haine + orgueil + passivité + zèle = destruction

Talmud Babylonien Guitin 55b-56a –« Haine gratuite, Orgueil, Excès de zèle, qui est le vrai coupable ? »

Le crime ? La destruction du Temple. Le coupable ? Difficile à dire. S’agit-il du haineux, de l’orgueilleux, des silencieux, des indécis, ou des trop pointilleux ? Le manque de qualité humaine conjugué sur toute la chaîne de causalité amène au désastre. Comment lire l’histoire de Kamtsa et Bar Kamtsa aujourd’hui, quelles leçons personnelles en tirer ? Quelles valeurs humaines sont cruellement manquantes et qu’apprenons-nous à travers cette histoire sur les sages et leur capacité de remise en question et d’auto-critique ?

(Attention, le texte suivant est traduit à dessein d’une façon proche du texte, pour inviter à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître. Vous pouvez préparer le texte à l’avance, mais ne restez pas dans cette étape solitaire source de mécompréhension. Merci.)

Pour étudier avec nous au café des Psaumes ce mercredi de 12h30 (accueil à 12h) à 14h, contactez Paule sur facebook ou répondez à cet article en commentaire.

Rabbi YoHanan a dit que signifie le fait qu’est écrit Heureux l’homme constamment timoré! Qui endurcit son cœur tombe dans le malheur pour Kamtsa et Bar Kamtsa Jérusalem a été anéantie pour un coq et une poule Tour Malka a été anéantie pour le pieux d’une charrue Betar a été anéantie pour Kamtsa et Bar Kamtsa Jérusalem a été anéantie parce que cet homme qui aimait Kamtsa et haïssait Bar Kamtsa a fait un repas il a dit à son serviteur va amène-moi Kamtsa il alla et lui amena Bar Kamtsa il vient et trouva celui-là assis il lui dit tu m’es détestable que veux-tu ici lève-toi et pars il lui dit du fait que je suis venu laisse moi rester et je te donnerai la monnaie de ce que j’ai mangé et de ce que j’ai bu

Il lui a dit non il lui a dit je te donnerai la monnaie de la moitié de ton repas il lui a dit non il lui a dit je te donnerai la monnaie de tout ton repas il lui a dit non il l’a pris dans ses main l’a levé et l’a fait sortir il a dit puisque des sages étaient présents et ne l’ont pas empêché je comprends de cela que cela leur convenait il alla et envoya un message à la maison royale il dit au kesar les juifs se révoltent contre toi il lui dit qui a dit cela il lui dit envoie leur une offrande et vois s’ils la sacrifient il alla et envoya dans leurs mains un beau veau pendant qu’il venait il lui fit un défaut à la lèvre supérieure ou certains disent dans le blanc de son œil de telle sorte que pour nous c’est un défaut et pour eux ce n’est pas un défaut les sages ont pensé l’offrir à cause de la paix avec le royaume Rabbi ZeHara fils de Avkoulas on dira les animaux défectueux peuvent être apportés à l’autel ils ont pensé le tuer pour qu’il n’aille pas le dire Rabbi ZaHaria leur dit celui qui fait un défaut dans les saintetés doit-il être mis à mort Rabbi YoHanan a dit l’humilité de Rabbi ZeHaria ben Avkoulas a détruit notre maison a brulé notre sanctuaire et nous a exilé de notre terre

אמר רבי יוחנן מאי דכתיב (משלי כח, יד) אשרי אדם מפחד תמיד ומקשה לבו יפול ברעה אקמצא ובר קמצא חרוב ירושלים אתרנגולא ותרנגולתא חרוב טור מלכא אשקא דריספק חרוב ביתר אקמצא ובר קמצא חרוב ירושלים דההוא גברא דרחמיה קמצא ובעל דבביה בר קמצא עבד סעודתא אמר ליה לשמעיה זיל אייתי לי קמצא אזל אייתי ליה בר קמצא אתא אשכחיה דהוה יתיב אמר ליה מכדי ההוא גברא בעל דבבא דההוא גברא הוא מאי בעית הכא קום פוק אמר ליה הואיל ואתאי שבקן ויהיבנא לך דמי מה דאכילנא ושתינא

אמר ליה לא אמר ליה יהיבנא לך דמי פלגא דסעודתיך אמר ליה לא אמר ליה יהיבנא לך דמי כולה סעודתיך א »ל לא נקטיה בידיה ואוקמיה ואפקיה אמר הואיל והוו יתבי רבנן ולא מחו ביה ש »מ קא ניחא להו איזיל איכול בהו קורצא בי מלכא אזל אמר ליה לקיסר מרדו בך יהודאי א »ל מי יימר א »ל שדר להו קורבנא חזית אי מקרבין ליה אזל שדר בידיה עגלא תלתא בהדי דקאתי שדא ביה מומא בניב שפתים ואמרי לה בדוקין שבעין דוכתא דלדידן הוה מומא ולדידהו לאו מומא הוא סבור רבנן לקרוביה משום שלום מלכות אמר להו רבי זכריה בן אבקולס יאמרו בעלי מומין קריבין לגבי מזבח סבור למיקטליה דלא ליזיל ולימא אמר להו רבי זכריה יאמרו מטיל מום בקדשים יהרג אמר רבי יוחנן ענוותנותו של רבי זכריה בן אבקולס החריבה את ביתנו ושרפה את היכלנו והגליתנו

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: talmud 5777 -8 guitin 55b 56a

Donner = recevoir ? Recevoir = donner ? Rachi ce chabbat au MJLF-est

La paracha émor évoque entre autre des règles concernant la pureté des prêtres. Ce passage est difficile à aborder. Quelque chose de profondément écologique et humaniste pourrait-il se cacher derrière ces commandements arrides? C’est ce que nous tenterons de soutenir samedi matin à travers l’étude de la paracha et du commentaire de Rachi, autour de la paracha Emor, et plus particulièrement des chapitres 21 et 22 du Lévitique.

Télécharger le texte en suivant le lien suivant: Rachi et Lévitique 21 et 22.

Lev. 21 :4    Ne se rendra pas impur, un mari dans ses peuples, pour se profaner Il ne se rendra pas impur pour sa femme illégitime par laquelle il s’est rendu ‘hallal (« profané ») aussi longtemps qu’elle a été avec lui. Et voici le sens littéral du verset : Le mari ne se rendra pas impur pour celle qui lui est sa parente aussi longtemps qu’elle est parmi le peuple auquel il appartient, ce qui veut dire : aussi longtemps qu’il y a des personnes qui l’enterreront et qu’elle n’est pas un cadavre sans répondant. Et de quelle parente s’agit-il ? De celle par laquelle il s’est rendu ‘hallal et a perdu sa qualité de kohen.

21 :7   Zona Une femme qui a eu un rapport sexuel avec un des enfants d’Israël qui lui est interdit, comme ceux qui sont passibles de kareth, ou un nathin (V. Yehochou‘a 9, 27) ou un mamzèr (Yevamoth 61b).       Profanée (‘halala) Une femme née d’une union interdite au kohen, comme la fille d’une veuve mariée à un kohen gadol ou la fille d’une divorcée ou d’une ‘haloutsa (V. Devarim 25, 9) mariée à un kohen ordinaire, et aussi celle qui est devenue ‘halala (« profanée ») comme ayant cohabité avec un kohen inapte à la prêtrise (Qid 77a).

