel, ton Dieu, te conduit dans un pays fortuné, un pays plein de cours d’eau, de sources et de torrents, qui s’épandent dans la vallée ou sur la montagne; 8 un pays qui produit le froment et l’orge, le raisin, la figue et la grenade, l’olive huileuse et le miel;

כִּי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, מְבִיאֲךָ אֶל-אֶרֶץ טוֹבָה: אֶרֶץ, נַחֲלֵי מָיִם–עֲיָנֹת וּתְהֹמֹת, יֹצְאִים בַּבִּקְעָה וּבָהָר. ח אֶרֶץ חִטָּה וּשְׂעֹרָה, וְגֶפֶן וּתְאֵנָה וְרִמּוֹן; אֶרֶץ-זֵית שֶׁמֶן, וּדְבָשׁ.

En ce jour de célébration, nous prenons le froment et l’orge et nous prononçons la bénédiction traditionnelle :

BarouH ata adonaï élohénou méleH haolam chéhakol niyié bidvaro

 

Concluons avec la prière « chanson des mères », écrite en hébreu et en arabe, qui sont les deux langues officielles de l’Etat d’Israël. Cette chanson est née d’une alliance entre la parolière Yael Deckelbaum, et un groupe de femmes ayant initié le movement: “Women Wage Peace” en 2014. En octobre 2016, 4 000 femmes palestinienes et israéelliennes  ont marché ensemble au nord de la mer morte.

 

Chantons ensemble :

Hébreu : Rechishat Ruach yam,  menashevet me ey sham,  oochvisa mitnafnefet, letziley hachoma

Arabe : bainil ard wisamam, nashiktir baishu sawa, matchafu tahlemu, bisalam wilaman

Hébreu : matai yimsoo chomot hapachad, veshavti migalooti, yipatchoo shearai, el hatov haamiti

Arabe/hébreu : yalla tnam – od zricha, yalla tnam – boker ba, tanetbhela (em sholachat) tairil hamam (bitfila), ruhia hamam (et yalda)

Anglais: from the north to the south, from the west to the east, hear the prayer of the mothers ,  bring them peace, bring them peace

Ensemble:hear the prayer of the mothers – ismaussalat el ummahaaaat – mool tfilat haimahot

bring them peace, bring them peace – assalam assalam – leshalom, leshalom

 

Tou Bishevat : l’occasion de rencontrer la nature et la terre d’Israël

A l’occasion de tou bishevat, le MJLF-est Surmelin vous propose un tou bichevat en collaboration avec Arzenou, avancé à ce vendredi, le 3 février.
Nous voyagerons dans l’histoire de tou bichevat, le nouvel an des arbres, pour mieux comprendre les racines et nourrir les branches et les fleurs de notre compréhension de l’identité juive et de celle de notre lien à Israël.
Ce voyage se fera en texte et en chanson, voici quelques vidéos pour vous préparer, avec des chants anciens, et des chants nouveaux…

Pour participer, merci de vous inscrire auprès de Catherine Klein et de lui communiquer quel plat vous amènerez (cacher, sans viande, si possible à base de fruits et des fruits de la terre d’Israël, raisons, dates, orge, froment, figue, grenade, olives).

Quand? Office:18h45, dîner : 19h45
où? à Surmelin

A très bientôt!

la hatikva, avec hébreu, traduction et translittération https://www.youtube.com/watch?v=1DPqNHkm1bM

Tsadik katamar IfraH https://www.youtube.com/watch?v=F0HDKA3IaKs

Sur le pont étroit de la liberté! – 4 – Viktor Frankl: le sens en toutes circonstances (Discours de Kipour 5776)

Voir la partie 3: Au delà de notre confort

Viktor Frankl a une expertise puissante sur la question.

Il a su traverser, changer de ligne au dernier moment dans le cadre de la « sélection » qui menait aux chambres à gaz. Il a su collecter ses observations au sein même de l’enfer des camps en se projetant dans la création de sa propre pensée.

Viktor Frankl dit : « La vie a un sens dans toutes les circonstances, y compris les pires. »

Quand Frankl affirme cela, il l’affirme du fond de sa propre expérience.
Parfois, nous avons besoin de souffrir pour retrouver le sens et l’intensité de notre vie.
Mais franchement, ce n’est pas nécessaire.

Nous pouvons aussi construire le pont AVANT de nous retrouver au-dessus du précipice…

Kipour a sa façon particulière de nous inviter à construire ce pont.

Le dialogue avec nos proches initié en préparation renouvelle notre lien humain.
En jeûnant, nous prenons la mesure de notre fragilité et de celle des autres, nous pousse à la responsabilité
A travers les poèmes liturgiques que nous chantons nous nous laissons porter dans notre volonté de changement.
Le son du chofar nous met dans l’urgence.
Les histoires de la torah nous invitent à penser.
Le fait d’être ensemble nous ouvre aux autres et à nous-mêmes, dans la chaleur du partage.

