Savoir donner, c’est tout un art! Rachi, ce samedi 4 mars

Qu’est-ce que le don gratuit? Comment la paracha Térouma décrit-elle le don, et que nous apprend Rachi?

La feuille d’étude est disponible en téléchargement sur le lien suivant:rachi-5777-5-terouma

Attention! La Torah s’étudie avant tout avec un maître. Le matériel « brut » est à utiliser avec précaution.

A samedi (accueil 9h15, début 9h30) et   שבת שלום

Rachi sur Exode  25 :2-5  

Ils prendront pour moi une offrande prélevée Pour moi, à mon intention.

Une offrande prélevée Un prélèvement. Qu’ils la prélèvent pour moi sur leurs biens à titre d’hommage spontané.

Rendra spontané (yidvènnou) Le mot nedava évoque l’idée de bonne volonté, en français : « présent ».

Vous prendrez mon offrande prélevée Nos maîtres ont enseigné (Meguila 29b) que les trois fois où figure ici le mot terouma (« offrande prélevée ») correspondent successivement à l’offrande d’un bèqa’ par tête dont on fera les socles d’argent, ainsi qu’il est expliqué dans la sidra Peqoudei (infra 38, 26–27), à celle d’un bèqa’ par tête déposé dans les troncs pour l’achat des sacrifices collectifs, et à celle des dons pour le tabernacle, telle qu’elle a été laissée à la générosité de chacun. Les treize matériaux qui sont énumérés ici étaient tous nécessaires aux travaux de construction du tabernacle ou aux vêtements sacerdotaux, ainsi que l’on s’en rendra compte en y prêtant attention.

De l’or et de l’argent et du cuivre… Tous été offerts spontanément, selon la générosité de chacun, à l’exception de l’argent qui a été offert à égalité : un demi-chèqel par personne. Et l’on ne découvre pas, dans tout le récit de la construction du tabernacle, qu’il y ait eu besoin de plus d’argent, comme il est écrit : « et l’argent produit du recensement de l’assemblée… un bèqa’ par tête » (infra 38, 25 – 26), le reste de l’argent offert spontanément ayant été utilisé pour la fabrication des ustensiles de culte.

De l’azur De la laine teinte du sang du ‘hilazon, de couleur verte (Yevamoth 4b, Mena‘hoth 44a).

Et de la pourpre De la laine teinte d’une couleur appelée argaman.

Et du lin (chéch) Synonyme de pichtan (Yevamoth 4b).

Et des chèvres Il s’agit du duvet de chèvres. Aussi le Targoum Onqelos traduit-il par : oum‘azei (« quelque chose qui vient des chèvres »), alors qu’il rend : « les chèvres » elles-mêmes par : ‘azia.

Teintes en rouge Elles étaient teintes en rouge après tannage.

Te‘hachim C’est une espèce animale qui n’a existé que pour la circonstance (Chabath 28b). Elle portait de multiples couleurs et le Targoum Onqelos traduit par sasgouna : elle se réjouissait (sass) et se glorifiait de sa polychromie (gavna).

Et des bois de chittim Mais d’où en avaient-ils dans le désert ? Rabbi Tan‘houma a expliqué : Notre ancêtre Ya‘aqov avait prévu, grâce à son esprit saint, qu’Israël construirait un jour un tabernacle dans le désert. Aussi a-t-il introduit des cèdres en Egypte, qu’il a plantés, et il a ordonné à ses enfants de les emporter lors de leur sortie d’Egypte.

וְיִקְחוּ לִי תְרוּמָה. לִי לִשְׁמִי:

תְּרוּמָה. הַפְּרָשָׁה יַפְרִישׁוּ לִי מִמָּמוֹנָם נְדָבָה:

יִדְבֶנּוּ לִבּוֹ. לָשׁוֹן נְדָבָה וְהוּא לָשׁוֹן רָצוֹן טוֹב פיישׁנ »ט בּלע »ז:

תִּקְחוּ אֶת תְּרוּמָתִי. אָ »ר ג’ תְּרוּמוֹת אֲמוּרוֹת כָּאן. אַחַת תְּרוּמַת בֶּקַע לַגֻּלְגֹלֶת שֶׁנַּעֲשׂוּ מֵהֶם הָאֲדָנִים כְּמוֹ שֶׁמְּפוֹרָשׁ בְּאֵלֶּה פְקוּדֵי. וְאַחַת תְּרוּמַת הַמִּזְבֵּחַ בֶּקַע לַגֻּלְגֹלֶת לַקּוּפּוֹת לִקְנוֹת מֵהֶן קָרְבְּנוֹת צִבּוּר. וְאַחַת תְּרוּמַת הַמִּשְׁכָּן נִדְבַת כָּל אֶ’ וְאֶ’ שֶׁהִתְנַדְּבוּ. י »ג דְּבָרִים הָאֲמוּרִים בָּעִנְיָן כֻּלָּם הֻצְרְכוּ לִמְלֶאכֶת הַמִּשְׁכָּן אוֹ לְבִגְדֵי כְּהוּנָה כְּשֶׁתְּדַקְדֵּק בָּהֶם:

זָהָב וָכֶסֶף וּנְחֹשֶׁת וְגוֹ’. כֻּלָּם בָּאוּ בִּנְדָבָה אִישׁ אִישׁ מַה שֶּׁנָּדְבוֹ לִבּוֹ חוּץ מִן הַכֶּסֶף שֶׁבָּא בְּשָׁוֶה מַחֲצִית הַשֶּׁקֶל לְכָל אֶחָד. וְלֹא מָצִינוּ בְּכָל מְלֶאכֶת הַמִּשְׁכָּן שֶׁהֻצְרָךְ שָׁם כֶּסֶף יוֹתֵר שֶׁנֶּאֱמַר וְכֶסֶף פְּקוּדֵי הָעֵדָה וְגוֹ’ בֶּקַע לַגֻּלְגֹלֶת וְגוֹ’ וּשְׁאָר הַכֶּסֶף הַבָּא שָׁם בִּנְדָבָה עֲשָׂאוּהָ לִכְלֵי שָׁרֵת:

וּתְכֵלֶת. צֶמֶר צָבוּעָ בְּדָם חִלָּזוֹן וְצִבְעוֹ יָרוֹק:

וְאַרְגָּמָן. צֶמֶר צָבוּעַ מִמִּין צֶבַע שֶׁשְּׁמוֹ אַרְגָּמָן:

וְשֵׁשׁ. הוּא פִּשְׁתָּן:

וְעִזִּים. נוֹצָה שֶׁל עִזִּים לְכָךְ תִּ »א וּמֵעִזֵּי דָּבָר הַבָּא מִן הָעִזִּים וְלֹא עִזִּים עַצְמָן שֶׁתַּרְגוּם שֶׁל עִזִּים עִזַּיָא:

מְאֳדָמִים. צְבוּעוֹת הָיוּ אָדוֹם לְאַחַר עִבּוּדָן:

תְּחָשִׁים. מִין חַיָּה וְלֹא הָיְתָה אֶלָּא לְשָׁעָה וְהַרְבֵּה גְּוַנִּים הָיוּ לָהּ לְכָךְ מִתָּרְגָם סַסְגוֹנָא שֶׁשָּׂשׂ וּמִתְפָּאֵר בִּגְוַנִּין שֶׁלּוֹ:

וַעֲצֵי שִׁטִּים. וּמֵאַיִן הָיוּ לָהֶם בַּמִּדְבָּר פֵּרַשׁ רַבִּי תְּנחוּמָא יַעֲקֹב אָבִינוּ צָפָה בְּרוּחַ הַקֹּדֶשׁ שֶׁעֲתִידִין יִשְׂרָאֵל לִבְנוֹת מִשְׁכָּן בַּמִּדְבָּר וְהֵבִיא אֲרָזִים לְמִצְרַיִם וְנָטְעָם וְצִוָּה לְבָנָיו לִטְלָם עִמָּהֶם כְּשֶׁיֵּצְאוּ מִמִּצְרַיִם:

 

Feuille d’étude « La bénédiction usurpée » (Rachi, Paracha Toledot)

Notre séance Rachi n°3 n’avait pas donné lieu à un article sur le site.
Pour ceux qui souhaitaient télécharger la feuille d’étude, la voici enfin!
Merci encore pour cette nos études de textes du chabbat matin, toujours plus enrichissantes!
Chavouah tov.
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27 :1 Ses yeux étaient affaiblis Par la fumée des offrandes idolâtres de ces femmes (Midrach tan‘houma 8). Autre explication : Au moment où il avait été lié sur l’autel et où son père était sur le point de l’immoler, au même instant, les cieux s’étaient ouverts et les anges servants avaient vu cela et avaient pleuré. Leurs larmes avaient coulé et étaient tombées dans ses yeux. Voilà pourquoi ses yeux s’étaient affaiblis (Beréchith raba 65, 6). Autre explication : afin que ce soit Ya’aqov qui reçoive les bénédictions (Beréchith raba 65, 8).

27 :2 Je ne connais pas le jour de ma mort Rabi Yehochou‘a ben Qor’ha a enseigné dit : quand un homme approche de l’âge où sont morts ses parents, il doit se faire du souci cinq ans avant et cinq ans après (Beréchith raba 65, 12). Yits‘haq, qui était âgé de cent vingt-trois ans, s’est dit : « Si c’est l’âge de ma mère, qui est morte à cent vingt-sept ans, que je dois atteindre, j’ai cinq ans de moins que celui qu’elle avait à la fin de sa vie ». C’est pourquoi…

… Je ne connais pas le jour de ma mort Peut-être aura-t-elle lieu à l’âge qu’avait ma mère, peut-être à celui qu’avait mon père.

27 :7 Devant Hachem Avec Son assentiment, car Il me donnera son accord.

27 :9 Et prends-moi (littéralement : « prends de ce qui est à moi ») Ils m’appartiennent, et ils ne sont donc pas volés. Yits‘haq avait stipulé dans leur contrat de mariage qu’elle aurait le droit de prendre chaque jour deux chevreaux (Beréchith raba 65, 14).

Deux chevreaux Le repas de Yits‘haq consistait-il en deux chevreaux ? En réalité, l’un était destiné au sacrifice pascal, et l’autre devait servir au repas (Pirqé deRabi Eli‘èzèr 32).

Comme il aime Le goût du chevreau ressemble à celui du cerf.

27 :19 C’est moi, ‘Essaw, ton premier-né C’est moi qui t’apporte, et ‘Essaw est ton premier-né.

J’ai fait Beaucoup de choses… ainsi que tu m’as dit.

Assieds-toi Dans le sens de : « s’asseoir à table ». C’est pourquoi le Targoum traduit par iste‘har (« mets-toi autour de la table »).