21 :11  Et sur aucune âme d’un mort Il ne viendra pas dans la tente où repose un mort.     Âme morte Jusqu’à un quart [de log] de sang, lequel rend impur « dans la tente » (Nazir 38a).     Pour son père ni pour sa mère il ne se rendra pas impur Ces mots sont destinés à permettre de se rendre impur pour un mort sans répondant (meth mitswa) (Torath kohanim).

21 :15 Et il ne profanera pas sa descendance S’il épouse, en revanche, une de celles qui lui sont interdites, la descendance issue de leur union sera exclue comme ‘halala (« profanée ») du statut de sainteté de la prêtrise (Qiddouchin 77b).

22 :2, 3   Ils s’écarteront (weyinozrou) L’idée de nezira implique toujours celle de séparation. Il en est de même dans : « Il écarte (weyinnazér) de moi » (Ye‘hezqèl 14, 7), ou dans : « Ils se sont écartés (nazorou) au loin » (Yecha’yah 1, 4). Qu’ils s’abstiennent des choses saintes lorsqu’ils sont impurs. Autre explication : « Ils s’écarteront des saintetés des fils d’Israël qui elles, me sanctifient, et ils ne profaneront pas le nom de ma sainteté. » Inverse le verset et explique-le !

Qu’ils me sanctifient Y compris les offrandes des kohanim eux-mêmes.

Tout homme qui s’approchera Cette « approche » ne signifie rien d’autre que l’acte de manger. Il arrive aussi que l’interdiction de consommer des offrandes en état d’impureté soit appelée « toucher » : « à tout objet de sainteté elle ne touchera pas » (supra 12, 4), c’est-à-dire une défense de manger. Nos maîtres l’ont déduit (Yevamoth 75a) par un raisonnement faisant appel à deux textes qui contiennent le même mot (guezéra chawa). Il est impossible de dire que l’interdiction porte sur le « toucher » au sens littéral du terme. La peine de kareth est en effet stipulée à deux reprises, très proches l’une de l’autre (supra 7, 20 et 21) dans la sidra Tsaw, pour la consommation. Or, si le simple contact était également visé, il serait inutile d’ajouter la consommation. C’est ce que l’on explique dans Torath kohanim : Celui qui touche est-il coupable ? Dans l’affirmative, pourquoi le texte précise-t-il : « s’approchera » ? Cela veut dire : « dès que l’offrande est apte à être “approchée” », car on n’est coupable d’avoir consommé en état d’impureté qu’après la présentation des parties qui rendent l’offrande autorisée, [à savoir celle du sang et du suif]. Sans doute te demanderas-tu : Pourquoi est-il question à trois reprises de la peine de kareth à propos de l’impureté des kohanim ? Cela a été expliqué dans le traité Chevou‘oth (7a) : Une première fois comme « règle générale » et une fois comme « détail », etc.        Et son impureté est sur lui C’est l’impureté de l’homme lui-même. J’aurais pu penser que ce fût celle de la viande, et que l’impureté de la viande s’attachât à lui. Le texte viserait alors un homme en état de pureté qui consommerait de ce qui est impur. Mais il faut nécessairement conclure du sens du verset que le texte parle de quelqu’un dont l’impureté est « volatile », et cela n’est le cas que pour celui qui peut se purifier par immersion.

Cette âme-là sera retranchée… J’aurais pu penser qu’elle fût bannie d’un endroit à un autre, expulsée de son lieu de naissance et contrainte de s’installer ailleurs. Aussi est-il écrit : « Je suis Hachem » – partout où je suis.

23 :4   Six jours Quel rapport le Chabath a-t-il avec les fêtes ? C’est pour t’enseigner que quiconque profane les fêtes est considéré comme s’il profanait le Chabath, et que quiconque observe les fêtes est considéré comme s’il observait le Chabath.

לֹא יִטַּמָּא בַּעַל בְּעַמָּיו לְהֵחַלּוֹ, לֹא יִטַּמָּא לְאִשְׁתּוֹ פְּסוּלָה, שֶׁהוּא מְחֻלָּל בָּהּ בְּעוֹדָהּ עִמּוֹ. וְכֵן פְּשׁוּטוֹ שֶׁל מִקְרָא: לֹא יִטַּמָּא בַּעַל בִּשְׁאֵרוֹ, בְּעוֹד שֶׁהוּא בְּתוֹךְ עַמָּיו, שֶׁיֵּשׁ לָהּ קוֹבְרִין, שֶׁאֵינָהּ מֵת מִצְוָה. וּבְאֵיזֶה ‘שְׁאֵר’ אָמַרְתִּי? בְּאוֹתוֹ שֶׁהוּא ‘לְהֵחַלּוֹ’, לְהִתְחַלֵּל הוּא מִכְּהֻנָּתוֹ:

זֹנָה, שֶׁנִּבְעֲלָה בְּעִילַת יִשְׂרָאֵל הָאָסוּר לָהּ, כְּגוֹן חַיָּבֵי כְּרֵתוֹת, אוֹ נָתִין, אוֹ מַמְזֵר.

חֲלָלָה: חֲלָלָה, שֶׁנּוֹלְדָה מִן הַפְּסוּלִים שֶׁבַּכְּהֻנָּה, כְּגוֹן בַּת אַלְמָנָה מִכֹּהֵן גָּדוֹל, אוֹ בַּת גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה מִכֹּהֵן הֶדְיוֹט וְכֵן שֶׁנִּתְחַלְּלָה מִן הַכְּהֻנָּה עַל-יְדֵי בִּיאַת אֶחָד מִן הַפְּסוּלִים לַכְּהֻנָּה:

וְעַל כָּל-נַפְשֹׁת מֵת, בְּאֹהֶל הַמֵּת.

נַפְשֹׁת מֵת, לְהָבִיא רְבִיעִית דָּם מִן הַמֵּת, שֶׁמְּטַמֵּא בָּאֹהֶל.

לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ לֹא יִטַּמָּא, לֹא בָּא אֶלָּא לְהַתִּיר לוֹ מֵת מִצְוָה:

וְלֹא-יְחַלֵּל זַרְעוֹ, הָא אִם נָשָׂא אַחַת מִן הַפְּסוּלוֹת זַרְעוֹ הֵימֶנָּה חָלָל מִדִּין קְדֻשַּׁת כְּהֻנָּה:

וְיִנָּזְרוּ, אֵין ‘נְזִירָה’ אֶלָּא פְּרִישָׁה; וְכֵן הוּא אוֹמֵר (יחזקאל יד, ז): « וַיִּנָּזֵר מֵאַחֲרַי »; (ישעיה א, ד): « נָזֹרוּ אָחוֹר », יִפְרְשׁוּ מִן הַקֳּדָשִׁים בִּימֵי טֻמְאָתָן. דָּבָר אַחֵר: וַיִּנָּזְרוּ מִקָּדְשֵׁי בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל אֲשֶׁר הֵם מַקְדִּשִׁים לִי, וְלֹא יְחַלְּלוּ אֶת-שֵׁם קָדְשִׁי, סָרֵס הַמִּקְרָא וְדָרְשֵׁהוּ.

