Seder de Tou Bishvath ce mardi à 20h

MJLF- Est et Arzenou France vous invitent à célébrer la nouvelle année des arbres avec lectures, chants, discussion et repas amical.
Cette fête nous rappelle nos origines, et nos liens forts avec Eretz Israël.  Du temps du deuxième temple, Tou Bishvath servait de repère pour paiement de la dîme, mais au seizième siècle les Kabbalistes à Safed ont fait revivre la fête pour célébrer l’arbre de la vie.

Aujourd’hui c’est l’écologie qui est célébrée en Israël, l’exigence de respecter la nature et la préserver pour les générations futures.

Venez nombreux, apportez un plat non carné, dessert et boissons.
Inscrivez- vous dès maintenant à l’adresse inscrivezvousaumjlfest@mjlf.org en précisant quel plat vous apporterez (plat salé sans viande ou plat sucré et surtout des fruits de la Terre d’Israël : raisins, dattes, orge, froment, figues, grenades, olives)

La lecture de la hagada et les chants nous permettront de voyager pendant 1h30 dans l’histoire récente d’Israël.

Playlist pour apprivoiser les chants de cette Haggada particulière: Playlist tou bichevat – Israël d’hier à demain

 

 

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Enfants et ados ce vendredi! L’antidote au froid est à Surmelin

 

L’occasion d’être ensemble en cette fin d’année!

Hanouka s’est terminée, mais la lumière reste plus vive encore…

Nous accueillerons l’office Erev Shel Yeladim, convivial pour les tout-petits, la table du Rabbin (attention, inscription obligatoire), et InterACTION, le programme dynamique et secret des ados du MJLF-est!

Prenez dates pour les prochains événements:

Prochain Erev shel Yéladim et prochaine table du Rabbin le vendredi 19 janvier.

 

Hanouka – Tout pour se préparer

Hanouka est de retour! Par ces journées froides et obscures, il est le bienvenu. Pour préparer la fête, voici des feuilles de chant, des textes et des vidéos. Que ce soit entre amis ou avec la communauté, c’est le moment de nous rassembler.

Horaires (à chaque fois, amenez votre Hanoukia ainsi que des bougies, une autre Hanoukia à prêter à ceux qui l’auraient oubliée, des beignets, des soufganiot, des latkes, et pourquoi pas des clémentines et des fruits pour rééquilibrer!):

  • ce mardi de 19h à 19h45 : petit allumage entre amis (vous pouvez prévoir de rester pour le cours à 20h thème « obéissance ou soumission? »
  • ce samedi à 18h: havdala et allumage communautaire

Une feuille de chants à télécharger: Chants de Hanouka et bénédiction avec translittération et traduction

Deux textes sur les origines de la fête : Hanouka, fête de la lumière universelle,  et Hanouka, fête historique et légendaire
Un petit texte de réflexion: Célébrons les miracles de demain
Une étude pour réfléchir à notre façon de faire l’allumage: Texte pour embellir l’allumage

Des chants de Hanouka avec les paroles en hébreu dans les sous-titres:

Kavana pour un mikvé de conversion

Chers amis, chères amies,
En cette belle période de renouvellement, nous nous préparons à accueillir de nouveaux membres, qui ont achevé leur processus de retour ou leur entrée dans le judaïsme.

Nous les accueillerons à l’occasion de SimHat Torah, ce grand moment de renouement avec l’étude.

A cette occasion, je partage avec vous une « kavana », dont la traduction littérale est « intention ». « Kavana » en hébreu vient de la racine « kivoun », qui veut dire la direction. L’idée est de se préparer mentalement avant une action importante, pour en profiter pleinement. Cette Kavana est destinée à être lue par ceux qui le souhaitent avant leur immersion dans le mikvé, elle est simplement une proposition et chacun.e peut l’adapter en fonction de sa propre expérience et de son propre désir. Je l’ai écrite à l’aide de ma compréhension de ce qu’est le mikvé et de ma propre expérience de ce moment particulier, qui concerne aussi bien les convertis que les fiancées ou toute personne qui souhaite donner un nouveau tournant à sa vie.

