Que signifie le judaïsme pour l’avenir de nos enfants – étude ce dimanche à Ganénou

Chers amis, chers amies,

Ce dimanche, notre Talmud Torah fera sa rentrée.
Nous enfants étudient le sens de leur identité, et nous avons la chance d’y contribuer.
Il nous appartient de leur montrer qu’ils ne sont pas seuls à étudier, et que nous aussi, nous nous posons des questions, nous cherchons des réponses, nous voulons mieux comprendre le monde et nous-mêmes.
Les cours rabbiniques à Ganénou poursuivent cet objectif.
Que vous soyez parent ou simplement intéressés par les thématiques, rejoignez-nous à 11h ce dimanche pour notre première étude participative. Nous réfléchirons ensemble au sens pour nos enfants de leur identité juive.

Ce dimanche:

Que signifie le judaïsme pour l’avenir de nos enfants ?                dim 17 sept

Autres rendez-vous:

Réunion du Talmud Torah           dim 8 oct

Cours pour les parents du talmud torah et de la communauté: Comment parler du Judaïsme libéral à nos enfants ?       dim 26 nov

Hanouka, Pourim, SimHat Torah : Qu’est-ce que la synagogue apporte à nos enfants ?               dim 17 dec

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Vous êtes invités à une Bar/Bat Mitsva? Voici les réponses aux questions que vous vous posez!

Que dire à ses invités lorsqu’on célèbre la Bar ou la Bat Mitsva de ses enfants? Comment agir lorsqu’on est soi-même invité? Voici quelques mots sur la meilleure façon pour vous de participer à cette expérience avec le MJLF-est Surmelin. Voyez également la playlist suivante si vous voulez découvrir quelques chants et quelques moments phares de l’office:

1 Quel est le dress-code? Comment est-on censé s’habiller ?

Le plus important c’est de « s’habiller » de la volonté de découvrir un jeune qui prend sa place dans le monde des adultes, de « mettre ses vêtements de splendeur », ainsi qu’on le dit dans « LeHa dodi », c’est-à-dire une attitude intérieur de bienveillance et de partage, dans le respect de soi-même et des autres.

Pour ce qui est des habits extérieurs, je vous recommande de choisir une tenue dans laquelle vous vous sentez bien, et qui marque également l’importance de ce jour de bar/bat mitsva et de chabbat. Dans nos communautés, on ne considère pas que les femmes mariées doivent nécessairement se couvrir la tête, en revanche, nous respectons la tradition selon laquelle les hommes mettent une Kipa en signe de respect pour ce qui se passe dans ce lieu particulier. Des kipot (pluriel de kipa) sont disponibles à la synagogue.

D’une façon générale, les règles de l’habillement dans la tradition juive, que l’on nomme règles de « tsniout », sont des règles de comportement général, de respect de l’autre, de non sexualisation vestimentaire : nous nous rappelons du caractère sacré de la dignité humaine et du respect que nous avons pour nous-mêmes et pour les autres. Si vous respectez ce principe, vous ne risquez pas de commettre d’impair dans notre synagogue.

2 Quels comportements adopter pendant la cérémonie ? Le silence est-il de rigueur ?

L’accueil est important pour nous, et nous ferons tout pour que vous vous sentiez bien et que cette cérémonie revête pour vous le maximum de sens.

Nous vous proposerons un livre de prière : prenez-le, il comprend des traductions en français et des textes de méditations auxquels vous pourrez vous référer pendant l’office. Prenez également une kipa pour les hommes. Nous vous demandons également d’éteindre vos téléphones portables et de ne pas les consulter, mais au contraire de vous poser avec nous dans ce temps spécial.

Pendant l’office : Vous pouvez suivre dans le livre de prière, lire les textes de l’anthologie, chanter les prières que vous connaissez, fredonner les airs que vous souhaitez apprendre pour accompagner les chants, apporter votre voix au moment des lectures en français. Si le cœur vous en dit, il est recommandé de chanter spécialement avec le Bar Mitsva ou la Bat Mitsva, ou en alternance avec lui ou elle lorsqu’il s’agit d’un chant alterné (voir les vidéos d’aide). Il faut évidemment écouter le jeune lorsqu’il intervient, et si possible lui répondre. Nous apprécions particulièrement lorsque les participants s’entre-aident, n’hésitez pas à demander ou à proposer de l’aide, pour savoir où on en est dans l’office par exemple.