27 :21 Approche donc que je te tâte Yits‘haq s’est dit en lui-même : « Il n’est pas dans les habitudes de ‘Essaw d’avoir à la bouche le nom de Dieu ! Or, celui-ci vient de dire : “C’est que Hachem ton Dieu m’a donné bonne chance” » (Beréchith raba 65, 19).

27 :22 C’est la voix de Ya’aqov Qui s’exprime en suppliant : « lève-toi, je te prie ! » (verset 19), alors que ‘Essaw parle durement : « que mon père se lève ! » (verset 31).

27 :24 Il dit : C’est moi Il n’a pas répondu : « c’est moi ‘Essaw ! », mais : « c’est moi ! ».

27 :29 Maudit qui te maudira, et béni qui te bénira Tandis que Bil’am dira : « béni qui te bénira, et maudit qui te maudira ! » (Bamidbar 24, 9). Les justes commencent par endurer des épreuves, et ils finissent par jouir de la paix. Aussi ceux qui les maudissent, à savoir leurs persécuteurs, précèdent-ils ceux qui les bénissent. C’est pourquoi Yits‘haq fait précéder la bénédiction de ceux qui bénissent par la malédiction de ceux qui maudissent. Les impies, bien au contraire, commencent par vivre dans la quiétude, et ils finissent accablés de souffrances. Aussi Bil’am, ce mécréant, place-t-il la bénédiction avant la malédiction (Beréchith raba 66).

וַתִּכְהֶיןָ. בַּעֲשָׁנָן שֶׁל אֵלּוּ (שֶׁהָיוּ מְעַשְׁנּוֹת וּמַקְטִירוֹת לַעֲבוֹדָת זָרָה). דָּבָר אַחֵר כְּשֶׁנֶּעֱקָד עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ וְהָיָה אָבִיו רוֹצֶה לְשַׁחֲטוֹ בְּאוֹתָהּ שָׁעָה נִפְתְּחוּ הַשָּׁמַיִם וְרָאוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת וְהָיוּ בּוֹכִים וְיָרְדוּ דִּמְעוֹתֵיהֶם וְנָפְלוּ עַל עֵינָיו לְפִיכָךְ כָּהוּ עֵינָיו. דָּבָר אַחֵר כְּדֵי שֶׁיִּטּוֹל יַעֲקֹב אֶת הַבְּרָכוּת:

לֹא יָדַעְתִּי יוֹם מוֹתִי. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קָרְחָה אִם מַגִּיעַ אָדָם לְפֶרֶק אֲבוֹתָיו יִדְאָג חָמֵשׁ שָׁנִים לִפְנֵיהֶן וְחָמֵשׁ שָׁנִים לְאַחַר כֵּן וְיִצְחָק הָיָה בֶּן קכ »ג (כִּי יַעֲקֹב בֶּן ס »ג כְּשֶׁנִּתְבָּרֵךְ דּוֹק בְּרַשִׁ »י סוֹף הַסֵּדֶר) אָמַר שֶׁמָּא לְפֶרֶק אִמִּי אֲנִי מַגִּיעַ וְהִיא מֵתָה בַּת קכ »ז. וַהֲרֵנִי בֶּן חָמֵשׁ שָׁנִים סָמוּךְ לְפִרְקָהּ לְפִיכָךְ

לֹא יָדַעְתִּי יוֹם מוֹתִי : שֶׁמָּא לְפֶרֶק אִמִּי שֶׁמָּא לְפֶרֶק אַבָּא:

לִפְנֵי ה’. בִּרְשׁוּתוֹ שֶׁיַּסְכִּים עַל יְדֵי:

וְקַח לִי. מִשֶּׁלִּי הֵם וְאֵינָם גָּזֵל שֶׁכָּךְ כָּתַב לָהּ יִצְחָק בִּכְתוּבָּתָהּ לִטּוֹל שְׁנֵי גְּדָיֵי עִזִּים בְּכָל יוֹם:

שְׁנֵי גְּדָיֵי עִזִּים. וְכִי שְׁנֵי גְּדָיֵי עִזִּים הָיָה מַאֲכָלוֹ שֶׁל יִצְחָק אֶלָּא פֶּסַח הָיָה. הָאֶחָד הִקְרִיב לְפִסְחוֹ וְהָאֶחָד עָשָׂה מַטְעַמִּים. בְּפִרְקֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר:

כַּאֲשֶׁר אָהֵב. כִּי טַעַם הַגְּדִי כְּטַעַם הַצְּבִי:

אָנֹכִי עֵשָׂו בְּכֹרֶךָ. אָנֹכִי הוּא הַמֵּבִיא לְךָ וְעֵשָׂו הוּא בְּכוֹרֶךָ:

עָשִׂיתִי. כַּמָּה דְּבָרִים כַּאֲשֶׁר דִּבַּרְתָּ אֵלָי:

שְׁבָה. לָשׁוֹן מֵיסֶב עַל הַשֻּׁלְחָן לְכָךְ מְתוּרְגָם אִסְתַּחָר:

גְּשָׁה נָא וַאֲמֻשְּׁךָ. אָמַר יִצְחָק בְּלִבּוֹ אֵין דֶּרֶךְ עֵשָׂו לִהְיוֹת שֵׁם שָׁמַיִם שָׁגוּר בְּפִיו וְזֶה אָמַר כִּי הִקְרָה ה’ אֱלֹהֶיךָ:

קוֹל יַעֲקֹב. שֶׁמְּדַבֵּר בְּלָשׁוֹן תַּחֲנוּנִים קוּם נָא אֲבָל עֵשָׂו בְּלָשׁוֹן קַנְטוֹרְיָא דִּבֵּר יָקוּם אָבִי:

וַיֹּאמֶר אֲנִי. לֹא אָמַר אֲנִי עֵשָׂו אֶלָּא אֲנִי:

אֹרֲרֶיךָ אָרוּר וּמְבָרְכֶיךָ בָּרוּךְ. וּבְבִלְעָם הוּא אוֹמֵר מְבָרְכֶיךָ בָּרוּךְ וְאֹרֲרֶיךָ אָרוּר הַצַּדִּיקִים תְּחִלָּתָם יִסּוּרִים וְסוֹפָן שַׁלְוָה וְאוֹרְרֵיהֶם וּמְצַעֲרֵיהֶם קוֹדְמִים לִמְבָרְכֵיהֶם לְפִיכָךְ יִצְחָק הִקְדִּים קִלְלַת אוֹרְרִים לְבִרְכַת מְבָרְכִים וְהָרְשָׁעִים תְּחִלָּתָן שַׁלְוָה וְסוֹפָן יִסּוּרִין לְפִיכָךְ בִּלְעָם הִקְדִּים בְּרָכָה לִקְלָלָה:

Rachi ce samedi: Oseriez-vous parler pour votre frère?

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Se soutenir, et ne pas sombrer!

Se soutenir, c’est aussi savoir prendre des risques. Juda-Yéhouda ose se lever et s’opposer au Roi d’Egypte, pour défendre la Justice, la Vérité et la Fraternité, et pour sauver son demi-frère, Benjamin. Il rejoint ainsi le club des courageux leaders de notre tradition: ceux qui sont capables de prendre des risques pour défier les autorités au nom du droit. En notre époque difficile, savons-nous comme nos ancêtres triompher de la peur pour défendre la justice? Ce thème rejoint l’actualité politique autant que, bien souvent, notre actualité personnelle.

Nous verrons comment la Torah et Rachi analysent le discours de Juda et le retour à la fraternité.

Feuille d’étude disponible au téléchargement sur le lien suivant: rachi-5777-4-vayigach

44 :18 Une parole aux oreilles de mon seigneur Puissent mes paroles pénétrer dans tes oreilles (Beréchith raba 93, 6).

Et que ta colère ne s’enflamme pas D’où l’on peut déduire qu’il lui a parlé durement.

Car tu es comme Pharaon Je te considère comme le roi. Tel est le sens simple. Explication du midrach : Tu finiras par être frappé par la lèpre pour avoir détenu Binyamin, tout comme Pharaon en a été frappé à cause de mon aïeule Sara, qu’il n’avait détenue que pendant une seule nuit (supra 12, 17). Autre explication : Pharaon décide et ne respecte pas ses propres décisions, il promet et ne tient pas parole. Il en est de même pour toi ! Est-ce cela le « regard » que tu voulais poser lorsque tu nous a dit : « que je pose “mon regard” sur lui » (verset 21) ? Autre explication : « Tu es comme Pharaon » – si tu me pousses à bout, je te tuerai ainsi que ton maître.

44 :19 Mon seigneur a interrogé Tu nous as abordés en employant d’emblée des ruses. Fallait-il que tu nous poses toutes ces questions ? Est-ce que nous t’avions demandé la main de ta fille ? Ou bien voulais-tu celle de notre sœur ? Malgré cela nous t’avons répondu sans rien te cacher (Beréchith raba 93, 8).

44 :31 Lorsqu’il verra que le jeune homme n’est pas là, il mourra Son père, de chagrin.

44 :32 Car ton serviteur a répondu du jeune homme Et si tu me demandes pourquoi je m’engage dans ce combat avec plus d’ardeur que mes autres frères, c’est qu’ils sont, eux, hors de cause. Tandis que moi, je suis lié par un lien puissant qui fait peser sur moi la menace d’être banni des deux mondes.

Que ton serviteur reste Pour toutes choses, je vaux plus que lui, par la force, pour la guerre, et pour le servage.

45 : 1 Et Yossef ne put se contenir, devant tous ceux qui se tenaient près de lui Il ne pouvait accepter que les Egyptiens se tiennent là et qu’ils assistent à l’humiliation de ses frères au moment où il s’en ferait reconnaître.

45 :3  Car ils étaient bouleversés De honte.

45 :4  Approchez donc de moi Comme il les voyait en train de reculer, il s’est dit : Mes frères sont maintenant remplis de confusion ! Aussi leur a-t-il parlé avec douceur, sur un ton suppliant, et il leur a montré qu’il était circoncis (Beréchith raba 93, 8).

45 :5  Car c’est pour la subsistance Pour assurer votre subsistance.

45 :12 Vos yeux voient La gloire à laquelle j’ai accédé (voir verset suivant). Vous voyez aussi que je suis votre frère, puisque j’ai été circoncis comme vous. Vous voyez aussi « que c’est bien ma bouche qui vous parle », puisque je m’exprime en langue sainte.

Et les yeux mon frère Binyamin Après les avoir mentionnés séparément, il les met tous sur le même plan d’égalité, comme pour dire : « De même qu’il n’y a pas en moi de haine contre Binyamin, puisqu’il n’a pas participé à ma vente, de même n’en ai-je pas dans mon cœur contre vous » (Meguila 16b).