אֲשֶׁר הֵם מַקְדִּשִׁים לִי, לְרַבּוֹת קָדְשֵׁי כֹּהֲנִים עַצְמָן:

כָּל-אִישׁ אֲשֶׁר-יִקְרַב, אֵין ‘קְרִיבָה’ זוֹ אֶלָּא אֲכִילָה. וְכֵן מָצִינוּ שֶׁנֶּאֶמְרָה אַזְהָרַת אֲכִילַת קָדָשִׁים בְּטֻמְאָה בִּלְשׁוֹן ‘נְגִיעָה’: « בְּכָל קֹּדֶשׁ לֹא-תִגָּע » (ויקרא יב, ד) _ אַזְהָרָה לָאוֹכֵל; וּלְמָדוּהָ רַבּוֹתֵינוּ מִגְּזֵרָה שָׁוָה וְאִי אֶפְשָׁר לוֹמַר שֶׁחַיָּב עַל הַנְּגִיעָה, שֶׁהֲרֵי נֶאֱמַר כָּרֵת עַל הָאֲכִילָה בְּ »צַו אֶת אַהֲרֹן », שְׁתֵּי כְּרֵתוֹת זוֹ אֵצֶל זוֹ, וְאִם עַל הַנְּגִיעָה חַיָּב, לֹא הֻצְרַךְ לְחַיְּבוֹ עַל הָאֲכִילָה; וְכֵן נִדְרַשׁ בְּתוֹרַת כֹּהֲנִים: וְכִי יֵשׁ נוֹגֵעַ חַיָּב? אִם-כֵּן, מַה תַּלְמוּד לוֹמַר « יִקְרַב? » מִשֶּׁיֻּכְשַׁר לְהִקָּרֵב, שֶׁאֵין חַיָּבִין עָלָיו מִשּׁוּם טֻמְאָה אֶלָּא אִם כֵּן קָרְבוּ מַתִּירָיו וְאִם תֹּאמַר שָׁלֹשׁ כְּרֵתוֹת בְּטֻמְאַת כֹּהֲנִים לָמָּה? כְּבָר נִדְרְשׁוּ בְּמַסֶּכֶת ‘שְׁבוּעוֹת’ אַחַת לַכְּלָל וְאַחַת לַפְּרָט וְכוּ’.

וְטֻמְאָתוֹ עָלָיו, וְטֻמְאַת הָאָדָם עָלָיו. יָכוֹל, בַּבָּשָׂר הַכָּתוּב מְדַבֵּר, וְטֻמְאָתוֹ שֶׁל בָּשָׂר עָלָיו, וּבְטָהוֹר שֶׁאָכַל אֶת הַטָּמֵא הַכָּתוּב מְדַבֵּר עַל כָּרְחֲךָ מִמַּשְׁמָעוֹ אַתָּה לָמֵד בְּמִי שֶׁטֻּמְאָתוֹ פּוֹרַחַת מִמֶּנּוּ ב הַכָּתוּב מְדַבֵּר. וְזֶהוּ הָאָדָם שֶׁיֵּשׁ לוֹ טָהֳרָה בַּטְּבִילָה.

וְנִכְרְתָה וְגוֹ‘, יָכוֹל, מִצַּד זֶה לְצַד זֶה, יִכָּרֵת מִמְּקוֹמוֹ וְיִתְיַשֵּׁב בְּמָקוֹם אַחֵר? תַּלְמוּד לוֹמַר: « אֲנִי ה' » _ בְּכָל מָקוֹם אֲנִי:

שֵׁשֶׁת יָמִים, מָה עִנְיַן שַׁבָּת אֵצֶל מוֹעֲדוֹת? לְלַמֶּדְךָ שֶׁכָּל הַמְחַלֵּל אֶת הַמּוֹעֲדוֹת, מַעֲלִין עָלָיו כְּאִלּוּ חִלֵּל אֶת הַשַּׁבָּתוֹת, וְכָל הַמְקַיֵּם אֶת הַמּוֹעֲדוֹת, מַעֲלִין עָלָיו כְּאִלּוּ קִיֵּם אֶת הַשַּׁבָּתוֹת:

Naomi, la solitaire accompagnée

Le livre de Ruth : approche pédagogique de la solitude et de la socialité – Bible et Pédagogie 5, c’est déjà dimanche prochain, à Nation/Ganénou. Pour les parents et tous ceux qui aiment la pédagogie.

Qu’est-ce que la solitude ? Qu’est-ce qui nous rend solitaires ? Noémie  a tout perdu dans une terre lointaine, avant de retrouver du lien personnel et du lien social. Que signifie notre attachement social ? Comment réagir quand on est isolé ? Comment rester ouvert au lien quand on pourrait sombrer dans la détresse ? Ce n’est pas chose facile. Le triomphe sur la solitude, c’est l’une des portes d’entrée vers un monde de paix et de justice, symbolisée par le commencement de la lignée du Roi David.

En accueillant l’autre, Noémie accède à un retour dans la société qui est la sienne.

Comment réagissons-nous face à ces questions ? Nous laissons-nous toucher par l’histoire de Noémie de de Ruth ? En racontant cette histoire simple, sommes-nous capables de partager cela avec nos enfants ?

(Attention, le texte suivant est repris de la traduction en français par le rabbinat. Le texte biblique ne doit pas être statique et les traductions ont tendance à appauvrir. Nous vous invitons à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître.  Merci.)

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaella ou répondez à cet article en commentaire.