3 Comment faire de ce moment un temps privilégié lorsqu’on a de jeunes enfants?

Dans un premier temps, on s’assoit en famille tranquillement, on peut leur parler à voix basse pour les encourager à observer les objets de la synagogue, le livre de prière, ou leur raconter des histoires concernant des valeurs qui nous tiennent à cœur. Il est bon de dire aux enfants qu’à certains moments ils pourront eux-mêmes rejoindre le jeune sur l’estrade, cela leur permet de s’y préparer. Quand les enfants saturent, il est possible de sortir un livre d’enfant, un biberon, voire des petits gâteaux, éventuellement un puzzle ou des jeux très calmes. Les enfants ne doivent pas se promener dans la synagogue sans surveillance. Ils peuvent venir sur l’estrade s’ils le souhaitent et « explorer l’espace » dans le calme s’ils le souhaitent. En préparation : regardez les vidéos avec eux et apprenez quelques chants, cela vous permettra de faire de ce temps un moment familial significatif.

Vous avez d’autres questions? N’hésitez pas à les poser en commentaire!

ledor vador – Une prière spéciale Bar ou Bat Mitsva

Nous aimons mettre nos Bné et Bnot Mitsva à l’honneur.
Les Chants « Dynamiques » de l’office permettent de créer un lien direct entre l’officiant/le jeune Bar mitsva et l’assemblée/la famille et les invités.

Plusieurs de nos membres m’ont demandé de l’aide pour qu’ils puissent apprendre ce chant, ce petit article est destiné à répondre à leur demande.
« Lédor Vador » est de ce point de vue un moment phare.
En effet, ce chant met en valeur les paroles de la troisième bénédiction de la Amida, que l’on nomme « Kédouchat hachem ». Le rythme soutenu de l’échange avec le public permet un très bel échange. La mélodie et les paroles sont simples et permettent aux non hébraïsants de se joindre à l’assemblée.
Les paroles de ce chants sont très fortes pour nos jeunes, elles mettent en valeur la transmission.
« Lédor Vador », de « génération en génération », sont les mots les plus repris. Il est particulièrement émouvant car à l’occasion de leur Bar ou Bat Mitsva, les jeunes annoncent « de génération en génération » et leurs parents, les adultes et l’assemblée les suivent et répètent après eux.

Les mots en translittération sont:
« lédor vador naguid godléHa oulénetsH nétsaHim kédouchatéHa nakdich véchivHaHa élohénou mipinou lo yamouch léolam vaèd, ki el méléH gadol vékadoch ata. »

Ils signifient:
« De génération en génération nous dirons ta grandeur, et d’éternité en éternité nous sanctifierons ta sainteté, la reconnaissance de ta bonté ne quittera jamais notre bouche, car tu es un dieu grand et sacré. »

Les voici en hébreu:
לְדוֹר וָדוֹר נַגִיד גָּדְלֶךָ וּלְנֵצַח נְצָחִים קְדֻשָּׁתְךָ נַקְדִּישׁ וְשִׁבְחֲךָ אֱלֹהֵינוּ מִפִּינוּ לֹא יָמוּש לְעוֹלָם וָעֶד כִּי אֵל מֶלֶךְ גָּדוֹל וְקָדוֹשׁ אָתָּה בָּרוּךְ אַתָּה ה’, הָאֵל הַקָּדוֹשׁ

Pour info: notre Talmud Torah accueille les enfants jusqu’à 3 ans avant leur Bar ou leur Bat Mitsva, pour les préparer non seulement à ce grand événement mais aussi à bien connaitre leur identité juive.

 

 

Pour vous aider, une vidéo sur youtube:

8 petits cadeaux de PessaH

Bonjour à toutes et à tous,

Le seder approche, et voici quelques petits cadeaux préalables à destination de ceux et celles qui partent en vacances, qui font le seder chez eux, qui veulent adapter leur seder aux enfants ou aux adultes… N’hésitez pas à partager vos propres idées dans les commentaires!

