Kavana pour un mikvé de conversion

Chers amis, chères amies,
En cette belle période de renouvellement, nous nous préparons à accueillir de nouveaux membres, qui ont achevé leur processus de retour ou leur entrée dans le judaïsme.

Nous les accueillerons à l’occasion de SimHat Torah, ce grand moment de renouement avec l’étude.

A cette occasion, je partage avec vous une « kavana », dont la traduction littérale est « intention ». « Kavana » en hébreu vient de la racine « kivoun », qui veut dire la direction. L’idée est de se préparer mentalement avant une action importante, pour en profiter pleinement. Cette Kavana est destinée à être lue par ceux qui le souhaitent avant leur immersion dans le mikvé, elle est simplement une proposition et chacun.e peut l’adapter en fonction de sa propre expérience et de son propre désir. Je l’ai écrite à l’aide de ma compréhension de ce qu’est le mikvé et de ma propre expérience de ce moment particulier, qui concerne aussi bien les convertis que les fiancées ou toute personne qui souhaite donner un nouveau tournant à sa vie.

Pour avoir les détails de la procédure du mikvé, vous pouvez télécharger le document suivant procedure mikve

Encore Shana Tova oumétouka à toutes et à tous, ce vœu peut encore nous accompagner jusqu’à la fin de Soukot, alors profitons-en! Et Hag SaméaH, bonnes fêtes de soukot.

Kavana pour un mikvé de conversion

En ce jour de réjouissance, je me prépare à prendre un moment pour moi-même.

Je prends le temps de faire le point sur ce que signifie ce moment pour moi.

 

Femmes :

Je suis une épouse, je suis une mère, je suis une fille, je suis une amie, et avant tout je suis moi, et je suis fidèle à moi-même en ce moment sacré.

Hommes :

C’est un moment de continuité, je suis toujours la même, et un moment de changement, quelque chose se renouvelle dans ma vie.

 

C’est un moment de continuité, le temps du mikvé est l’aboutissement d’une longue réflexion, de nombreuses préparations, de nombreux choix de vie.

C’est un moment de continuité, le temps du mikvé ouvre la suite de ma vie, qui sera remplie de tout ce que j’y ai déjà mis. Le mikvé est un moment de continuité mais aussi un moment de changement.

 

Nous disons « tu es une bénédiction Eternel qui renouvelle tous les jours par ta bonté l’acte de la création du monde ». On peut considérer que chaque jour, c’est un nouveau monde qui s’offre à nous.

Ce jour est un jour particulier pour moi, un jour de renouveau, un jour de recommencement. C’est la bonté du créateur qui renouvelle le monde chaque jour.

C’est l’amour et la bonté qui renouvellent nos forces pour agir chaque jour.

Mon amour pour la tradition juive m’a mené.e à ce moment de consécration.

 

En ce moment de mikvé, je pense à ce sentiment qui fait partie de moi, qui est moi, qui est aussi mon amour pour moi, qui me permet de me donner à moi-même ce moment intime avec moi-même, ce moment de paix, de moment rempli de sérénité.

Lorsque je rentrerai dans le mikvé, tout mon corps ressentira cette détente et le bonheur de cet aboutissement, dans ce bain d’eau, dans ce bain d’amour, dans ce bain de pause, dans ce bain de renouveau.

Je sentirai l’eau sur mon corps, je la laisserai m’entourer, je serai comme hors du monde, hors du temps.

Je garderai ce sentiment bien au chaud dans mon cœur, pour que cette paix continue à faire partie de moi et à apaiser et à rendre heureux ceux qui m’entourent.

Je garderai ce sentiment de paix lors de toute la suite de mon parcours, à chaque étape, cette paix sera là, très présente ou plus intérieure et je pourrai toujours y revenir.

Ces moments sont des moments de rencontre, de rencontre avec moi-même d’abord, et de rencontre et de renouement avec mon identité juive.

Cette eau est l’eau du ventre de ma mère, cette eau est l’eau des océans, cette eau est l’eau de la naissance de la vie, cette eau est la première eau des débuts du monde, cette eau est la première matière de la vie, cette eau est l’élément où planait le souffle de ‘Dieu’ avant la création du monde.

 

Le mikvé est un bain d’eau, je rentre maintenant dans un bain d’eau.

L’eau symbolise la Torah, je rentre maintenant dans un bain de Torah.