45 :14  Il tomba au cou [tsaweré – littéralement : « les cous »] de Binyamin son frère, il pleura Sur les deux sanctuaires qui se trouveront sur le territoire de Binyamin, et qui seront détruits l’un et l’autre (Meguila 16b).

Et Binyamin pleura à son cou Sur le sanctuaire de Chilo qui se trouvera sur le territoire de Yossef, et qui sera détruit.

46 :15 Et après cela Ayant vu qu’il pleurait et que son cœur était sincèrement avec eux,

ses frères parlèrent avec lui Car au début ils étaient remplis de honte devant lui.

וַיִּגַּשׁ אֵלָיו. דִּבֵר בְּאָזְנֵי אֲדֹנִי. יִכָּנְסוּ דְּבָרַי בְּאָזְנֶיךָ:

וְאַל יִחַר אַפְּךָ. מִכָּאן אַתָּה לָמֵד שֶׁדִּבֵּר אֵלָיו קָשׁוֹת:

כִּי כָמוֹךָ כְּפַרְעֹה. חָשׁוּב אַתָּה בְּעֵינַי כְּמֶלֶךְ זֶהוּ פְּשׁוּטוֹ. וּמִדְרָשׁוֹ סוֹפְךָ לִלְקוֹת עָלָיו בְּצָרַעַת כְּמוֹ שֶׁלָּקָה פַּרְעֹה עַל יְדֵי זְקֵנָתִי שָׂרָה עַל לַיְלָה אַחַת שֶׁעִכְּבָהּ. דָּ »א מַה פַּרְעֹה גּוֹזֵר וְאֵינוֹ מְקַיֵּם מַבְטִיחַ וְאֵינוֹ עוֹשֶׂה אַף אַתָּה כֵּן. וְכִי זוֹ הִיא שִׂימַת עַיִן שֶׁאָמַרְתָּ לָשׂוּם עֵינְךָ עָלָיו. דָּ »א כִּי כָּמוֹךָ כְּפַרְעֹה אִם תַּקְנִיטֵנִי אֶהֱרוֹג אוֹתְךָ וְאֶת אֲדוֹנֶךָ:

אֲדֹנִי שָׁאַל אֶת עֲבָדָיו. מִתְּחִלָּה בַּעֲלִילָה בָּאתָ עָלֵינוּ לָמָּה הָיָה לְךָ לִשְׁאוֹל כָּל אֵלֶּה בִּתְּךָ הָיִינוּ מְבַקְּשִׁים אוֹ אֲחוֹתֵנוּ אַתָּה מְבַקֵּשׁ וְאַף עַל פִּי כֵּן וַנֹּאמֶר אֶל אֲדוֹנִי לֹא כִחַדְנוּ מִמְּךָ דָּבָר:

וְהָיָה כִרְאוֹתוֹ כִּי אֵין הַנַּעַר וָמֵת. אָבִיו מִצָּרָתוֹ:

כִּי עַבְדְּךָ עָרַב אֶת הַנַּעַר. וְאִם תֹּאמַר לָמָּה אֲנִי נִכְנָס לְתִגָּר יוֹתֵר מִשְּׁאָר אֶחָי הֵם כֻּלָּם מִבַּחוּץ וַאֲנִי נִתְקַשַּׁרְתִּי בְּקֶשֶׁר חָזָק לִהְיוֹת מְנוּדֶה בִּשְׁנֵי עוֹלָמוֹת:

יֵשֶׁב נָא עַבְדְּךָ וְגוֹ’. לְכָל דָּבָר אֲנִי מְעוּלֶה מִמֶּנּוּ לִגְבוּרָה וְלַמִּלְחָמָה וּלְשַׁמֵּשׁ:

וְלֹא יָכֹל יוֹסֵף לְהִתְאַפֵּק לְכָל הַנִּצָּבִים. לֹא הָיָה יָכוֹל לִסְבּוֹל שֶׁיִּהְיוּ מִצְרַיִם נִצָּבִים עָלָיו וְשׁוֹמְעִין שֶׁאֶחָיו מִתְבַּיְּשִׁין בְּהִוָּדְעוֹ לָהֶם:

נִבְהֲלוּ מִפָּנָיו. מִפְּנֵי הַבּוּשָׁה:

גְּשׁוּ נָא אֵלָי. רָאָה אוֹתָם נְסוֹגִים לְאָחוֹר אָמַר עַכְשָׁיו אֲחַי נִכְלָמִים קָרָא לָהֶם בְּלָשׁוֹן רַכָּה וְתַחֲנוּנִים וְהֶרְאָה לָהֶם שֶׁהוּא מָהוּל:

לְמִחְיָה. לִהְיוֹת לָכֶם לְמִחְיָה:

וְהִנֵּה עֵינֵיכֶם רֹאוֹת. בִּכְבוֹדִי וְשֶׁאֲנִי אֲחִיכֶם שֶׁאֲנִי מָהוּל כָּכֶם. וְעוֹד כִּי פִי הַמְּדַבֵּר אֲלֵיכֶם בְּלָשׁוֹן הַקֹּדֶשׁ:

וְעֵינֵי אָחִי בִנְיָמִין. הִשְׁוָה אֶת כֻּלָּם יַחַד לוֹמָר שֶׁכְּשֵׁם שֶׁאֵין לִי שִׂנְאָה עַל בִּנְיָמִין אָחִי שֶׁהֲרֵי לֹא הָיָה בִּמְכִירָתִי כָּךְ אֵין בְּלִבִּי שִׂנְאָה עֲלֵיכֶם:

וַיִּפֹּל עַל צַוָּארֵי בִנְיָמִן אָחִיו וַיֵּבְךְּ. עַל שְׁנֵי מִקְדָּשׁוֹת שֶׁעֲתִידִין לִהְיוֹת בְּחֶלְקוֹ שֶׁל בִּנְיָמִין וְסוֹפָן לְהֵחָרֵב:

וּבִנְיָמִין בָּכָה עַל צַוָּארָיו. עַל מִשְׁכַּן שִׁילֹה שֶׁעָתִיד לִהְיוֹת בְּחֶלְקוֹ שֶׁל יוֹסֵף וְסוֹפוֹ לְהֵחָרֵב (וְלַעֲנִיּוּת דַּעְתִּי דִּיּוּקוֹ שֶׁל רַשִׁ »י דִּבְיוֹסֵף כְּתִיב וַיִּפּוֹל וַיֵּבְךְּ תַּרְתֵּי מַשְׁמָע אַשְּׁנֵי מִקְדָּשׁוֹת וּלְכָךְ עָשָׂה שְׁתֵּי פְּעֻלּוֹת עַל זֶה הָרֶמֶז. מַה שֶּׁאֵין כֵּן בִּנְיָמִין דְּלֹא כְּתִיב רַק וּבִנְיָמִין בָּכָה פְּעֻלָּה אַחַת שֶׁלֹּא רָמַז רַק עַל חֻרְבָּן אֶחָד. וְעַיֵּן בְּבֵאוּר תּ »י שֶׁשָּׁם הוּא בְּדֶרֶךְ דְּרָשׁ):

וְאַחֲרֵי כֵן. מֵאַחַר שֶׁרָאוּהוּ בּוֹכֶה וְלִבּוֹ שָׁלֵם עִמָּהֶם:

דִּבְּרוּ אֶחָיו אִתּוֹ. שֶׁמִּתְּחִלָּה הָיוּ בּוֹשִׁים מִמֶּנּוּ:

L’hébreu est doux à votre bouche! Kidouch Ivrit 2 ce samedi

נד, נד, נד, נדbonjour ,

רד, עלה, עלה ורד

Vous vous souvenez de ces mots?

Si oui, tant mieux, sinon, tant pis!

Ce chabbat, après l’office, Kidouch amélioré avec pratique de l’hébreu parlé et chanté, pour les débutants, comme pour les avancés.

Apprendre en pratiquant, comme initiation ou comme approche complémentaire d’une étude formelle, ouvert à toutes et à tous, amenez des plats lactés (cacher, sans viande), pour que nous les partagions.

שבת שלום לכלם

 

Étude de Rachi ce samedi: Comment comprendre les menaces divines de la paracha haazinou ?

Notre parhaazinou-enluminureacha de cette semaine, très difficile, parle de courroux divin et de vengeance. Faut-il la lire au sens premier ? Peut-on faire abstraction du sens premier ? A qui exactement s’adresse cette expression de puissance impressionnante ? Rachi nous introduit à une nuance insoupçonnée dans ce texte effrayant.

(Attention, le texte suivant est traduit à dessein d’une façon proche du texte, pour inviter à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître. Vous pouvez préparer le texte à l’avance, mais ne restez pas dans cette étape solitaire source de mécompréhension. Merci.)

 Pour étudier avec nous à Surmelin : MJLF-est ce chabbat de 9h30 (précises, accueil à 9h15) à 10h20.

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 Deut.32 :36

Quand Hachem jugera Son peuple « Quand » Il prononcera contre eux ces punitions-là telles qu’elles ont été détaillées, comme dans : « Quand (ki) Il se sert d’eux pour juger les peuples » (Iyov 36, 31). Le mot ki ne s’entend pas ici dans le sens de « car », destiné à justifier ce qui précède, mais [dans celui de « lorsque »], pour marquer le début d’un discours, comme dans : « quand (ki) vous viendrez vers le pays » (Wayiqra 23, 10) (Roch hachana 3a). Quand se seront abattus sur vous ces jugements-là, le Saint béni soit-Il se ravisera en ce qui concerne Ses serviteurs et Il les reprendra en pitié.

Il se ravisera (yithnè‘ham) Le mot signifie : « changer son dessein », en bien ou en mal.

Quand Il verra que la main s’en est allée Quand Il verra que la main de l’ennemi va en s’appesantissant sur eux toujours plus, et qu’il n’y a plus en eux ‘atsour ni ‘azouv.

Lié (‘ atsour) – Secourus par un chef qui puisse les arrêter (ya‘atsor).

Abandonné (‘ azouv) – Par un ‘ozèv. Le mot ‘otsér s’applique à un chef qui « arrête » (‘otsér) ses troupes afin qu’elles ne se dispersent pas au moment où elles partent combattre l’ennemi. En français : « maintenu ».

Lié (‘ atsour) – C’est celui qui est sauvé grâce à « l’arrêt » imposé par le chef.

Abandonné (‘ azouv) – Affermi, comme dans : « Ils ont aidé (waya‘azvou) Jérusalem jusqu’au large mur » (Nè‘hèmia 3, 8), ou dans : « Comment a-t-elle pu ne pas être fortifiée (‘ouzzeva), la ville glorieuse ? » (Yirmeya 49, 25).