 

  1. Hagada courte et très simplifiée que vous pouvez télécharger ici: hagada simplissime à télécharger
  2. Une vidéo qui vous montre comment utiliser cette hagada et comment apprendre les chants:
  3. Offices de PessaH à la synagogue: Explications, précisions et inscriptions
  4. Recueil de textes pour enrichir votre seder: Ouvrir la porte à l’inattendu            André Néher, L’Exil de la parole p.58 et s., Description du plat du Seder          Léo Cohn, Alors seulement assez pour nous !       Edmond Fleg, Renoncer au Hamets, renoncer à la violence      Floriane Chinsky, 14 étapes pour une libération            Floriane Chinsky, Tout ce qui me suffit         Floriane Chinsky, Télécharger ce document à imprimer sur ce lien: pensées pour pessaH
  5. Texte de la hagada intégral (Bloch) telecharger ici
  6. Chants en translittération pour que chacun puisse suivre: Chants du seder
  7. Midrach illustré: différentes visualisations des 4 enfants à imprimer pour que vos invités de tous âges et de toutes origines puissent discuter des différences entres les êtres humains et également de nos points communs: 4-enfants
  8. Tableau pour compter le Omer et avancer pas à pas jusqu’à Chavouot:compter le omer

Bons préparatifs et chabbat chalom!

Erev Shel Yéladim! Rendez-vous des enfants ce vendredi à Surmelin

La chanson « Erev Shel Yeladim » nous accompagne depuis déjà deux ans.

Sur le très bel air du chant « Erev shel Shoshanim« , « soirée des fleurs », nous avons composé notre « Erev Shel Yéladim », « soirée des enfants », qui reprend le vocabulaire de base du chabbat.

Chant en français pour tous, jeux pour les enfants, éléments d’étude pour les adultes, notre office du vendredi soir sera spécialement accueillant pour les familles.

Prenez-le temps de revisionner notre petite vidéo, pour profiter au maximum de nos jeux et apprentissages de ce Chabbat.

Le rendez-vous pour les familles est à 18h20.

Les parents de très jeunes enfants (1 /4 ans) et de jeunes ado (14/17 ans) qui voudraient un programme spécialement adaptés sont invités à prendre contact avec le Rabbin.

Au plaisir de partager encore une fois cette belle aventure!

Prochains rendez-vous:

6 – 21/04 Allumons des bougies – léhadlik ner                          ברוך  אתה

7 – 26/05 Nétilat Yadaïm et Motsi – Manger ensemble!       אלהינו מלך            

Esther, l’humble reine qui défie les puissants

Le livre d’Esther : approche pédagogique de la relation à l’autorité – Bible et Pédagogie 4, c’est déjà dimanche prochain, à Nation/Ganénou. Pour les parents et tous ceux qui aiment la pédagogie.

Comment réagir au pouvoir et à l’autorité ? Faut-il se soumettre ? Faut-il se révolter ? Comment rester soi-même malgré la pression extérieure ? Vachti, Mardochée, Aman, Esther, ont-ils raisons de se soumettre et de se révolter ? Outre le modèle d’oppression directe du roi, quels autres modèles existent-ils dans la Méguila d’Esther ? La manipulation ? La collaboration ?

A quels types de transactions relationnelles adhérons-nous dans les différents domaines de nos vies ? Dans notre rapport pédagogique avec nos enfants ? Quel modèle parental leur offrons-nous ? Comment réagissent-ils à cette histoire de danger, de violence, de solidarité et de transmission ?

La méguila d’Esther, au-delà de l’aspect ludique des déguisements, des chants, du bruit au nom d’Aman, est l’occasion de réexaminer notre rapport à l’autorité et de partager cela de façon très profonde avec nos enfants.

(Attention, le texte suivant est repris de la traduction en français par le rabbinat. Le texte biblique ne doit pas être statique et les traductions ont tendance à appauvrir. Nous vous invitons à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître.  Merci.)

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaella ou répondez à cet article en commentaire.