La Torah, c’est la sagesse, je rentre maintenant dans un bain de sagesse.

C’est l’étude, la curiosité, le désir d’apprendre, je rentre maintenant dans un bain de savoir.

C’est l’entre-aide, la solidarité, l’amour des autres, je rentre maintenant dans un bain d’amour.

Mikvé signifie l’espoir, je rentre maintenant dans un bain d’espoir.

 

Tu es une bénédiction Eternel notre ‘Dieu’, roi du monde, qui nous a rendus spéciaux par tes commandements et qui nous a commandé de nous immerger.

Tu es une source de bénédiction Eternel notre dieu, roi du monde, qui m’a permis de vivre, et qui m’a fait exister, et qui m’a permis d’atteindre ce moment sacré et privilégié.

 

 

On rentre dans le mikvé et on prononce la bénédiction suivante :

ברוך אתה ה’ אלוהינו מלך העולם אשר קדשנו במצוותיו וציוונו על הטבילה

BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam acher kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al hatévila.

Elle s’immerge une fois entièrement et prononce la bénédiction suivante :

ברוך אתה ה’ אלוקינו מלך העולם שהחיינו וקיימנו והגיענו לזמן הזה

BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam chéhéHéyanou vékiyémanou véhiguianou lazéman hazé.

On s’immerge deux nouvelles fois, ou plus si on le souhaite, puis on sort lentement du mikvé.

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Naomi, la solitaire accompagnée

Le livre de Ruth : approche pédagogique de la solitude et de la socialité – Bible et Pédagogie 5, c’est déjà dimanche prochain, à Nation/Ganénou. Pour les parents et tous ceux qui aiment la pédagogie.

Qu’est-ce que la solitude ? Qu’est-ce qui nous rend solitaires ? Noémie  a tout perdu dans une terre lointaine, avant de retrouver du lien personnel et du lien social. Que signifie notre attachement social ? Comment réagir quand on est isolé ? Comment rester ouvert au lien quand on pourrait sombrer dans la détresse ? Ce n’est pas chose facile. Le triomphe sur la solitude, c’est l’une des portes d’entrée vers un monde de paix et de justice, symbolisée par le commencement de la lignée du Roi David.

En accueillant l’autre, Noémie accède à un retour dans la société qui est la sienne.

Comment réagissons-nous face à ces questions ? Nous laissons-nous toucher par l’histoire de Noémie de de Ruth ? En racontant cette histoire simple, sommes-nous capables de partager cela avec nos enfants ?

(Attention, le texte suivant est repris de la traduction en français par le rabbinat. Le texte biblique ne doit pas être statique et les traductions ont tendance à appauvrir. Nous vous invitons à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître.  Merci.)

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaella ou répondez à cet article en commentaire.