I 1 A l’époque où gouvernaient les Juges, il y eut une famine dans le pays; un homme quitta alors Bethléem en Juda pour aller séjourner dans les plaines de Moab, lui, sa femme et ses deux fils. 2 Le nom de cet homme était Elimélec, celui de sa femme Noémi; ses deux fils s’appelaient Mahlon et Kilion; c’étaient des Ephratites de Bethléem en Juda. Arrivés sur le territoire de Moab, ils s’y fixèrent. 3 Elimélec, l’époux de Noémi, y mourut, et elle resta seule avec ses deux fils. 4 Ceux-ci épousèrent des femmes moabites, dont l’une s’appelait Orpa et l’autre Ruth; et ils demeurèrent ensemble une dizaine d’années. 5 Puis Mahlon et Kilion moururent à leur tour tous deux, et la femme resta seule, privée de ses deux enfants et de son mari. 6 Elle se disposa alors, ainsi que ses brus, à abandonner les plaines de Moab; car elle avait appris dans les plaines de Moab que l’Eternel, s’étant ressouvenu de son peuple, lui avait donné du pain. 7 Elle sortit donc de l’endroit qu’elle avait habité, accompagnée de ses deux brus; mais une fois qu’elles se furent mises en route pour revenir au pays de Juda, 8 Noémi dit à ses deux brus: « Rebroussez chemin et rentrez chacune dans la maison de sa mère. Puisse le Seigneur vous rendre l’affection que vous avez témoignée aux défunts et à moi! 9 Qu’à toutes deux l’Éternel fasse retrouver une vie paisible dans la demeure d’un nouvel époux! » Elle les embrassa, mais elles élevèrent la voix en sanglotant, 10 et lui dirent: « Non, avec toi nous voulons nous rendre auprès de ton peuple. » 11 Noémi reprit: « Rebroussez chemin, mes filles; pourquoi viendriez-vous avec moi? Ai-je encore des fils dans mes entrailles, qui puissent devenir vos époux? 12 Allez, mes filles, retournez-vous-en, car je suis trop âgée pour être à un époux. Dussé-je même me dire qu’il est encore de l’espoir pour moi, que je pourrais appartenir cette nuit à un homme et avoir des enfants, 13 voudriez-vous attendre qu’ils fussent devenus grands, persévérer dans le veuvage à cause d’eux et refuser toute autre union? Non, mes filles, j’en serais profondément peinée pour vous, car, Ia main du Seigneur s’est appesantie sur moi. » 14 De nouveau elles élevèrent la voix et sanglotèrent longtemps; puis Orpa embrassa sa belle-mère, tandis que Ruth s’attachait à ses pas. 15 Alors Noémi dit: « Vois, ta belle-sœur est retournée à sa famille et à son dieu; retourne toi aussi et suis ta belle-sœur. » 16 Mais Ruth répliqua: « N’insiste pas près de moi, pour que je te quitte et m’éloigne de toi; car partout où tu iras, j’irai; où tu demeureras, je veux demeurer; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu; 17 là où tu mourras, je veux mourir aussi et y être enterrée. Que l’Eternel m’en fasse autant et plus, si jamais je me sépare de toi autrement que par la mort! » 18 Noémi, voyant qu’elle était fermement décidée à l’accompagner, cessa d’insister près d’elle. 19 Elles marchèrent donc ensemble jusqu’à leur arrivée à Bethléem. Quand elles entrèrent à Bethléem, toute la ville fut en émoi à cause d’elles, et les femmes s’écrièrent: « N’est-ce pas Noémi? » 20 Elle leur dit: « Ne m’appelez plus Noémi, appelez-moi Mara, car l’Eternel m’a abreuvée d’amertume. 21 Je suis partie d’ici comblée de biens, et le Seigneur me ramène les mains vides. Pourquoi me nommeriez-vous Noémi, alors que l’Eternel m’a humiliée et que le Tout-Puissant m’a infligé des malheurs? » 22 C’est ainsi que Noémi était revenue des plaines de Moab, accompagnée de sa bru, Ruth la Moabite. Le moment de leur arrivée à Bethléem coïncidait avec le début de la moisson des orges.

II 1 Or, Noémi se connaissait un parent de son mari, un homme considérable par sa richesse, de la famille d’Elimélec, et qui se nommait Booz. 2 Ruth la Moabite dit un jour à Noémi: « Je voudrais aller dans les champs glaner des épis à la suite de celui qui me ferait bon accueil. » Noémi lui répondit: « Va, ma fille. » 3 Elle alla donc et s’en vint glaner dans un champ derrière les moissonneurs; le hasard l’avait conduite dans une pièce de terre appartenant à Booz, de la famille d’Elimélec. 4 Voilà que Booz arrivait justement de Bethléem; il dit aux moissonneurs:  » Que le Seigneur soit avec vous! » Et eux de répliquer: « Le Seigneur te bénisse! » 5 Booz demanda à son serviteur qui dirigeait les moissonneurs: « A qui cette jeune fille? » 6 Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs répondit: « C’est une jeune fille moabite, celle qui est venue avec Noémi des plaines de Moab. 7 Elle nous a dit: Je voudrais glaner et recueillir des épis près des tas de gerbes, à la suite des moissonneurs. Ainsi elle est venue, et elle se trouve ici depuis le matin jusqu’à présent, tant son séjour à la maison a été de courte durée. » 8 Booz dit alors à Ruth: « Entends-tu, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ, et ne t’éloigne pas d’ici; attache-toi de la sorte aux pas de mes jeunes servantes. 9 Aie les yeux fixés sur le champ qu’elles moissonneront et marche à leur suite; j’ai bien recommandé aux jeunes gens de ne pas te molester; si tu as soif, va où sont les vases et bois de ce que les jeunes gens auront puisé. » 10 Ruth se jeta la face contre terre, se prosterna et lui dit: « Comment ai-je pu trouver grâce à tes yeux, pour que tu t’intéresses à moi, qui suis une étrangère? » 11 Booz lui répliqua en disant: « On m’a fidèlement rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari: que tu as quitté ton père, ta mère et ton pays natal pour te rendre auprès d’un peuple que tu ne connaissais ni d’hier ni d’avant-hier. 12 Que l’Eternel te donne le prix de ton œuvre de dévouement! Puisses-tu recevoir une récompense complète du Seigneur, Dieu d’Israël, sous les ailes duquel tu es venue t’abriter! »

IV 11 Tout le peuple qui se trouvait à la porte et les anciens répondirent: « Nous sommes témoins! Que l’Eternel rende l’épouse qui va entrer dans ta maison semblable à Rachel et à Léa, qui ont édifié à elles deux la maison d’Israël! Toi-même, puisses-tu prospérer à Efrata et illustrer ton nom à Bethléem! 12 Que ta maison soit comme la maison de Péréç, que Tamar enfanta à Juda, grâce aux enfants que le Seigneur te fera naître de cette femme! » 13 Booz épousa donc Ruth, elle devint sa compagne et il cohabita avec elle. L’Eternel accorda à Ruth le bonheur de devenir mère: elle mit au monde un fils. 14 Alors les femmes dirent à Noémi: « Loué soit l’Eternel qui, dès ce jour, ne te laisse plus manquer d’un défenseur! Puisse son nom être illustre en Israël! 15 Puisse-t-il devenir le consolateur de ton âme, l’appui de ta vieillesse, puisqu’aussi bien c’est ta bru qui l’a mis au monde, elle qui t’aime tant et qui est meilleure pour toi que sept fils! » 16 Noémi prit le nouveau-né, le mit sur son giron et se chargea de lui donner ses soins. 17 Et les voisines désignèrent l’enfant en disant: « Un fils est né à Noémi. » Et elles l’appelèrent Obed. Celui-ci devint le père de Jessé, père de David. 18 Or, voici quels furent les descendants de Péréç: Péréç engendra Héçron; 19 Héçron engendra Râm et Râm engendra Amminadab; 20 Amminadab engendra Nahchon et Nahchon engendra Salmâ; 21 Salmâ engendra Booz et Booz engendra Obed; 22 Obed engendra Jessé, et Jessé engendra David.

(texte tiré de http://sefarim.fr/)

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: pedagogie 5777 -5 Ruth Noemie

Kesher! Le lien!

Bonjour chers amis,

Nous avons commencé cette année un programme de participation des futurs BM aux offices du vendredi soir et du samedi matin.

Nos jeunes se retrouvent toujours plus nombreux aux dates prévues, et ils réalisent le petit programme d’abord très facile, puis de plus en plus sérieux, au fil de leurs participations.

Un office dans lequel on écoute, cela peut sembler long, mais un office dans lequel on est acteur, c’est rapidement de plus en plus intéressant.

Par ailleurs, comme nous l’enseignent les pédagogies actives, c’est en nous projetant dans une action concrète et dans un projet personnel que nous apprenons le mieux!

L’idée, vous l’aurez compris, est que nos jeunes se sentent vraiment à l’aise le jour de leur Bar ou Bat Mitsva, pour qu’ils puissent profiter complètement de cette magnifique expérience qui les accompagnera toute leur vie.

Il est des choses qu’on comprend mieux en les vivant, et pour lesquelles les descriptions théoriques ne sont pas réellement adaptées.