Pour avoir les détails de la procédure du mikvé, vous pouvez télécharger le document suivant procedure mikve

Encore Shana Tova oumétouka à toutes et à tous, ce vœu peut encore nous accompagner jusqu’à la fin de Soukot, alors profitons-en! Et Hag SaméaH, bonnes fêtes de soukot.

Kavana pour un mikvé de conversion

En ce jour de réjouissance, je me prépare à prendre un moment pour moi-même.

Je prends le temps de faire le point sur ce que signifie ce moment pour moi.

 

Femmes :

Je suis une épouse, je suis une mère, je suis une fille, je suis une amie, et avant tout je suis moi, et je suis fidèle à moi-même en ce moment sacré.

Hommes :

C’est un moment de continuité, je suis toujours la même, et un moment de changement, quelque chose se renouvelle dans ma vie.

 

C’est un moment de continuité, le temps du mikvé est l’aboutissement d’une longue réflexion, de nombreuses préparations, de nombreux choix de vie.

C’est un moment de continuité, le temps du mikvé ouvre la suite de ma vie, qui sera remplie de tout ce que j’y ai déjà mis. Le mikvé est un moment de continuité mais aussi un moment de changement.

 

Nous disons « tu es une bénédiction Eternel qui renouvelle tous les jours par ta bonté l’acte de la création du monde ». On peut considérer que chaque jour, c’est un nouveau monde qui s’offre à nous.

Ce jour est un jour particulier pour moi, un jour de renouveau, un jour de recommencement. C’est la bonté du créateur qui renouvelle le monde chaque jour.

C’est l’amour et la bonté qui renouvellent nos forces pour agir chaque jour.

Mon amour pour la tradition juive m’a mené.e à ce moment de consécration.

 

En ce moment de mikvé, je pense à ce sentiment qui fait partie de moi, qui est moi, qui est aussi mon amour pour moi, qui me permet de me donner à moi-même ce moment intime avec moi-même, ce moment de paix, de moment rempli de sérénité.

Lorsque je rentrerai dans le mikvé, tout mon corps ressentira cette détente et le bonheur de cet aboutissement, dans ce bain d’eau, dans ce bain d’amour, dans ce bain de pause, dans ce bain de renouveau.

Je sentirai l’eau sur mon corps, je la laisserai m’entourer, je serai comme hors du monde, hors du temps.

Je garderai ce sentiment bien au chaud dans mon cœur, pour que cette paix continue à faire partie de moi et à apaiser et à rendre heureux ceux qui m’entourent.

Je garderai ce sentiment de paix lors de toute la suite de mon parcours, à chaque étape, cette paix sera là, très présente ou plus intérieure et je pourrai toujours y revenir.

Ces moments sont des moments de rencontre, de rencontre avec moi-même d’abord, et de rencontre et de renouement avec mon identité juive.

Cette eau est l’eau du ventre de ma mère, cette eau est l’eau des océans, cette eau est l’eau de la naissance de la vie, cette eau est la première eau des débuts du monde, cette eau est la première matière de la vie, cette eau est l’élément où planait le souffle de ‘Dieu’ avant la création du monde.

 

Le mikvé est un bain d’eau, je rentre maintenant dans un bain d’eau.

L’eau symbolise la Torah, je rentre maintenant dans un bain de Torah.

La Torah, c’est la sagesse, je rentre maintenant dans un bain de sagesse.

C’est l’étude, la curiosité, le désir d’apprendre, je rentre maintenant dans un bain de savoir.

C’est l’entre-aide, la solidarité, l’amour des autres, je rentre maintenant dans un bain d’amour.

Mikvé signifie l’espoir, je rentre maintenant dans un bain d’espoir.

 

Tu es une bénédiction Eternel notre ‘Dieu’, roi du monde, qui nous a rendus spéciaux par tes commandements et qui nous a commandé de nous immerger.

Tu es une source de bénédiction Eternel notre dieu, roi du monde, qui m’a permis de vivre, et qui m’a fait exister, et qui m’a permis d’atteindre ce moment sacré et privilégié.