I 10 Le septième jour, comme le cœur du roi était mis en liesse par le vin, il ordonna à Mehouman, Bizzeta, Harbona, Bigta, Abagta, Zêtar et Carcas (les sept eunuques qui étaient de service auprès du roi Assuérus), 11 d’amener devant le roi la reine Vasthi, ceinte de la couronne royale, dans le but de faire voir sa beauté au peuple et aux grands; car elle était remarquablement belle. 12 Mais la reine Vasthi refusa de se présenter, suivant l’ordre du roi transmis par les eunuques. Le roi en fut très irrité, et sa colère s’enflamma. 13 Puis le roi, s’adressant aux sages, initiés à la connaissance des temps car c’est ainsi que les affaires du roi étaient portées devant ceux qui connaissent la loi et le droit; 14 et ceux qui l’approchaient de plus près, c’étaient Carchena, Chêtar, Admata, Tarchich, Mérés, Marsena, Memoukhan, les sept seigneurs qui avaient accès auprès de la personne du roi et tenaient le premier rang dans le royaume 15 le roi demanda quel traitement méritait, d’après la loi, la reine Vasthi, pour avoir désobéi à l’ordre du roi Assuérus, communiqué par les eunuques. 16 Alors Memoukhan s’exprima ainsi devant le roi et les seigneurs: « Ce n’est pas seulement envers le roi que la reine Vasthi s’est rendue coupable, mais encore contre tous les grands et contre toutes les nations qui peuplent les provinces du roi Assuérus; 17 car l’incident de la reine, venant à la connaissance de toutes les femmes, aura pour effet de déconsidérer leurs maris à leurs yeux, puisqu’on dira: « Le roi Assuérus avait donné ordre d’amener la reine Vasthi en sa présence, et elle n’est pas venue! » 18 Et aujourd’hui même, les grandes dames de Perse et de Médie, qui ont appris l’incident de la reine, en parleront à tous les dignitaires du roi, et de là naîtront force avanies et querelles irritantes. 19 Si donc tel est le bon plaisir du roi, qu’un rescrit royal, émané de lui et consigné dans les lois de Perse et de Médie, de façon à ne pouvoir être rapporté, dispose que Vasthi ne paraîtra plus devant le roi Assuérus, et que sa dignité royale sera conférée par le roi à une autre femme valant mieux qu’elle. 20 L’ordonnance que rendra le roi sera connue dans tout son royaume, qui est si vaste, et alors toutes les femmes témoigneront du respect à leurs maris, du plus grand au plus petit. » 21 Cet avis parut excellent aux yeux du roi et des seigneurs, et le roi agit conformément aux paroles de Memoukhan. 22 Il expédia des lettres dans toutes les provinces royales, dans chaque province selon son système d’écriture et dans chaque peuplade selon son idiome, [pour ordonner] que tout homme serait maître dans sa maison et s’exprimerait dans la langue de sa nation.

II 5 Or, à Suse, la capitale, vivait un homme originaire de Judée, portant le nom de Mardochée, fils de Yair, fils de Séméi, fils de Kich, de la tribu de Benjamin. 6 II avait été déporté de Jérusalem avec les captifs emmenés de Jérusalem en même temps que Ieconia, roi de Juda, par Nabuchodonosor, roi de Babylone. 7 Il était le tuteur de Hadassa, c’est-à-dire d’Esther, fille de son oncle, qui n’avait plus ni père ni mère; cette jeune fille était belle de taille et belle de visage. A la mort de son père et de sa mère, Mardochée l’avait adoptée comme sa fille. 8 Lors donc que furent publiés l’ordre du roi et son édit et qu’on réunit nombre de jeunes filles à Suse, la capitale, sous la direction de Hêgaï, Esther fut, elle aussi, emmenée au palais du roi et confiée à la direction de Hêgaï, gardien des femmes. 9 La jeune fille lui plut beaucoup et gagna ses bonnes grâces; aussi s’empressa-t-il de lui procurer les objets nécessaires à sa toilette et à son entretien, ainsi que les sept suivantes que devait lui fournir la maison du roi, et il lui témoigna, à elle et à ses suivantes, une faveur exceptionnelle dans le harem. 10 Esther n’avait fait connaître ni son peuple, ni son origine, Mardochée lui ayant recommandé de n’en rien faire. 11 Et chaque jour Mardochée arpentait les abords de la cour du harem, pour s’informer du bien-être d’Esther et de ce qui advenait d’elle…22 Mardochée eut connaissance du complot et en informa la reine Esther, qui en fit part au roi au nom de Mardochée. 23 Une enquête fut ouverte, qui confirma la chose; les deux [coupables] furent pendus à une potence, et le fait fut consigné dans le livre des annales, en présence du roi.