Ce pont se construit à Kipour et se prolonge dans l’année juive, chaque événement « religieux » ou culturel vient le renforcer, venez traverser ce pont que nous construisons pour vous, venez construire pour vous-même le pont que nous souhaitez traverser ensemble.

Si vous avez des questions, des interrogations, sur l’identité juive, sur nos sources, sur la communauté, partagez-les avec nous, quand vous le souhaiterez, après les fêtes.

La liberté est comme un muscle, c’est en l’utilisant qu’on lui permet de grandir.
La liberté ne s’use que quand on ne s’en sert pas (adaptation de la devise du canard enchaîné).

La joie elle-même est un choix courageux.
Comme Selma Baraz, alors âgée de 91 ans, nous pouvons prendre la responsabilité de notre bonheur et renoncer à la plainte, sans attendre.

En ce jour de Kipour, nous mobilisons notre liberté dans une posture d’humilité face au chemin que nous avons à parcourir.

Dans quelque jours, à soukot, nous mobiliserons notre liberté dans une posture de joie prête à assumer ses choix. Nous danserons avec la Torah le 4 octobre.

Que cette année 5776 se poursuive dans le courage de la joie, du partage, de l’action et du sens.

Téchouva pédagogique!

Les vacances nous offrent en cadeau une relation parentale libérée des contraintes du quotidien.
Elles nous permettent de préparer l’année à venir, et en particulier les événements de la rentrée.

La rentrée juive est un soutien pédagogique extraordinaire aux valeurs que nous défendons auprès de nos enfants.

Tichri nous invite à approcher la pensée et l’étude des questions fondamentales de la vie avec joie, c’est SimHat Torah, la fête des enfants dans laquelle les grands trouvent une liberté du bonheur partagé.
Tichri nous introduit également dans l’introspection, la critique bienveillance de nous-même. Ce sont les « jours redoutables », Roch Hachana et Yom Kipour, des fêtes pour adultes, grâce auxquelles les enfants peuvent apprécier l’importance que nous accordons au fait de toujours chercher à « grandir » et à nous améliorer, quel que soit notre âge.

Nous avons développé ces questions dans les deux précédents articles.
Voyons comment notre exemple peut également inspirer nos enfants dans leur cheminement.

En tant que parent, nous pouvons choisir de partager nos espoirs, nos réussites et nos échecs avec nos enfants, dans une mesure adaptée à leur compréhension bien sûr.

C’est une façon certaine de leur témoigner du respect que nous avons pour l’introspection, de la bienveillance avec laquelle nous jugeons nos échecs et nos imperfections, de l’importance à nos yeux de toujours chercher à mieux faire, sans juger.

Les textes de Roch hachana sont emplis de ces invitations à la bienveillance et à l’amélioration:
Si nous avons commis des erreurs, c’est sans le vouloir.
Nous nous invitons par le chofar, l’étude des textes, l’immersion dans un mikvé, et les offices, à recommencer à nous construire avec de nouvelles forces.
Tel est le sens de cette « téchouva », ce retour au meilleur de nous-même, que nous entreprenons à l’occasion des fêtes de Tichri.

Un autre élément fondamental de cette période est la réconciliation.
Chacun est censé demander pardon, reprendre sur de nouvelles bases non seulement au niveau personnel mais également au niveau relationnel.
Cet aspect n’est pas toujours évident à mettre en œuvre car nos partenaires amoureux, amicaux, familiaux ou professionnels ne sont pas toujours ouverts à cette question.

On peut, en souhaitant une bonne année aux uns et aux autres, ouvrir la discussion avec prudence. « Je voulais te souhaiter une bonne année, nous avons passé du temps ensemble en tant que collègues, et à l’occasion de cette fin d’année, je me demandais si nous pourrions améliorer notre façon de travailler ensemble ? Peut-être as-tu eu l’occasion d’y penser ? Voudrais-tu que nous en parlions à l’occasion ? »
Bien sûr, il nous appartient d’être juges de l’opportunité d’ouvrir ce dialogue et de le conduire au mieux.
Tichri nous invite à nous interroger sur la meilleure attitude à adopter pour permettre une fluidification des relations.

Pour ce qui est de nos enfants, la question est plus simple puisque nous nous appuyons sur notre devoir d’éducation pour leur transmettre ce qui nous tient à cœur. En principe, ils sont convaincus de notre bienveillance à leur égard.