 

 

On rentre dans le mikvé et on prononce la bénédiction suivante :

ברוך אתה ה’ אלוהינו מלך העולם אשר קדשנו במצוותיו וציוונו על הטבילה

BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam acher kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al hatévila.

Elle s’immerge une fois entièrement et prononce la bénédiction suivante :

ברוך אתה ה’ אלוקינו מלך העולם שהחיינו וקיימנו והגיענו לזמן הזה

BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam chéhéHéyanou vékiyémanou véhiguianou lazéman hazé.

On s’immerge deux nouvelles fois, ou plus si on le souhaite, puis on sort lentement du mikvé.

Soukot, pour toute la famille!

Au programme pour le plaisir des grands et des petites:

Mercredi soir 18h45, un office très court (45mn kidouch inclu!) sous la souka, avec présentation du loulav, un office court, intime et nature, en total contraste avec l’intensité de Kipour, mais également plein de charme. Inscription facultative sur doodle (cela me permet de savoir que nous avons minian ce qui est bien agréable!) L’office court convient particulièrement aux enfants. Vous pouvez amener quelques gâteaux et fruits à partager sous la souka.

Jeudi matin de 10h à 12h, nous chanterons le Hallel en agitant le loulav, nous lirons les six premiers chapitres de l’Ecclésiaste, kohélet, ce livre de sagesse et de poésie.

Vendredi soir à 18h45, un office de chabbat raccourci en raison de la fête, avec quelques réflexions sur le sens de la souka.

Samedi matin à 10h30, un office de chabbat-soukot avec encore une fois le hallel, et la lecture de la fin de l’Ecclésiaste.

Soukot, « zman simHaténou », est le temps de la confiance, de la joie, de l’intimité, poursuivons ensemble le doux chemin commencé à Yom Kipour!

Pour chanter en famille et à la synagogue: un chant très facile et un chant pas très dur!

Nous ne ferons pas « Téchouva » ! Dracha de Yom Kipour

Là où ceux qui ont fait téchouva se tiennent, même les justes parfaits ne sauraient se tenir (braHot 34b).

« Les justes parfaits » ? Mais de quoi s’agit-il ? Pour m’aider à comprendre, je propose une petite expérience, j’aimerais que les justes parfaits de l’auditoire se lèvent : oh, il n’y en a pas ! Alors à quoi sert cette phrase ?

Nous voyons que la perfection n’existe pas. Et que même si elle existait, ce n’est pas elle qui aurait les honneurs. C’est au contraire le désir de nous améliorer qui est mis en valeur. L’essentiel, comme le dit Rabbi NaHman de bratslav, c’est la question, la chééla, et non pas la réponse, la téchouva.

« Qui sommes-nous ? d’où venons-nous ? ou allons-nous ? qu’attendons-nous ? Qu’est-ce qui nous attend? »

Voici les questions que le philosophe Ernst Bloch pose à l’ouverture même de son livre, « le principe espérance » en 1954.

La chanteuse-compositrice Barbara, qui nous a quittée cette année en dit autant dans l’une de ses chansons, choisie pour l’hommage national aux victimes de l’attentat du Bataclan : « pour qui, comment quand et pourquoi, contre qui comment contre quoi, c’en est assez de vos violences ! ».

Le vidouï de la prière de Néila, que nous dirons demain soir pose les mêmes questions :

Que sommes-nous, qu’est-ce que notre vie, qu’est-ce que notre bonté, notre force ?

Nous parlions à Roch Hachana de l’équilibre entre l’individu et le groupe, nous avons parlé de la tsédaka qui implique la société, nous nous tournons aujourd’hui vers l’individu.

Qui suis-je ? Quel est le sens de ma vie ?

Yom Kipour nous met face à cette douloureuse question. Il peut-être tentant de la fuir.

Ernst Bloch poursuit :

Qui sommes-nous ? d’où venons-nous ? ou allons-nous ? Qu’attendons-nous ? Qu’est-ce qui nous attend ?