32 :38

Eux qui mangeront le suif de leurs sacrifices Ce sont ces dieux-là qui les mangeaient, car ils leur présentaient [les sacrifices], et ils buvaient « le vin de leurs nessakhim ».

Qu’ils soient sur vous un abri Que ce rocher soit pour vous un havre et un abri.

32 :39

Voyez maintenant Comprenez, tant par les châtiments que je vous ai infligés sans que personne se porte à votre secours, que par le salut que je vous accorderai sans que personne ne m’en empêche.

Que moi, je le suis Que je suis là pour abaisser et que je suis là pour relever.

Et il n’y a pas de dieu à côté de moi Qui se dresse contre moi pour m’empêcher [d’agir].

A côté de moi A mon exemple et comme moi.

Et il n’y a pas de sauveteur de ma main Ceux qui pèchent contre moi.

32 :43

Sa terre procurera le pardon à Son peuple Et quelle est Sa terre ? Son peuple. Lorsque Son peuple est consolé, consolée se trouve Sa terre. Dans le même sens : « Tu as rendu, Hachem, ton affection à ton pays… » (Tehilim 85, 2). Et comment l’as-tu fait ? « … Tu as ramené les captifs de Ya‘aqov » (ibid.). Le présent cantique est interprété d’une manière différente [à partir du verset 26] dans le Sifri, où Rabi Yehouda et Rabi Nè‘hèmia sont en désaccord. Rabi Yehouda l’explique intégralement comme s’appliquant à Israël, tandis que Rabi Nè‘hèmia l’explique intégralement comme s’appliquant aux idolâtres. Voici comment Rabi Yehouda l’explique comme s’appliquant à Israël : A partir de : « J’ai dit, je les disperserai » (verset 26) jusqu’à : « et ce n’est pas Hachem qui a fait tout cela » (verset 27), c’est comme je l’ai expliqué. « Car ils sont une nation qui a perdu le conseil… » (verset 28) : Ils ont perdu ma Tora, qui était pour eux de bon conseil. « … Et il n’y a pas en eux d’intelligence » (ibid.), pour comprendre : « … comment un seul [des peuples en] poursuivra mille, si leur rocher ne les avait vendus » (verset 30). A partir de : « Car il n’est pas comme notre rocher, leur rocher… » (verset 31) et jusqu’à la fin, c’est comme je l’ai expliqué. Tandis que Rabi Nè‘hèmia l’explique comme s’appliquant aux idolâtres. A partir de : « Car ils sont une nation qui a perdu le conseil… » (verset 28) et jusqu’à : « … et nos ennemis [sont] juges » (verset 31), c’est comme je l’ai expliqué. [Et ensuite :]

32 :44

Lui et Hoché‘a, fils de Noun Ce chabath a été celui « de la paire » (Sota 13b). Le pouvoir a été retiré à l’un et conféré à l’autre. Mochè a donné à Yehochou‘a un porte-parole pour qu’il donne un enseignement [encore] de son vivant, afin qu’Israël ne dise pas : « Tu n’osais pas, du vivant de ton maître, élever la tête ! » Et pourquoi le texte l’appelle-t-il ici « Hoché‘a » ? Pour signaler que son esprit ne s’est pas enorgueilli et que, malgré la grandeur qui lui a été conférée, il est resté aussi humble que par le passé.

כִּי יָדִין ה’ עַמּוֹ. כְּשֶׁיִּשְׁפּוֹט אוֹתָם בְּיִסּוּרִין הַלָּלוּ הָאֲמוּרִים עֲלֵיהֶם כְּמוֹ כִּי בָם יָדִין עַמִּים (יְיַסֵּר עַמִּים) כִּי זֶה אֵינוֹ מְשַׁמֵּשׁ לָשׁוֹן דְּהָא לָתֵת טַעַם לַדְּבָרִים שֶׁל מַעְלָה אֶלָּא לָשׁוֹן תְּחִלַּת דִּבּוּר כְּמוֹ כִּי תָבֹאוּ אֶל הָאָרֶץ כְּשֶׁיָּבֹאוּ עֲלֵיהֶם מִשְׁפָּטִים הַלָּלוּ וְיִתְנַחֵם הַקָּבָּ »ה עַל עֲבָדָיו לָשׁוּב וּלְרַחֵם עֲלֵיהֶם:

יִתְנֶחָם. לָשׁוֹן הֵפֶךְ מַחֲשָׁבָה לְהֵטִיב אוֹ לְהָרַע:

כִּי יִרְאֶה כִּי אָזְלַת יָד. (כְּשֶׁיִּרְאֶה כִּי אָזְלַת) יָד הָאוֹיֵב הוֹלֶכֶת וְחוֹזֶקֶת מְאֹד עֲלֵיהֶם וְאֶפֶס בָּהֶם עָצוּר וְעָזוּב:

עָצוּר. נוֹשַׁע עַ »י עוֹצֵר וּמוֹשֵׁל שֶׁיַּעֲצוֹר בָּהֶם:

עָזוּב. עַ »י עוֹזֵב. עוֹצֵר הוּא הַמּוֹשֵׁל הָעוֹצֶר בָּעָם שֶׁלֹּא יֵלְכוּ מְפוֹזָרִים בְּצֵאתָם לַצָּבָא עַל הָאוֹיֵב בְּלָשׁוֹן לַעַ »ז מיינטי »ט (שׁטארק אופהאלטין):