Le mieux est sans doute d’assister à un Chabat Kesher et de voir par soi-même l’ambiance de participation, de joie et d’encouragement qui y règne.

Vous pouvez également en parler avec moi, me faire part de vos questions et de vos besoins, et m’aider ainsi à établir le « kesher », le lien, entre la synagogue, et tous ceux qui souhaitent s’y sentir à la maison!

Pour vous inscrire avec votre enfant, cliquez sur ce lien-ci.

Pour voir les vidéos d’aide à la préparation de la participation de vos enfants, cliquez sur ce lien-là.

Et pour connaitre les détails du programme, c’est ici!

Quand ‘Dieu n’aime pas ceux qui l’aiment… La haine gratuite et la destruction du Temple

Talmud Babylonien Yoma 9b – « Quand ‘Dieu n’aime pas ceux qui l’aiment  »

Les deux temples ont été détruits, et ce, par la volonté de ‘Dieu lui-même. Pourquoi ‘Dieu voudrait-il faire disparaitre son temple ? Parfois, certains se réclament du ‘divin tout en s’éloignant de l’obligation première : l’amour du prochain. Le deuxième temple a été détruit en raison de la haine gratuite, sinat Hinam. Cette faute est donc considérée comme aussi grave que les trois fautes ayant conduit à la destruction du premier temple : l’idolâtrie, l’abus sexuel et le meurtre. Elle est si sérieuse que même la pratique de la Torah, des commandements et de la générosité vis-à-vis du prochain ne peuvent la contrebalancer. Avoir « la foi », ce n’est pas un gage valable aux yeux de ‘Dieu, l’amour du prochain passe avant tout. Le reste est important, mais l’inversion des valeurs est une trahison.

(Attention, le texte suivant est traduit à dessein d’une façon proche du texte, pour inviter à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître. Vous pouvez préparer le texte à l’avance, mais ne restez pas dans cette étape solitaire source de mécompréhension. Merci.)

Pour étudier avec nous au café des Psaumes ce mercredi de 12h30 (accueil à 12h) à 14h, contactez Paule sur facebook ou répondez à cet article en commentaire.

Le premier temple pour quoi a-t-il été détruit à cause de trois choses qui s’y sont produites le service étranger et la révélation des impudeurs et répandre les sangs

le service étranger car il est écrit Trop courte sera la couche pour s’y étendre que signifie Trop courte sera la couche pour s’y étendre Rabbi Yonatan a dit Trop courte sera cette couche pour s’étendre que deux s’étendent dessus ensemble et trop étroite la couverture pour s’y envelopper Rabbi Chémouel Bar NaHmani a dit quand Rabbi Yonatan arrivait à cet écrit il pleurait et disait ce qui est écrit à ce sujet Il amoncelle comme une digue les eaux de la mer la couverture/l’idole s’est faite étroite/rivale

la révélation des impudeurs car il est écrit Puisque les filles de Sion sont si arrogantes, s’avançant le cou dressé, lançant des regards provocants, puisqu’elles marchent à pas mesurés et font sonner les clochettes de leurs pieds Puisque les filles de Sion sont si arrogantes elles marchaient avec un port hautain s’avançant le cou dressé elles marchaient de toute leur hauteur lançant des regards provocants elles mettaient du noir à leurs yeux puisqu’elles marchent à pas mesurés elles allaient le talon touchant l’orteil, et font sonner les clochettes de leurs pieds Rabbi ItsHak dit qu’elles apportaient de ma myrrhe et du baume qu’elles mettaient dans leurs chaussures et quand elles arrivaient chez les jeunes hommes d’Israël elles tapaient du pied et projetaient sur elles et faisaient entrer en eux le mauvais penchant comme un venin furieux

et répandre les sangs car il est écrit Manassé répandit aussi le sang innocent en si grande abondance que Jérusalem en était remplie d’une extrémité à l’autre Mais le deuxième temple où ils s’occupaient de Torah et de Mitsvot et de Générosité gracieuse pour quelle raison a-t-il été détruit à cause du fait qu’il y avait en lui de la haine gratuite pour t’apprendre que la haine gratuite est équivalente aux trois transgressions le service étranger la révélation des impudeurs et répandre les sangs

Ils étaient mauvais mais ils attachaient leur sécurité à HKBH c’est la même chose pour le premier temple comme il est écrit Ses chefs rendent la justice pour des présents, ses prêtres donnent leur enseignement pour un salaire, ses prophètes prononcent des oracles à prix d’argent, et ils osent s’appuyer sur l’Eternel et dire: « Certes l’Eternel est au milieu de nous, aucun mal ne nous atteindra! Pour cette raison HKBH a fait venir sur eux trois décrets correspondant aux trois transgressions qu’ils avaient dans leurs mains comme il est dit Eh bien! à cause de vous Sion sera labourée comme un champ, Jérusalem deviendra un monceau de ruines, et la montagne du temple une hauteur boisée (et dans le premier temple, il n’y avait pas de haine gratuite ?…)

מקדש ראשון מפני מה חרב מפני ג’ דברים שהיו בו ע »ז וגלוי עריות ושפיכות דמים

ע »ז דכתיב (ישעיהו כח, כ) כי קצר המצע מהשתרע מאי קצר המצע מהשתרע א »ר יונתן קצר מצע זה מהשתרר עליו שני רעים כאחד (ישעיהו כח, כ) והמסכה צרה כהתכנס א »ר שמואל בר נחמני כי מטי רבי יונתן להאי קרא בכי אמר מאן דכתיב ביה (תהלים לג, ז) כונס כנד מי הים נעשית לו מסכה צרה

גלוי עריות דכתיב (ישעיהו ג, טז) ויאמר ה’ יען כי גבהו בנות ציון ותלכנה נטויות גרון ומשקרות עינים הלוך וטפוף תלכנה וברגליהן תעכסנה

יען כי גבהו בנות ציון שהיו מהלכות ארוכה בצד קצרה ותלכנה נטויות גרון שהיו מהלכות בקומה זקופה ומשקרות עינים דהוו מליין כוחלא עיניהן הלוך וטפוף תלכנה שהיו מהלכות עקב בצד גודל וברגליהן תעכסנה א »ר יצחק שהיו מביאות מור ואפרסמון ומניחות במנעליהן וכשמגיעות אצל בחורי ישראל בועטות ומתיזות עליהן ומכניסין בהן יצה »ר כארס בכעוס

שפיכות דמים דכתיב (מלכים ב כא, טז) וגם דם נקי שפך מנשה [הרבה מאד] עד אשר מלא את ירושלם פה לפה

אבל מקדש שני שהיו עוסקין בתורה ובמצות וגמילות חסדים מפני מה חרב מפני שהיתה בו שנאת חנם ללמדך ששקולה שנאת חנם כנגד שלש עבירות ע »ז גלוי עריות ושפיכות דמים

רשעים היו אלא שתלו בטחונם בהקב »ה

אתאן למקדש ראשון דכתיב (מיכה ג, יא) ראשיה בשוחד ישפוטו וכהניה במחיר יורו ונביאיה בכסף יקסומו ועל ה’ ישענו לאמר הלא ה’ בקרבנו לא תבוא עלינו רעה לפיכך הביא עליהן הקב »ה ג’ גזרות כנגד ג’ עבירות שבידם שנאמר (מיכה ג, יב) לכן בגללכם ציון שדה תחרש וירושלים עיין תהיה והר

הבית לבמות יער

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: talmud 5777 – 7 Yoma 9b

Savoir donner, c’est tout un art! Rachi, ce samedi 4 mars

Qu’est-ce que le don gratuit? Comment la paracha Térouma décrit-elle le don, et que nous apprend Rachi?