« Beaucoup en restent perplexes. Le sol vacille, ils ne savent ni pourquoi ni comment. Leur état est angoisse ; s’il se précise il devient crainte… »

Comment faire face à cette crainte ? Les antidépresseurs, les drogues, les addictions, y compris aux écrans, à l’ordinateur ou au travail prennent leur essor. De la même façon, les sectes et les extrémismes se tiennent en embuscade comme le meurtre et la jalousie étaient tapis à la porte de Caïn.

Le judaïsme de superstition  risque alors de s’emparer du judaïsme de courage.

Nous serions tentés de « faire téchouva », d’adopter des réponses toutes prêtes, au lieu de faire vraiment téchouva, de faire retour, de réfléchir, pour accéder à de nouvelles compréhensions.

Nous risquons nous tourner vers une pratique obsessionnelle au lieu nous ouvrir à des pratiques et à des sens renouvelés, en toute conscience.

« Il a fait téchouva » signifie souvent de nos jours « la table de ses parents n’est plus assez cacher, il ne fait plus la bise à sa sœur ».

Faire téchouva n’est pas se rattacher frénétiquement à un cadre solide, extérieur, dicté.

Le cadre de la sagesse juive ne doit pas nous enfermer mais nous porter.

Et dans ce chemin-là également, Ernst Bloch nous accompagne :

« Mais maintenant, sans plus tenir compte des artisans de la peur, c’est un sentiment plus digne de nous qu’il est temps d’apprendre. Il s’agit d’apprendre à espérer. »

Espérer, c’est prendre un risque, et c’est se mettre en danger, nos espoirs peuvent se réaliser, mais ils peuvent échouer, et comment affronterons-nous la déception ?

Deux histoires illustrent deux façons d’affronter le danger.

Une histoire zen, et une histoire juive.

C’est l’histoire d’un moine boudhiste qui se promène sereinement, immergé dans ses méditations, lorsqu’il entend un rugissement, il se retourne, c’est un tigre, il court vers lui ! il le poursuit ! le moine se met à courir pour échapper au tigre, qui pourtant gagner du terrain, se rapproche, l’attrape presque mais là… Le moine sent la terre se dérober sous ses pieds, il tombe au fond d’un gouffre, essaie de se raccrocher, saisit une branche qui dépasse, c’est une vigne, elle est en train de se déraciner, elle va bientôt lâcher sous le poids du moine, il regarde, il y a du raisin, le raisin est mûr, il tend la main, admire le raisin, le porte à sa bouche, et s’écrie : « quel délicieux grain de raisin ! »

Dans l’histoire juive, c’est juste un juif lambda qui tombe dans le puits, il se raccroche à la branche et crie « à l’aide ! à l’aide » et, miracle, une voix lui répond ! « C’est moi, l’Eternel ton dieu, j’ai entendu ta voix mon fils, je suis là. Lâche la branche, je vais te rattraper ! » Alors le juif regarde vers le haut du puits et s’écrie : « y a pas quelqu’un d’autre ? »

Ces deux histoires sont des histoires juives. La première parce qu’elle met en avant la gratitude. Nous devons profiter de ce monde et de ses bénédictions. La deuxième parce qu’elle est décalée, humoristique, qu’elle cherche la survie à tout prix, et qu’elle ne croit pas aux miracles abstraits mais à l’action concrète.

Face aux questions existentielles, le puits du vide pourrait nous engloutir. Si nous sommes jetés sans préparation dans l’arène des interrogations et des craintes, nous courrons le risque qu’elles nous dévorent.

Mais jeté dans la fournaise de Nemrod, Abraham ne s’est pas consumé, balancé dans la fosse aux lions, Daniel n’a pas été dévoré, et nous de même, nous ne serons pas consumés ni dévorés par ces questions, nous leur ferons face, et nous en sortirons vainqueurs à la fin de cette journée.  Cet espace nous soutiendra, la présence bienveillante de la communauté nous portera, nos chants nous embrasseront.

Tel est le sens de toutes ces prières, de toutes ces cérémonies qui nous accompagnent dans le voyage de 25 heures que l’on nomme Yom Kipour.

Le texte des prières évoque les qualités de dieu. Pas pour le flatter ou pour nous rabaisser, mais pour appeler en nous-mêmes ces qualités ! Pour nous en saisir et nous appuyer sur elles pour remonter du puits, comme le dit rabbi yéhouda halévi.