III 1 A la suite de ces événements, le roi Assuérus éleva Aman, fils de Hamedata, l’Agaghite, en l’appelant à la plus haute dignité, et lui attribua un siège au-dessus de tous les seigneurs attachés à sa personne. 2 Tous les serviteurs du roi, admis à la cour royale, s’agenouillaient et se prosternaient devant Aman, car tel était l’ordre donné par le roi en son honneur; mais Mardochée ne s’agenouillait ni ne se prosternait. 3 Les serviteurs du roi, admis à la cour royale, dirent à Mardochée: « Pourquoi transgresses-tu l’ordre du roi? » 4 Comme ils lui faisaient cette observation jour par jour sans qu’il en tînt compte, ils dénoncèrent le fait à Aman, pour voir si les propos de Mardochée auraient quelque valeur; car il leur avait raconté qu’il était juif. 5 Aman, s’apercevant que Mardochée ne s’agenouillait ni se prosternait devant lui, fut rempli d’une grande colère. 6 Mais il jugea indigne de lui de s’en prendre au seul Mardochée, car on lui avait fait savoir de quelle nation il était. Aman résolut donc d’anéantir tous les juifs établis dans le royaume d’Assuérus, la nation entière de Mardochée. 7 Le premier mois, qui est le mois de Nissan, dans la douzième année du règne d’Assuérus, on consulta le POUR, c’est-à-dire le sort, devant Aman, en passant d’un jour à l’autre et d’un mois à l’autre jusqu’au douzième mois, qui est le mois d’Adar. 8 Puis Aman dit au roi Assuérus: « Il est une nation répandue, disséminée parmi les autres nations dans toutes les provinces de ton royaume; ces gens ont des lois qui diffèrent de celles de toute autre nation; quant aux lois du roi, ils ne les observent point: il n’est donc pas de l’intérêt du roi de les conserver. 9 Si tel est le bon plaisir du roi, qu’il soit rendu un ordre écrit de les faire périr, et moi, je mettrai dix mille kikkars d’argent à la disposition des agents [royaux] pour être versés dans les trésors du roi. » 10 Le roi ôta son anneau du doigt et le remit à Aman, fils de Hamedata, l’Agaghite, le persécuteur des juifs. 11 Et le roi dit à Aman: « Je t’abandonne à la fois l’argent et cette nation, dont tu feras ce que bon te semblera. »

IV 12 Les paroles d’Esther ayant été communiquées à Mardochée, 13 celui-ci dit de porter cette réponse à Esther: « Ne te berce pas de l’illusion que, seule d’entre les juifs, tu échapperas au danger, grâce au palais du roi; 14 car si tu persistes à garder le silence à l’heure où nous sommes, la délivrance et le salut surgiront pour les juifs d’autre part, tandis que toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour une conjoncture pareille que tu es parvenue à la royauté? » 15 Alors Esther fit porter cette réponse à Mardochée: 16 « Va rassembler tous les juifs présents à Suse, et jeûnez à mon intention; ne mangez ni ne buvez pendant trois jours ni jour ni nuit moi aussi avec mes suivantes, je jeûnerai de la même façon. Et puis je me présenterai au roi, et si je dois périr, je périrai! » 17 Mardochée se retira et exécuta strictement ce que lui avait ordonné Esther.