I 1 A l’époque où gouvernaient les Juges, il y eut une famine dans le pays; un homme quitta alors Bethléem en Juda pour aller séjourner dans les plaines de Moab, lui, sa femme et ses deux fils. 2 Le nom de cet homme était Elimélec, celui de sa femme Noémi; ses deux fils s’appelaient Mahlon et Kilion; c’étaient des Ephratites de Bethléem en Juda. Arrivés sur le territoire de Moab, ils s’y fixèrent. 3 Elimélec, l’époux de Noémi, y mourut, et elle resta seule avec ses deux fils. 4 Ceux-ci épousèrent des femmes moabites, dont l’une s’appelait Orpa et l’autre Ruth; et ils demeurèrent ensemble une dizaine d’années. 5 Puis Mahlon et Kilion moururent à leur tour tous deux, et la femme resta seule, privée de ses deux enfants et de son mari. 6 Elle se disposa alors, ainsi que ses brus, à abandonner les plaines de Moab; car elle avait appris dans les plaines de Moab que l’Eternel, s’étant ressouvenu de son peuple, lui avait donné du pain. 7 Elle sortit donc de l’endroit qu’elle avait habité, accompagnée de ses deux brus; mais une fois qu’elles se furent mises en route pour revenir au pays de Juda, 8 Noémi dit à ses deux brus: « Rebroussez chemin et rentrez chacune dans la maison de sa mère. Puisse le Seigneur vous rendre l’affection que vous avez témoignée aux défunts et à moi! 9 Qu’à toutes deux l’Éternel fasse retrouver une vie paisible dans la demeure d’un nouvel époux! » Elle les embrassa, mais elles élevèrent la voix en sanglotant, 10 et lui dirent: « Non, avec toi nous voulons nous rendre auprès de ton peuple. » 11 Noémi reprit: « Rebroussez chemin, mes filles; pourquoi viendriez-vous avec moi? Ai-je encore des fils dans mes entrailles, qui puissent devenir vos époux? 12 Allez, mes filles, retournez-vous-en, car je suis trop âgée pour être à un époux. Dussé-je même me dire qu’il est encore de l’espoir pour moi, que je pourrais appartenir cette nuit à un homme et avoir des enfants, 13 voudriez-vous attendre qu’ils fussent devenus grands, persévérer dans le veuvage à cause d’eux et refuser toute autre union? Non, mes filles, j’en serais profondément peinée pour vous, car, Ia main du Seigneur s’est appesantie sur moi. » 14 De nouveau elles élevèrent la voix et sanglotèrent longtemps; puis Orpa embrassa sa belle-mère, tandis que Ruth s’attachait à ses pas. 15 Alors Noémi dit: « Vois, ta belle-sœur est retournée à sa famille et à son dieu; retourne toi aussi et suis ta belle-sœur. » 16 Mais Ruth répliqua: « N’insiste pas près de moi, pour que je te quitte et m’éloigne de toi; car partout où tu iras, j’irai; où tu demeureras, je veux demeurer; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu; 17 là où tu mourras, je veux mourir aussi et y être enterrée. Que l’Eternel m’en fasse autant et plus, si jamais je me sépare de toi autrement que par la mort! » 18 Noémi, voyant qu’elle était fermement décidée à l’accompagner, cessa d’insister près d’elle. 19 Elles marchèrent donc ensemble jusqu’à leur arrivée à Bethléem. Quand elles entrèrent à Bethléem, toute la ville fut en émoi à cause d’elles, et les femmes s’écrièrent: « N’est-ce pas Noémi? » 20 Elle leur dit: « Ne m’appelez plus Noémi, appelez-moi Mara, car l’Eternel m’a abreuvée d’amertume. 21 Je suis partie d’ici comblée de biens, et le Seigneur me ramène les mains vides. Pourquoi me nommeriez-vous Noémi, alors que l’Eternel m’a humiliée et que le Tout-Puissant m’a infligé des malheurs? » 22 C’est ainsi que Noémi était revenue des plaines de Moab, accompagnée de sa bru, Ruth la Moabite. Le moment de leur arrivée à Bethléem coïncidait avec le début de la moisson des orges.

II 1 Or, Noémi se connaissait un parent de son mari, un homme considérable par sa richesse, de la famille d’Elimélec, et qui se nommait Booz. 2 Ruth la Moabite dit un jour à Noémi: « Je voudrais aller dans les champs glaner des épis à la suite de celui qui me ferait bon accueil. » Noémi lui répondit: « Va, ma fille. » 3 Elle alla donc et s’en vint glaner dans un champ derrière les moissonneurs; le hasard l’avait conduite dans une pièce de terre appartenant à Booz, de la famille d’Elimélec. 4 Voilà que Booz arrivait justement de Bethléem; il dit aux moissonneurs:  » Que le Seigneur soit avec vous! » Et eux de répliquer: « Le Seigneur te bénisse! » 5 Booz demanda à son serviteur qui dirigeait les moissonneurs: « A qui cette jeune fille? » 6 Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs répondit: « C’est une jeune fille moabite, celle qui est venue avec Noémi des plaines de Moab. 7 Elle nous a dit: Je voudrais glaner et recueillir des épis près des tas de gerbes, à la suite des moissonneurs. Ainsi elle est venue, et elle se trouve ici depuis le matin jusqu’à présent, tant son séjour à la maison a été de courte durée. » 8 Booz dit alors à Ruth: « Entends-tu, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ, et ne t’éloigne pas d’ici; attache-toi de la sorte aux pas de mes jeunes servantes. 9 Aie les yeux fixés sur le champ qu’elles moissonneront et marche à leur suite; j’ai bien recommandé aux jeunes gens de ne pas te molester; si tu as soif, va où sont les vases et bois de ce que les jeunes gens auront puisé. » 10 Ruth se jeta la face contre terre, se prosterna et lui dit: « Comment ai-je pu trouver grâce à tes yeux, pour que tu t’intéresses à moi, qui suis une étrangère? » 11 Booz lui répliqua en disant: « On m’a fidèlement rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari: que tu as quitté ton père, ta mère et ton pays natal pour te rendre auprès d’un peuple que tu ne connaissais ni d’hier ni d’avant-hier. 12 Que l’Eternel te donne le prix de ton œuvre de dévouement! Puisses-tu recevoir une récompense complète du Seigneur, Dieu d’Israël, sous les ailes duquel tu es venue t’abriter! »