Le texte des prières évoque nos fautes. Pas pour nous humilier, mais pour affirmer l’humanité de nos sentiments, et pour permettre l’expression émotionnelle nécessaire au changement, comme le dit le rav Soloveitchik.

La téchouva n’est pas une invitation à rentrer dans le rang, mais un encouragement à oser être nous-mêmes, briser les entraves et les limitations, comme le dit le rav Kook.

Le vidoui, l’aveu des fautes ne prouve pas que nous sommes coupables, mais que nous sommes courageux et déterminés à nous rendre meilleurs comme le dit Rech Lakich : la téchouva nous permet de transformer nos erreurs en mérites.

Ce courage nous délivre de la chape des apparences qui nous oblige à toujours faire semblant, à toujours nous justifier, à ne jamais être aimés pour ce que nous sommes réellement. Ce courage contribue à délivrer le monde du dictat de la perfection, cette illusion qui nous rend passifs et fait de nous des robots.

Cette année, nous avons été courageux. Nous sommes montés sur la téva pour célébrer notre Bar ou Bat Mitsva, et pris des risques. Nous sommes montés sur la téva pour dire le Kadish à la mémoire de nos proches disparus. Nous nous sommes engagés dans des démarches de conversion et de régularisation d’identité et pris le risque d’être rejetés. Nous avons décidé de nous marier, ou de mettre un enfant au monde. Nous avons changé de carrière, ou mobilisé le courage de rester dans notre métier. Nous avons pris toutes sortes de risques qui nous ont obligés à murir, à évoluer, à faire téchouva, à répondre à l’appel de la vie. Prenons un petit instant pour y penser, puis un petit instant pour partager l’un de ces défis dont nous sommes fier.e.s avec notre voisin ou notre voisine.

Selon Rabbi Abahou, Dieu a créé la téchouva avant d’avoir créé le monde, il a créé le principe espérance, le potentiel de la liberté et c’est cela qui donne un sens à nos existences.

Cette liberté n’a pas de limites, et lorsque nous aurons fait téchouva, nous aurons gagné l’occasion… de faire téchouva à nouveau. Lorsque nous aurons de nouveaux outils de liberté, nous comprendrons quels autres outils nous pourrons mettre en œuvre, et nous irons, à nouveau, les chercher, ajoutant indéfiniment des qualités et des courages futurs à nos qualités et à nos courages présents, la téchouva est un processus permanent, comme le dit rabbi naHman de Bratslav, et nous pouvons être fiers de partir cette année encore à la recherche du meilleur de nous-mêmes.

 

La relation entre nous et le transcendant devrait être une relation d’amour et de passion. L’amour a besoin de surprise. Faisons téchouva.

La téchouva n’est pas la réponse, mais la question.

La téchouva n’est pas la soumission, mais la responsabilité.

La téchouva n’est pas le retour au rituel, mais l’accès, à travers le rituel, à des dimensions imprévues.

Faire téchouva, c’est surprendre Dieu et plus important encore peut-être, c’est me surprendre moi-même.

Alors que tous ceux et toutes celles qui ont fait téchouva cette année, qui ont fait face aux défis de leur vie, de leur mieux, se lèvent en cet instant.

Et répétons-le : là où ceux qui ont fait téchouva se tiennent, même les justes parfaits ne sauraient se tenir.

Nous avons fait de nombreuses téchouvot. Soyons-en fiers aujourd’hui. Et puissions-nous avoir la chance de nous tenir ici, l’année prochaine, grandis encore davantage par les défis que nous aurons relevés cette année.

Gmar Hatima tova à chacun et à chacune.

Kipour: 10 questions fréquemment posées

Chers amis, chères amies,
Dans quelques heures, yom kipour va commencer.
Voici quelques petits rappels ou quelques questions fréquemment posées.
Je formule le voeux que nous sachions profiter de ce jour de jeûne, nous émouvoir de la beauté de la musique et des textes, plonger dans nos réflexions et contribuer à l’expérience commune.
Gmar Hatima tova à toutes et à tous. Au plaisir de vivre avec vous ces moments particulièrement intenses.