V 7 Esther répliqua et dit: « Ma demande et ma requête, les voici: 8 si j’ai trouvé grâce aux yeux du roi et s’il plaît au roi d’agréer ma demande et d’accéder à ma requête, que le roi veuille se rendre avec Aman au festin que je veux leur préparer, et demain je me conformerai à la volonté du roi. »

VI 7 Aman répondit donc au roi: « S’il est un homme que le roi ait à cœur d’honorer, 8 qu’on fasse venir un vêtement royal qu’a porté le roi et un cheval que le roi a monté et sur la tête duquel figure une couronne royale; 9 que l’on confie le vêtement et le cheval à l’un des seigneurs du roi, des hauts dignitaires, pour qu’on mette le vêtement à l’homme que le roi veut honorer, qu’on le promène sur le cheval par la grande place de la ville, en le faisant précéder de cette proclamation: « Voilà ce qui se fait pour l’homme que le roi veut honorer! » 10 Va vite, dit le roi à Aman, prendre le vêtement et le cheval dont tu as parlé, et fais comme tu as dit à l’égard du juif Mardochée, qui est assis à la porte du roi; n’omets aucun détail de tout ce que tu as proposé. »

VII 1 Le roi et Aman vinrent donc s’asseoir au festin avec la reine Esther. 2 Et le second jour encore, le roi dit à Esther pendant le festin, à l’heure du vin: « Fais connaître ta demande; reine Esther, et elle te sera accordée; dis ce que tu souhaites: quand ce serait la moitié du royaume, tu l’obtiendrais. » 3 La reine Esther répondit en ces termes: « Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, et si tel est le bon plaisir du roi, puisse-t-on, à ma demande, me faire don de la vie et, à ma requête, sauver mon peuple! 4 Car nous avons été vendus moi-même et mon peuple, pour être détruits, exterminés, anéantis. Si du moins nous avions été vendus pour être esclaves ou servantes, j’aurais gardé le silence; asurément le persécuteur n’a pas le souci du domage causé au roi. 5 Le roi Assuérus se récria et dit à la reine Esther: « Qui est-il, où est-il, celui qui a eu l’audace d’agir de la sorte? 6 Cet homme, répliqua Esther, cruel et acharné; c’est ce méchant Aman que voilà! »

IX 20 Mardochée mit par écrit ces événements et expédia des lettres à tous les juifs, proches ou éloignés, dans toutes les provinces du roi Assuérus, 21 leur enjoignant de s’engager à observer, année par année, le quatorzième jour du mois d’Adar et le quinzième jour, 22 c’est-à-dire les jours où les juifs avaient obtenu rémission de leurs ennemis, et le mois où leur tristesse s’était changée en joie et leur deuil en fête à en faire des jours de festin et de réjouissances et une occasion d’envoyer des présents l’un à l’autre et des dons aux pauvres. 23 Les juifs érigèrent en coutume ce qu’ils avaient commencé de faire et ce que Mardochée leur avait recommandé par écrit; 24 car Aman, fils de Hamedata, l’Agaghite, persécuteur de tous les juifs, avait formé le dessein d’anéantir les juifs et consulté le Pour, c’est-à-dire le sort, à l’effet de les perdre et de les détruire; 25 et quand la chose parvint à la connaissance du roi, il donna l’ordre écrit que le mauvais dessein qu’Aman avait conçu contre les juifs retombât sur sa tête et qu’on le pendît, lui et ses fils, au gibet. 26 C’est pourquoi on appela ces jours-là POURIM, du nom de Pour; et c’est pourquoi aussi, en vertu de toutes les instructions de cette missive, de tout ce qu’ils avaient vu eux-mêmes et de ce qui leur était advenu, 27 les juifs reconnurent et acceptèrent pour eux, pour leurs descendants et pour tous ceux qui se rallieraient à eux l’obligation immuable de fêter ces deux jours-là, suivant la teneur des écrits et à la date fixée, année par année, 28 de commémorer et de célébrer ces jours de génération en génération, dans chaque famille, dans chaque province et dans chaque ville, et de ne pas laisser disparaitre ces jours de Pourim du milieu des juifs ni s’en effacer le souvenir du milieu de leurs descendants.

(texte tiré de http://sefarim.fr/)

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: pedagogie 5777 -4 Esther

Le Jardin des Roos à Surmelin ce vendredi

Jardin des RoosCe chabbat, à l’occasion de notre office « erev shel yéladim », nous accueillerons les responsables du Jardin des Roos, une « maison verte » façon coopération féminine.

L’office aura une composante « ludique » et sera suivi par un oneg du livre pour les adultes.

Bons préparatifs pour ce chabbat très spécial!