La feuille d’étude est disponible en téléchargement sur le lien suivant:rachi-5777-5-terouma

Attention! La Torah s’étudie avant tout avec un maître. Le matériel « brut » est à utiliser avec précaution.

A samedi (accueil 9h15, début 9h30) et   שבת שלום

Rachi sur Exode  25 :2-5  

Ils prendront pour moi une offrande prélevée Pour moi, à mon intention.

Une offrande prélevée Un prélèvement. Qu’ils la prélèvent pour moi sur leurs biens à titre d’hommage spontané.

Rendra spontané (yidvènnou) Le mot nedava évoque l’idée de bonne volonté, en français : « présent ».

Vous prendrez mon offrande prélevée Nos maîtres ont enseigné (Meguila 29b) que les trois fois où figure ici le mot terouma (« offrande prélevée ») correspondent successivement à l’offrande d’un bèqa’ par tête dont on fera les socles d’argent, ainsi qu’il est expliqué dans la sidra Peqoudei (infra 38, 26–27), à celle d’un bèqa’ par tête déposé dans les troncs pour l’achat des sacrifices collectifs, et à celle des dons pour le tabernacle, telle qu’elle a été laissée à la générosité de chacun. Les treize matériaux qui sont énumérés ici étaient tous nécessaires aux travaux de construction du tabernacle ou aux vêtements sacerdotaux, ainsi que l’on s’en rendra compte en y prêtant attention.

De l’or et de l’argent et du cuivre… Tous été offerts spontanément, selon la générosité de chacun, à l’exception de l’argent qui a été offert à égalité : un demi-chèqel par personne. Et l’on ne découvre pas, dans tout le récit de la construction du tabernacle, qu’il y ait eu besoin de plus d’argent, comme il est écrit : « et l’argent produit du recensement de l’assemblée… un bèqa’ par tête » (infra 38, 25 – 26), le reste de l’argent offert spontanément ayant été utilisé pour la fabrication des ustensiles de culte.

De l’azur De la laine teinte du sang du ‘hilazon, de couleur verte (Yevamoth 4b, Mena‘hoth 44a).

Et de la pourpre De la laine teinte d’une couleur appelée argaman.

Et du lin (chéch) Synonyme de pichtan (Yevamoth 4b).

Et des chèvres Il s’agit du duvet de chèvres. Aussi le Targoum Onqelos traduit-il par : oum‘azei (« quelque chose qui vient des chèvres »), alors qu’il rend : « les chèvres » elles-mêmes par : ‘azia.

Teintes en rouge Elles étaient teintes en rouge après tannage.

Te‘hachim C’est une espèce animale qui n’a existé que pour la circonstance (Chabath 28b). Elle portait de multiples couleurs et le Targoum Onqelos traduit par sasgouna : elle se réjouissait (sass) et se glorifiait de sa polychromie (gavna).

Et des bois de chittim Mais d’où en avaient-ils dans le désert ? Rabbi Tan‘houma a expliqué : Notre ancêtre Ya‘aqov avait prévu, grâce à son esprit saint, qu’Israël construirait un jour un tabernacle dans le désert. Aussi a-t-il introduit des cèdres en Egypte, qu’il a plantés, et il a ordonné à ses enfants de les emporter lors de leur sortie d’Egypte.

וְיִקְחוּ לִי תְרוּמָה. לִי לִשְׁמִי:

תְּרוּמָה. הַפְּרָשָׁה יַפְרִישׁוּ לִי מִמָּמוֹנָם נְדָבָה:

יִדְבֶנּוּ לִבּוֹ. לָשׁוֹן נְדָבָה וְהוּא לָשׁוֹן רָצוֹן טוֹב פיישׁנ »ט בּלע »ז:

תִּקְחוּ אֶת תְּרוּמָתִי. אָ »ר ג’ תְּרוּמוֹת אֲמוּרוֹת כָּאן. אַחַת תְּרוּמַת בֶּקַע לַגֻּלְגֹלֶת שֶׁנַּעֲשׂוּ מֵהֶם הָאֲדָנִים כְּמוֹ שֶׁמְּפוֹרָשׁ בְּאֵלֶּה פְקוּדֵי. וְאַחַת תְּרוּמַת הַמִּזְבֵּחַ בֶּקַע לַגֻּלְגֹלֶת לַקּוּפּוֹת לִקְנוֹת מֵהֶן קָרְבְּנוֹת צִבּוּר. וְאַחַת תְּרוּמַת הַמִּשְׁכָּן נִדְבַת כָּל אֶ’ וְאֶ’ שֶׁהִתְנַדְּבוּ. י »ג דְּבָרִים הָאֲמוּרִים בָּעִנְיָן כֻּלָּם הֻצְרְכוּ לִמְלֶאכֶת הַמִּשְׁכָּן אוֹ לְבִגְדֵי כְּהוּנָה כְּשֶׁתְּדַקְדֵּק בָּהֶם:

זָהָב וָכֶסֶף וּנְחֹשֶׁת וְגוֹ’. כֻּלָּם בָּאוּ בִּנְדָבָה אִישׁ אִישׁ מַה שֶּׁנָּדְבוֹ לִבּוֹ חוּץ מִן הַכֶּסֶף שֶׁבָּא בְּשָׁוֶה מַחֲצִית הַשֶּׁקֶל לְכָל אֶחָד. וְלֹא מָצִינוּ בְּכָל מְלֶאכֶת הַמִּשְׁכָּן שֶׁהֻצְרָךְ שָׁם כֶּסֶף יוֹתֵר שֶׁנֶּאֱמַר וְכֶסֶף פְּקוּדֵי הָעֵדָה וְגוֹ’ בֶּקַע לַגֻּלְגֹלֶת וְגוֹ’ וּשְׁאָר הַכֶּסֶף הַבָּא שָׁם בִּנְדָבָה עֲשָׂאוּהָ לִכְלֵי שָׁרֵת:

וּתְכֵלֶת. צֶמֶר צָבוּעָ בְּדָם חִלָּזוֹן וְצִבְעוֹ יָרוֹק:

וְאַרְגָּמָן. צֶמֶר צָבוּעַ מִמִּין צֶבַע שֶׁשְּׁמוֹ אַרְגָּמָן:

וְשֵׁשׁ. הוּא פִּשְׁתָּן:

וְעִזִּים. נוֹצָה שֶׁל עִזִּים לְכָךְ תִּ »א וּמֵעִזֵּי דָּבָר הַבָּא מִן הָעִזִּים וְלֹא עִזִּים עַצְמָן שֶׁתַּרְגוּם שֶׁל עִזִּים עִזַּיָא:

מְאֳדָמִים. צְבוּעוֹת הָיוּ אָדוֹם לְאַחַר עִבּוּדָן:

תְּחָשִׁים. מִין חַיָּה וְלֹא הָיְתָה אֶלָּא לְשָׁעָה וְהַרְבֵּה גְּוַנִּים הָיוּ לָהּ לְכָךְ מִתָּרְגָם סַסְגוֹנָא שֶׁשָּׂשׂ וּמִתְפָּאֵר בִּגְוַנִּין שֶׁלּוֹ:

וַעֲצֵי שִׁטִּים. וּמֵאַיִן הָיוּ לָהֶם בַּמִּדְבָּר פֵּרַשׁ רַבִּי תְּנחוּמָא יַעֲקֹב אָבִינוּ צָפָה בְּרוּחַ הַקֹּדֶשׁ שֶׁעֲתִידִין יִשְׂרָאֵל לִבְנוֹת מִשְׁכָּן בַּמִּדְבָּר וְהֵבִיא אֲרָזִים לְמִצְרַיִם וְנָטְעָם וְצִוָּה לְבָנָיו לִטְלָם עִמָּהֶם כְּשֶׁיֵּצְאוּ מִמִּצְרַיִם:

 

Esther, l’humble reine qui défie les puissants

Le livre d’Esther : approche pédagogique de la relation à l’autorité – Bible et Pédagogie 4, c’est déjà dimanche prochain, à Nation/Ganénou. Pour les parents et tous ceux qui aiment la pédagogie.

Comment réagir au pouvoir et à l’autorité ? Faut-il se soumettre ? Faut-il se révolter ? Comment rester soi-même malgré la pression extérieure ? Vachti, Mardochée, Aman, Esther, ont-ils raisons de se soumettre et de se révolter ? Outre le modèle d’oppression directe du roi, quels autres modèles existent-ils dans la Méguila d’Esther ? La manipulation ? La collaboration ?

A quels types de transactions relationnelles adhérons-nous dans les différents domaines de nos vies ? Dans notre rapport pédagogique avec nos enfants ? Quel modèle parental leur offrons-nous ? Comment réagissent-ils à cette histoire de danger, de violence, de solidarité et de transmission ?

La méguila d’Esther, au-delà de l’aspect ludique des déguisements, des chants, du bruit au nom d’Aman, est l’occasion de réexaminer notre rapport à l’autorité et de partager cela de façon très profonde avec nos enfants.

(Attention, le texte suivant est repris de la traduction en français par le rabbinat. Le texte biblique ne doit pas être statique et les traductions ont tendance à appauvrir. Nous vous invitons à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître.  Merci.)

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaella ou répondez à cet article en commentaire.

I 10 Le septième jour, comme le cœur du roi était mis en liesse par le vin, il ordonna à Mehouman, Bizzeta, Harbona, Bigta, Abagta, Zêtar et Carcas (les sept eunuques qui étaient de service auprès du roi Assuérus), 11 d’amener devant le roi la reine Vasthi, ceinte de la couronne royale, dans le but de faire voir sa beauté au peuple et aux grands; car elle était remarquablement belle. 12 Mais la reine Vasthi refusa de se présenter, suivant l’ordre du roi transmis par les eunuques. Le roi en fut très irrité, et sa colère s’enflamma. 13 Puis le roi, s’adressant aux sages, initiés à la connaissance des temps car c’est ainsi que les affaires du roi étaient portées devant ceux qui connaissent la loi et le droit; 14 et ceux qui l’approchaient de plus près, c’étaient Carchena, Chêtar, Admata, Tarchich, Mérés, Marsena, Memoukhan, les sept seigneurs qui avaient accès auprès de la personne du roi et tenaient le premier rang dans le royaume 15 le roi demanda quel traitement méritait, d’après la loi, la reine Vasthi, pour avoir désobéi à l’ordre du roi Assuérus, communiqué par les eunuques. 16 Alors Memoukhan s’exprima ainsi devant le roi et les seigneurs: « Ce n’est pas seulement envers le roi que la reine Vasthi s’est rendue coupable, mais encore contre tous les grands et contre toutes les nations qui peuplent les provinces du roi Assuérus; 17 car l’incident de la reine, venant à la connaissance de toutes les femmes, aura pour effet de déconsidérer leurs maris à leurs yeux, puisqu’on dira: « Le roi Assuérus avait donné ordre d’amener la reine Vasthi en sa présence, et elle n’est pas venue! » 18 Et aujourd’hui même, les grandes dames de Perse et de Médie, qui ont appris l’incident de la reine, en parleront à tous les dignitaires du roi, et de là naîtront force avanies et querelles irritantes. 19 Si donc tel est le bon plaisir du roi, qu’un rescrit royal, émané de lui et consigné dans les lois de Perse et de Médie, de façon à ne pouvoir être rapporté, dispose que Vasthi ne paraîtra plus devant le roi Assuérus, et que sa dignité royale sera conférée par le roi à une autre femme valant mieux qu’elle. 20 L’ordonnance que rendra le roi sera connue dans tout son royaume, qui est si vaste, et alors toutes les femmes témoigneront du respect à leurs maris, du plus grand au plus petit. » 21 Cet avis parut excellent aux yeux du roi et des seigneurs, et le roi agit conformément aux paroles de Memoukhan. 22 Il expédia des lettres dans toutes les provinces royales, dans chaque province selon son système d’écriture et dans chaque peuplade selon son idiome, [pour ordonner] que tout homme serait maître dans sa maison et s’exprimerait dans la langue de sa nation.

II 5 Or, à Suse, la capitale, vivait un homme originaire de Judée, portant le nom de Mardochée, fils de Yair, fils de Séméi, fils de Kich, de la tribu de Benjamin. 6 II avait été déporté de Jérusalem avec les captifs emmenés de Jérusalem en même temps que Ieconia, roi de Juda, par Nabuchodonosor, roi de Babylone. 7 Il était le tuteur de Hadassa, c’est-à-dire d’Esther, fille de son oncle, qui n’avait plus ni père ni mère; cette jeune fille était belle de taille et belle de visage. A la mort de son père et de sa mère, Mardochée l’avait adoptée comme sa fille. 8 Lors donc que furent publiés l’ordre du roi et son édit et qu’on réunit nombre de jeunes filles à Suse, la capitale, sous la direction de Hêgaï, Esther fut, elle aussi, emmenée au palais du roi et confiée à la direction de Hêgaï, gardien des femmes. 9 La jeune fille lui plut beaucoup et gagna ses bonnes grâces; aussi s’empressa-t-il de lui procurer les objets nécessaires à sa toilette et à son entretien, ainsi que les sept suivantes que devait lui fournir la maison du roi, et il lui témoigna, à elle et à ses suivantes, une faveur exceptionnelle dans le harem. 10 Esther n’avait fait connaître ni son peuple, ni son origine, Mardochée lui ayant recommandé de n’en rien faire. 11 Et chaque jour Mardochée arpentait les abords de la cour du harem, pour s’informer du bien-être d’Esther et de ce qui advenait d’elle…22 Mardochée eut connaissance du complot et en informa la reine Esther, qui en fit part au roi au nom de Mardochée. 23 Une enquête fut ouverte, qui confirma la chose; les deux [coupables] furent pendus à une potence, et le fait fut consigné dans le livre des annales, en présence du roi.