  1. Que faire à la synagogue (ici, dans la salle qui nous accueille pour l’occasion) ? A la synagogue vous pouvez écouter les chants, qui sont orchestrés d’une façon particulièrement harmonieuse. Le rabbin fait des commentaires et donne des enseignements, vous pouvez quitter un moment la dynamique de groupe pour y réfléchir. Vous pouvez chanter en hébreu avec l’assemblée, et certains textes sont disponibles en translittération pour les personnes qui ont des difficultés avec l’hébreu. Vous pouvez lire les traductions en français ou les extraits de l’anthologie qui font partie du livre de prière, le MaHzor.
  2. Que faire si on me demande de participer activement? Dites « oui »! Que vous lisiez en hébreu ou en français ou que vous ouvriez les portes de l’arche, il est bon de monter à la Téva. Cela nous permet de montrer ensemble que la Torah n’est pas « une histoire de rabbins, de spécialistes ou de technocrates » mais qu’au contraire, « elle n’est pas dans le ciel », elle appartient à tous. Si vous faites partie de la communauté juive, vous pouvez participer en prenant des « rôles représentatifs » comme monter à la torah par exemple. Si ce n’est pas le cas, vous êtes les bienvenus pour d’autres actes, certaines lectures en français, enlever les ornements de la Torah, etc… Signalez-le aux personnes qui vous invitent à participer. Selon la coutume, suite à un honneur, on verse un don à la synagogue, chacun selon ses moyens, pour permettre à toutes ces activités de se poursuivre et à nos valeurs de continuer à rayonner. Ceci ne doit cependant pas être un frein à votre participation.
  3. Que ne pas faire à la synagogue? Tout ce qui est téléphone n’est pas d’actualité pendant les chabatot et les fêtes. De la même façon, il faut être conscient de la dynamique de l’office et ne pas la perturber. Dans nos communautés, on ne discute pas avec ses voisins pendant les offices, par contre on peut à bon escient échanger quelques mots ou parler doucement avec les enfants.
  4. Que comprend le jeune de Kipour? Le jeune de Kipour inclut la nourriture et la boisson, le fait de s’oindre le corps et tous les autres types de plaisir. Il commence ce soir à 19h16 et se termine demain à 20h19.
  5. Que se passe-t-il si on est sérieusement malade ou si on a un traitement? En cas de nécessité, protéger sa santé est un commandement, il est interdit de prendre des risques, il faut suivre les recommandations de son médecin.
  6. De quelle façon s’habille-t-on? On a coutume de s’habiller de blanc à Kipour, symbole à la fois du deuil et de la joie. On évite traditionnellement les chaussures en cuir.
  7. Faut-il amener son Tallit? Le tallit est important, on l’amène bien sur pendant la journée de Kipour, et on s’abrite sous ce même tallit à la fin de l’office au moment du chofar final, on y invite les personnes qui seraient seules ou n’auraient pas de Tallit. On amène exceptionnellement le tallit également le soir de Kol Nidré car cette cérémonie, bien que tard dans l’après-midi, se fait avant l’arrivée de la nuit.
  8. Les femmes peuvent-elles être sous le Tallit à la fin de Kipour? Oui, nous prions en assemblée mixte, les familles peuvent être réunies, les femmes qui le désirent peuvent elles-mêmes s’abriter sous leur tallit et y inviter leurs proches.
  9. Que recommandez-vous pour les enfants? Les enfants sont les bienvenus à la synagogue, il faut les amener en fonction de leur capacité de concentration, on peut amener des livres ou des jouets qui ne font pas de bruits. De la même façon, ils peuvent jeûner un peu en fonction de leurs capacités, à titre symbolique.
  10. Peut-on parler à ses voisins? Pendant les offices, il est recommandé de s’entre-aider pour la lecture de l’hébreu par exemple, ainsi que de se souhaiter chana tova, ou gmar Hatima tova. On félicite également nos voisins lorsqu’ils viennent se rassoir après avoir reçu un honneur, on leur serre la main et on leur dit « Hazak oubarouH » pour les hommes et « Hizki véimtsi » pour les femmes.