Nous pouvons alors probablement soulever certaines questions. Le principe du fait que nous les aimons et que nous les acceptons dans les différentes composantes de leur personnalité doit être posé de façon évidente. Ceci établi, il est légitime de partager nos expériences…
Qu’aimons-nous dans leur attitude ? Qu’est-ce qui nous est difficile ? Et eux, qu’aiment-ils ? Quels seraient leurs désirs ? Il est normal d’avoir des désaccords, tout ne doit pas être résolu.

Il est des questions à propos desquels nos enfants n’ont pas la maturité pour définir leur meilleur intérêt, et d’autres pour lesquelles nous pouvons de façon discrétionnaire décider de ce qui est ou non acceptables dans nos murs. Ils ont le droit de ne pas être d’accord, et peuvent choisir la meilleure façon pour eux de gérer leur désaccord. Mais dans beaucoup de cas, il est possible d’identifier les besoins de chacun et de trouver les stratégies adéquates pour les satisfaire d’une façon acceptable par le collectif familial en général et par les parents en particulier.

Quel meilleur temps que les vacances, ce moment ensemble, ce moment sans contraintes, pour poser les bases d’un renouveau personnel et relationnel ? Nous pourrons alors ancrer toutes ces discussions et toutes ces décisions en les écrivant, en les racontant, en venant en parler au rabbin et de toute façon qui puisse vous convenir.

N’hésitez pas en tout cas à me faire part de vos commentaires, pour que nous puissions partager nos expériences !

Bonnes vacances 5775, et très bons préparatifs pour 5776 !

Embrasser le passé, Chérir l’avenir – pédagogie de Roch Hachana

L’année scolaire s’est achevée, les vacances sont à leur début, et tout semble possible!
Chaque étape de la vie est l’occasion d’intégrer de nouvelles pratiques susceptibles de nous rendre la vie plus belle.

Comment profiter des vacances?
Ces moments de tranquillité permettent de renforcer les liens familiaux et filiaux, de mettre en place de bonnes pratiques relationnelles qui renforceront la base d’amour si fondamentale pour que nous soyons en mesure de guider nos enfants tout au long de l’année.

Au cours de nos réflexions de ce matin, au cours “Le judaïsme, un atout pour l’avenir de nos enfants”, nous avons envisagé deux directions. Les vacances permettent de mettre en place des habitudes qui nous serviront au quotidien, d’une part, mais aussi de nous préparer à utiliser le plein potentiel pédagogique des fêtes de Tichri. Nous avons pu parler déjà de SimHat Torah, une fête « orientée enfant » par excellence, bien qu’elle soit également très riche spirituellement et intellectuellement.

Les « jours redoutables » pour leur part recèlent un potentiel insoupçonné sur le plan pédagogique.
La faute et les erreurs ne sont pas des fatalités, nous sommes tous unis dans la recherche de notre meilleur nous-mêmes, nous sommes égaux devant nos faiblesses et égaux face à notre potentiel d’amélioration.

Ces messages contribuent à inscrire les enfants dans une identité positive, à se considérer comme des « gens biens ». Les étiquettes influencent notre manière d’être. Celui qui se considère de façon négative a du mal à s’améliorer. Les jours redoutables brisent ces étiquettes, tel est le sens profond du Kol Nidré que nous prononçons solennellement le soir de Kippour.

Pourtant, les étiquettes positives peuvent nous inviter à nous complaire dans le sentiment de notre « bonté ».
Tichri nous enseigne que la seule façon d’être des « gens biens », c’est d’admettre nos imperfections et de chercher à nous améliorer.

Roch hachana et Kipour sont bien sûr fondamentales et jouent un rôle important également pour les plus petits. Pour en tirer un profit pédagogique, nos enfants ont pourtant besoin de notre aide.

En effet, ces fêtes sont avant tout des temps d’introspection.
La porte d’entrée pour les plus jeunes peut se faire de façon ludique, à travers le choix ensemble de vêtements blancs par exemples, qui souligneront le sens de ces fêtes.

On peut prévoir un seder de Roch Hachana, qu’il soit traditionnel selon les différentes coutumes séfarades ou créatif à la mesure des désirs de nos enfants. L’idée est de choisir notre menu préféré ainsi que des mets symboliques qui représentent nos espoirs pour l’année à venir.
Le seder traditionnel s’appuie sur des jeux de mot en araméen.
Il est tout à fait possible de se tourner vers des jeux de mots (laids) en français. Ainsi, des bananes, permettront de se souhaiter une « banne année », des pêches pour avoir la pêche, et on peut décliner cela à l’infini.

Roch hachana implique également une vision rétrospective de nos vies et une prise de décision concernant l’année à venir. Comment partager cela avec nos enfants?

Tous les moyens sont bons.
On peut leur demander de dessiner les trois évènements les plus marquants de l’année, ou leur proposer de les raconter.
On peut reprendre leur cahier de texte et parler de la façon dont ils ont vécu chaque saison, les différentes étapes scolaires, les différentes vacances, les événements familiaux, qu’ils soient joyeux ou douloureux.
On peut ouvrir les albums photo.
Nous avons ainsi une nouvelle chance de poser des mots sur leurs expériences.