IV 11 Tout le peuple qui se trouvait à la porte et les anciens répondirent: « Nous sommes témoins! Que l’Eternel rende l’épouse qui va entrer dans ta maison semblable à Rachel et à Léa, qui ont édifié à elles deux la maison d’Israël! Toi-même, puisses-tu prospérer à Efrata et illustrer ton nom à Bethléem! 12 Que ta maison soit comme la maison de Péréç, que Tamar enfanta à Juda, grâce aux enfants que le Seigneur te fera naître de cette femme! » 13 Booz épousa donc Ruth, elle devint sa compagne et il cohabita avec elle. L’Eternel accorda à Ruth le bonheur de devenir mère: elle mit au monde un fils. 14 Alors les femmes dirent à Noémi: « Loué soit l’Eternel qui, dès ce jour, ne te laisse plus manquer d’un défenseur! Puisse son nom être illustre en Israël! 15 Puisse-t-il devenir le consolateur de ton âme, l’appui de ta vieillesse, puisqu’aussi bien c’est ta bru qui l’a mis au monde, elle qui t’aime tant et qui est meilleure pour toi que sept fils! » 16 Noémi prit le nouveau-né, le mit sur son giron et se chargea de lui donner ses soins. 17 Et les voisines désignèrent l’enfant en disant: « Un fils est né à Noémi. » Et elles l’appelèrent Obed. Celui-ci devint le père de Jessé, père de David. 18 Or, voici quels furent les descendants de Péréç: Péréç engendra Héçron; 19 Héçron engendra Râm et Râm engendra Amminadab; 20 Amminadab engendra Nahchon et Nahchon engendra Salmâ; 21 Salmâ engendra Booz et Booz engendra Obed; 22 Obed engendra Jessé, et Jessé engendra David.

(texte tiré de http://sefarim.fr/)

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: pedagogie 5777 -5 Ruth Noemie

Lancement du cycle de cours « Re-devenir juif »

conversion judaïsme
Cours de conversion au JudaÏsme au MJLF

Notre tradition est une tradition de respect et d’accueil.

Nous accueillons chacun et chacune dans son identité propre, nous défendons l’importance de la diversité des cultures et des spiritualités.

Ainsi, les juifs « religieux » (libéraux, orthodoxes, massorti) ou laïcs (amoureux du Yidish de l’hébreu ou du ladino, athées ou agnostiques), sont les bienvenus dans notre synagogue et dans l’ensemble de nos activités.

De la même façon, chacun et chacune est bienvenu quelle que soit sa religion, pour venir nous rencontrer ou passer un moment avec nous.

Dans ce contexte, la « conversion » n’existe pas en tant que telle dans le judaïsme, nous ne faisons pas de prosélytisme, nous ne prétendons pas détenir une vérité « plus pure ».

En revanche, le « Giour » existe, cela signifie que nous accueillons dans notre peuple ceux qui se sont rattachés à l’identité juive, qui se sont intégrés à notre peuple et veulent entreprendre une démarche officielle dans ce sens.

Telle est la position du Talmud et de la halaHa à travers les siècles.

Notre mouvement, le MJLF, est engagé dans une vision ouverte et bienveillante des conversions, comprenant un processus d’étude de 18 mois validé par un Beth Din, entériné par un mikvé.

Le MJLF-est Surmelin inaugure le mois prochain une nouvelle formule, qui vaut la peine d’être étudiée.

Elle propose une étude ouverte pour apprendre/reprendre les bases avec ouverture, sérieux et légèreté.

Si vous êtes intéressé.e.s, contactez-nous. Si vous vous posez des questions, n’hésitez pas. Si vous connaissez des personnes qui souhaiteraient nous rejoindre, faites circuler l’information, ou mieux encore, venez avec eux pour que nous fassions connaissance…

Informations: Rabbin Floriane Chinsky 07 53 36 42 45       Site Devenir Juif : https://devenirjuif.wordpress.com/demarche-conversion/mjlf-est/

conversion flyer