III 1 A la suite de ces événements, le roi Assuérus éleva Aman, fils de Hamedata, l’Agaghite, en l’appelant à la plus haute dignité, et lui attribua un siège au-dessus de tous les seigneurs attachés à sa personne. 2 Tous les serviteurs du roi, admis à la cour royale, s’agenouillaient et se prosternaient devant Aman, car tel était l’ordre donné par le roi en son honneur; mais Mardochée ne s’agenouillait ni ne se prosternait. 3 Les serviteurs du roi, admis à la cour royale, dirent à Mardochée: « Pourquoi transgresses-tu l’ordre du roi? » 4 Comme ils lui faisaient cette observation jour par jour sans qu’il en tînt compte, ils dénoncèrent le fait à Aman, pour voir si les propos de Mardochée auraient quelque valeur; car il leur avait raconté qu’il était juif. 5 Aman, s’apercevant que Mardochée ne s’agenouillait ni se prosternait devant lui, fut rempli d’une grande colère. 6 Mais il jugea indigne de lui de s’en prendre au seul Mardochée, car on lui avait fait savoir de quelle nation il était. Aman résolut donc d’anéantir tous les juifs établis dans le royaume d’Assuérus, la nation entière de Mardochée. 7 Le premier mois, qui est le mois de Nissan, dans la douzième année du règne d’Assuérus, on consulta le POUR, c’est-à-dire le sort, devant Aman, en passant d’un jour à l’autre et d’un mois à l’autre jusqu’au douzième mois, qui est le mois d’Adar. 8 Puis Aman dit au roi Assuérus: « Il est une nation répandue, disséminée parmi les autres nations dans toutes les provinces de ton royaume; ces gens ont des lois qui diffèrent de celles de toute autre nation; quant aux lois du roi, ils ne les observent point: il n’est donc pas de l’intérêt du roi de les conserver. 9 Si tel est le bon plaisir du roi, qu’il soit rendu un ordre écrit de les faire périr, et moi, je mettrai dix mille kikkars d’argent à la disposition des agents [royaux] pour être versés dans les trésors du roi. » 10 Le roi ôta son anneau du doigt et le remit à Aman, fils de Hamedata, l’Agaghite, le persécuteur des juifs. 11 Et le roi dit à Aman: « Je t’abandonne à la fois l’argent et cette nation, dont tu feras ce que bon te semblera. »

IV 12 Les paroles d’Esther ayant été communiquées à Mardochée, 13 celui-ci dit de porter cette réponse à Esther: « Ne te berce pas de l’illusion que, seule d’entre les juifs, tu échapperas au danger, grâce au palais du roi; 14 car si tu persistes à garder le silence à l’heure où nous sommes, la délivrance et le salut surgiront pour les juifs d’autre part, tandis que toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour une conjoncture pareille que tu es parvenue à la royauté? » 15 Alors Esther fit porter cette réponse à Mardochée: 16 « Va rassembler tous les juifs présents à Suse, et jeûnez à mon intention; ne mangez ni ne buvez pendant trois jours ni jour ni nuit moi aussi avec mes suivantes, je jeûnerai de la même façon. Et puis je me présenterai au roi, et si je dois périr, je périrai! » 17 Mardochée se retira et exécuta strictement ce que lui avait ordonné Esther.

V 7 Esther répliqua et dit: « Ma demande et ma requête, les voici: 8 si j’ai trouvé grâce aux yeux du roi et s’il plaît au roi d’agréer ma demande et d’accéder à ma requête, que le roi veuille se rendre avec Aman au festin que je veux leur préparer, et demain je me conformerai à la volonté du roi. »

VI 7 Aman répondit donc au roi: « S’il est un homme que le roi ait à cœur d’honorer, 8 qu’on fasse venir un vêtement royal qu’a porté le roi et un cheval que le roi a monté et sur la tête duquel figure une couronne royale; 9 que l’on confie le vêtement et le cheval à l’un des seigneurs du roi, des hauts dignitaires, pour qu’on mette le vêtement à l’homme que le roi veut honorer, qu’on le promène sur le cheval par la grande place de la ville, en le faisant précéder de cette proclamation: « Voilà ce qui se fait pour l’homme que le roi veut honorer! » 10 Va vite, dit le roi à Aman, prendre le vêtement et le cheval dont tu as parlé, et fais comme tu as dit à l’égard du juif Mardochée, qui est assis à la porte du roi; n’omets aucun détail de tout ce que tu as proposé. »

VII 1 Le roi et Aman vinrent donc s’asseoir au festin avec la reine Esther. 2 Et le second jour encore, le roi dit à Esther pendant le festin, à l’heure du vin: « Fais connaître ta demande; reine Esther, et elle te sera accordée; dis ce que tu souhaites: quand ce serait la moitié du royaume, tu l’obtiendrais. » 3 La reine Esther répondit en ces termes: « Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, et si tel est le bon plaisir du roi, puisse-t-on, à ma demande, me faire don de la vie et, à ma requête, sauver mon peuple! 4 Car nous avons été vendus moi-même et mon peuple, pour être détruits, exterminés, anéantis. Si du moins nous avions été vendus pour être esclaves ou servantes, j’aurais gardé le silence; asurément le persécuteur n’a pas le souci du domage causé au roi. 5 Le roi Assuérus se récria et dit à la reine Esther: « Qui est-il, où est-il, celui qui a eu l’audace d’agir de la sorte? 6 Cet homme, répliqua Esther, cruel et acharné; c’est ce méchant Aman que voilà! »

IX 20 Mardochée mit par écrit ces événements et expédia des lettres à tous les juifs, proches ou éloignés, dans toutes les provinces du roi Assuérus, 21 leur enjoignant de s’engager à observer, année par année, le quatorzième jour du mois d’Adar et le quinzième jour, 22 c’est-à-dire les jours où les juifs avaient obtenu rémission de leurs ennemis, et le mois où leur tristesse s’était changée en joie et leur deuil en fête à en faire des jours de festin et de réjouissances et une occasion d’envoyer des présents l’un à l’autre et des dons aux pauvres. 23 Les juifs érigèrent en coutume ce qu’ils avaient commencé de faire et ce que Mardochée leur avait recommandé par écrit; 24 car Aman, fils de Hamedata, l’Agaghite, persécuteur de tous les juifs, avait formé le dessein d’anéantir les juifs et consulté le Pour, c’est-à-dire le sort, à l’effet de les perdre et de les détruire; 25 et quand la chose parvint à la connaissance du roi, il donna l’ordre écrit que le mauvais dessein qu’Aman avait conçu contre les juifs retombât sur sa tête et qu’on le pendît, lui et ses fils, au gibet. 26 C’est pourquoi on appela ces jours-là POURIM, du nom de Pour; et c’est pourquoi aussi, en vertu de toutes les instructions de cette missive, de tout ce qu’ils avaient vu eux-mêmes et de ce qui leur était advenu, 27 les juifs reconnurent et acceptèrent pour eux, pour leurs descendants et pour tous ceux qui se rallieraient à eux l’obligation immuable de fêter ces deux jours-là, suivant la teneur des écrits et à la date fixée, année par année, 28 de commémorer et de célébrer ces jours de génération en génération, dans chaque famille, dans chaque province et dans chaque ville, et de ne pas laisser disparaitre ces jours de Pourim du milieu des juifs ni s’en effacer le souvenir du milieu de leurs descendants.

(texte tiré de http://sefarim.fr/)

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: pedagogie 5777 -4 Esther