Pour ce qui est de la projection dans l’avenir, on peut parler avec eux de leurs espoirs pour l’année à venir, les plus jeunes et les plus créatifs peuvent une fois de plus passer par le dessin et se représenter dans leur future classe de CM2, raconter leur entrée en 6e, envisager ce que seront leurs espoirs, leurs défis et leurs atouts lors de leur entrée à l’université…
Ce sont également des thèmes à aborder à la table familiale, chacun prenant ainsi la mesure de l’importance des différents enjeux de chacun.

Il sera alors plus facile de faire preuve d’empathie, de garder la maison calme lorsque l’ainé prépare des examens ou d’augmenter ses capacités de tolérance au chahut quand la petite dernière fête son anniversaire!
Il est possible de garder les dessins ou les récits de nos espoirs pour l’année à venir et de les revisiter en fin d’année, lorsque un nouveau cycle recommencera… Ce qui a vraiment compté pour nous, était-ce justement ce que nous attendions ou d’autres événements imprévus?

Les dessins pourront également trouver leur place sur le mur du salon pendant la période des fêtes, ou dans la souka, et pourquoi pas sur les murs de la synagogue, pour que vos enfants s’y sentent bien chez eux!
On peut imaginer par exemple un dessin de l’espoir, reprenant nos aspirations pour l’année à venir, sur lequel travailler pendant les vacances, à accrocher dans le salon à l’occasion de roch hachana et à amener à la synagogue pour kipour… De cette façon, les dimensions individuelles et collectives qui sont représentées au cours des fêtes de tichri trouveront également leur place pour chacun d’entre nous.

N’hésitez pas à me faire partager le fruit de vos réflexions et de vos expériences… Les dessins des plus ou moins jeunes seront également bienvenus…

Un SimHat Torah pédagogique!

L’année scolaire s’est achevée, avec ses malédictions, les vacances commencent, avec leurs bénédictions! (voir « aHot Kétana », cette magnifique prière d’entrée dans l’année nouvelle juive).
Chaque étape de la vie est l’occasion d’intégrer de nouvelles pratiques susceptibles de nous rendre la vie plus belle.
Comment profiter des vacances?

Nous avons vu dans un précédant article comment les vacances peuvent permettre de mettre en place de bonnes habitudes pour l’année à venir.

L’installation de ces façons joyeuses de fonctionner pour soi-même et pour les autres est soutenue par les fêtes de Tichri.

Le changement peut faire peur. La pensée et la pratique juives nous invitent à le considérer d’une façon positive, à le prévoir et à l’accompagner, à l’anticiper tout en restant flexibles.
Les fêtes de Tichri soutiennent la mise en place des valeurs et des bonheurs que nous voulons partager avec nos enfants.

Comment transmettre notre amour du questionnement à nos tout petits? Comment faire aimer les livres à nos plus jeunes qui ne savent pas encore lire? La fête de SimHat Torah donne une expression très concrète à notre amour de l’étude et du questionnement existentiel.

SimHat Tora incarne l’importance de la joie dans notre tradition. La joie à son paroxysme est associée au livre. Chanter, danser, vivre physiquement notre attachement à la tradition intellectuelle d’Israël est important.
Pour les plus jeunes, les vecteurs concrets et physiques sont la meilleure porte d’entrée dans l’amour de la tradition.

Comme l’année dernière, nous ouvrirons intégralement le sefer torah, chacun contribuera à le tenir ouvert. Cet acte est un message puissant de l’importance d’être ensemble pour savoir « lire » le message de la torah.
Il symbolise le fait que chacun a sa part, sa place et son importance.

Nous effectuerons également des danses Klezmer. Ces danses ont la particularité d’être accessibles à tous et de permettre des figures surprenantes et réjouissantes, de créer un bonheur d’être ensemble.

A titre familial, on peut prévoir d’acheter des livres à offrir à nos enfants à cette occasion, on peut leur faire apprendre les bénédictions de montée à la torah ou certains chants que nous reprendrons ensemble à la synagogue.

SimHat Torah, pour les enfants, c’est la fête des bonbons, des drapeaux et des danses.
Pour les adultes, c’est l’occasion de raviver une joie simple tout en s’interrogeant sur ce qu’est la joie et ce qu’est la vie qui passe, comme nous y invite le livre de l’ecclésiaste.

D’un point de vue pédagogique SimHat Torah (et soukot), sont les premières fêtes juives, car elles sont accessibles à tous les âges et placent le plaisir d’être ensemble au premier plan.

N’hésitez pas à partager vos idées pédagogique autour de cette fête merveilleuse…