עָצוּר. הוּא הַנּוֹשַׁע בְּמַעֲצוֹר הַמּוֹשֵׁל:

עָזוּב. מְחֻזָּק כְּמוֹ וַיַּעֲזְבוּ אֶת יְרוּשָׁלַיִם עַד הַחוֹמָה. אֵיךְ לֹא עוּזְבָה עִיר תְּהִלָּה:

 

אֲשֶׁר חֵלֶב זְבָחֵימוֹ. הָיוּ אוֹתָן אֱלָהוּת אוֹכְלִים שֶׁהָיוּ מַקְרִיבִים לִפְנֵיהֶם וְשׁוֹתִין יֵין נְסִיכָם:

יְהִי עֲלֵיכֶם סִתְרָה. אוֹתוֹ הַצּוּר יִהְיֶה לָכֶם מַחֲסֶה וּמִסְתּוֹר:

 

רְאוּ עַתָּה. הָבִינוּ מִן הַפּוּרְעֲנִיּוֹת שֶׁהֵבֵאתִי עֲלֵיכֶם וְאֵין לָכֶם מוֹשִׁיעַ וּמִן הַתְּשׁוּעָה שֶׁאוֹשִׁיעֲכֶם וְאֵין מוֹחֶה בְּיָדִי:

אֲנִי אֲנִי הוּא. אֲנִי לְהַשְׁפִּיל וַאֲנִי לְהָרִים:

וְאֵין אֱלֹהִים עִמָּדִי. עוֹמֵד כְּנֶגְדִי לִמְחוֹת:

עִמָּדִי. דּוּגְמָתִי וְכָמוֹנִי:

וְאֵין מִיָּדִי מַצִּיל. הַפּוֹשְׁעִים בִּי:

 

וְכִפֶּר אַדְמָתוֹ. ומה היא אדמתו עמו כשעמו מתנחמים ארצו מתנחמת וכה »א רצית ה’ ארצך במה רצית ארצך שבת שבות יעקב בפנים אחרים היא נדרשת בספרי ונחלקו בה ר’ יהודה ור’ נחמיה ר »י דורש כולה כנגד ישראל ור »נ דורש את כולה כנגד העובדי כוכבים ר »י דורשה כלפי ישראל אמרתי אפאיהם כמו שפירשתי עד ולא ה’ פעל כל זאת כי גוי אובד עצות המה אבדו תורתי שהיא להם עצה נכונה ואין בהם תבונה להתבונן איכה ירדוף אחד מן האומות אלף מהם אם לא כי צורם מכרם כי לא כצורנו צורם הכל כמו שפירשתי עד תכליתו ר »נ דורשה כלפי העובדי כוכבים כי גוי אובד עצות המה כמו שפירשתי תחלה עד ואויבינו פלילים

הוּא וְהוֹשֵׁעַ בִּן נוּן. שַׁבָּת שֶׁל דִּיוּזְגֵי הָיְתָה נִטְלָה רְשׁוּת מִזֶּה וְנִתְּנָה לָזֶה הֶעֱמִיד לוֹ מֹשֶׁה מְתֻרְגְמָן לִיהוֹשֻׁעַ שֶׁיְּהֵא דּוֹרֵשׁ בְּחַיָּיו כְּדֵי שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ יִשְׂרָאֵל בְּחַיֵּי רַבְּךָ לֹא הָיָה לְךָ לְהָרִים רֹאשׁ וְלָמָּה קוֹרְאֵהוּ כָּאן הוֹשֵׁעַ לֵאמֹר שֶׁלֹּא זָחָה דַּעְתּוֹ עָלָיו שֶׁאַעַ »פ שֶׁנִּתְּנָה לוֹ גְּדֻלָּה הִשְׁפִּיל עַצְמוֹ כַּאֲשֶׁר מִתְּחִלָּתוֹ:

 

 

Communiquer, c’est sacré! Rachi, ce samedi 14 mai

Communiquer, c’est sacré!

La paracha Kedochim (spéciaux, saints, sacrés) évoque des principes fondamentaux de communication.

Quel est l’impact d’une communication détournée? Quel est le but et le principe de la communication?

Rachi nous détaille les ingrédients qui la composent.

Pour que nos mots aient un contenu et une tonalité de construction.

La feuille de source est disponible ici: 9 Rachi Kedochim Communiquer

A samedi (accueil 9h15, début 9h30) et …שבת שלום

Fraterniser, c’est tout un art! Rachi, ce samedi 1e avril

Qu’est-ce que la fraternité? Comment gérer les coresponsabilités parfois à peine choisies?

Les frères ne choisissent pas leur condition fraternelle, dans le cadre familial imposé, ils se trouvent obligés de se positionner face à leur alter ego.

Moïse et Aaron sont liés par leur fraternité et aussi par leurs charges de leadership vis-à-vis du peuple.

Leur relation dans la mise en place du service du tabernacle, au moment le plus crucial et sensible, nous invite à examiner les éléments qui sont la base de leur collaboration.

Quelle a été la recette de la création de la fraternité?

Notre paracha nous invite à cultiver l’art de la création de la collaboration.

Rachi nous détaille les ingrédients qui la composent.

La feuille de source est disponible ici: 8 Rachi Chémini fraterniser

A samedi (accueil 9h15, début 9h30) et …שבת שלום