Le commentaire est-il tout puissant? Étude de Shavouot 5777

Commenter, remanier, « déraciner » le texte révélé, n’est-ce pas un acte sacrilège?
Notre tradition se fonde sur une conception très particulière du texte vivant et de son élaboration.
Remanier et commenter, provoquer et contredire, deviennent pour nous des actes fondateurs. Désacraliser un texte qui risquerait de devenir porteur d’idolâtrie, c’est lui restituer son statut réel. Nos questions sont le fondement de l’éternité du texte de la Torah.
Alors que nous commémorons le « don de la Torah au mont Sinaï » à Shavouot, nous commémorons également le don sans cesse renouvelé de la Torah, à chaque instant de nos vies.

 Office du soir : mardi 30 mai       18h45-19h15
Dîner et soirée d’étude               19h30-2h
Office du matin : mercredi 31 mai 10h-12h30
Inscription au dîner obligatoire auprès de Catherine Klein

(thématiques: mets lactés, gâteaux de légumes et tartes salées à grignoter, fruits et gâteaux au fromage, merci de prévoir avec Catherine pour convenir d’une participation adaptée).
Inscription à l’office du mercredi matin souhaitée, faites–nous savoir que nous pouvons compter sur vous pour le minian ! http://doodle.com/poll/renriqr9uzcq2uxu

19h30   Ouverture : Rabbin Chinsky                                                 Le commentaire est-il tout puissant?

Que Dieu a-t-il donné exactement sur le mont Sinaï? Tout le monde s’accorde pour dire qu’il a donné la Torah, mais quelle torah? Le pentateuque, repris par l’ensemble des traditions monothéistes? La torah orale, qui est au coeur de l’étude juive? Laquelle de ces deux torot devrait-elle avoir la préséance? Par quelle impertinence les rabbins de tous temps se permettent-ils de renouveler les commentaires ? Quelle est la légitimité de ces interprétations ? A travers cette petite séance introductive, nous présenterons les questions fondamentales qui s’alimenteront des conférences suivantes.                                                                                                     Début du repas

20h30   Jacques Neuburger                                                           Quand la Bible se commente elle-même!

Nous connaissons bien les  grands ouvrages classiques de commentaires du texte biblique  comme les midrashim ou les textes majeurs de discussion fondés sur la bible comme le Talmud de Babylone ou celui de Jérusalem. Mais dans quelle mesure les textes constituant notre Tanakh se répondent-ils les uns aux autres, instituant ainsi un dialogue au sein même de l’édifice biblique ? Dans quelle mesure pourrait-on dire que la Bible se commente elle-même ?                                                                                                                          Repas – suite

21h30   SimHa Neuburger                                    Talmud: La faute des pères retombe-t-elle sur les  fils?

La torah nous dit: les parents ont mangé du verjus et les enfants ont les dents agacées. Cela signifie-t-il que la faute des parents retombe systématiquement sur leurs enfants? Ce serait scandaleux, et fort heureusement, tel n’est pas le propos de la torah ni de la tradition juive. Nous étudierons au cours de cette séance les différentes sources de la torah et du talmud qui éclairent cette question.                                                  Sucré

22h30  Ann-Gael Attias                               Moyen-âge : La faute des mères retombe-t-elle sur les filles ?  

Les femmes sont-elles des tentatrices ? Sont-elles des épouses vertueuses ? Comment la femme s’est-elle transformée en « reine du foyer »? Le commentaire de la torah a longtemps eu un regard dur sur la femme « tentatrice ». Au moyen âge, l’interprétation rend sa place aux femmes! Les sages du moyen-âge ont une influence fondamentale sur cette évolution.

23h30  Conclusion:                                                                             Quel commentaire pour aujourd’hui?
Après cette présentation générale et ces quelques exemples, nous avons une vision plus claire de ce qu’est le commentaire de la Torah. Nous pouvons alors nous adresser à cette question fondamentale: Quelle est notre part personnelle dans la construction de la Torah? Comment, à travers-nous, ses valeurs peuvent-elles prendre leur essor? Quelle est la part juste et légitime de notre vision personnelle qui peut venir nourrir la réflexion bimillénaire autour de nos textes?                                                                         Thé, café, gâteaux
00h30   Hevroutot                                                    Etudes de textes divers proposés par les intervenants

PessaH et Shavouot sont à nos portes!

Le calendrier juif nous permet de marquer les grands temps de l’année, et de nous retrouver dans l’ambiance spéciale de nos fêtes, qui ont chacune leur spécificité.

Prochains offices de fête

Les offices de fête sont :
Pour le soir : des offices très courts, d’une demi-heure en général, une bonne occasion d’amener les enfants.
Pour le matin : des offices qui reprennent des éléments particuliers aux fêtes, et plus spécialement nos beaux chants du Hallel, une lecture de la Torah et de la haftara particulière. On y récite le Yzkor à la mémoire de nos chers disparus.

Ceux qui savent déjà qu’ils seront présents rendent un grand service à la communauté en s’inscrivant sur le doodle suivant: Je participerai à certains offices des fêtes, merci d’avance à toutes et à tous.

PessaH 1 :
lundi 10/04 de 18h45 à 19h15, accueil dés 18h15 avec une petite étude sur la fête
mardi 11/04 de 10h à 12h30, accueil à 9h45
• Torah: préparatifs du pessaH de la sortie d’Egypte
• Haftara: préparatifs du pessaH de l’entrée en Israël
• Lecture Biblique : début du cantique des cantiques

PessaH 7 :
Dimanche 16/04 de 18h45 à 19h15, accueil à 18h15 pour ceux qui le souhaitent avec une petite étude sur la fête
Lundi 17/04 de 10h à 12h30, accueil à 9h45
• Torah: chant de Moïse et de Myriam à l’ouverture de la mer
• Haftara: chant de délivrance de David
• Lecture Biblique : fin du cantique des cantiques

Shavouot :
Mardi 30/05 de 18h45 à 19h15, accueil à 18h30 pour ceux qui le souhaitent, l’office sera suivi d’un repas de fête (s’inscrire auprès de Catherine) et d’une veillée d’étude
Mercredi 31/05 de 10h à 12h, accueil à 9h45
• Torah : les dix commandements
• Haftara : la vision d’Ezekiel
• Lecture Biblique : le livre de Ruth

Le Jardin des Roos à Surmelin ce vendredi

Jardin des RoosCe chabbat, à l’occasion de notre office « erev shel yéladim », nous accueillerons les responsables du Jardin des Roos, une « maison verte » façon coopération féminine.

L’office aura une composante « ludique » et sera suivi par un oneg du livre pour les adultes.

Bons préparatifs pour ce chabbat très spécial!

Partenariat avec ATD quart-monde

Dans le cadre de l’association ATD Quart monde, monsieur Grégory Deschamps a initié un groupe de dialogue interconvictionnel qui a pour but de mettre en présence des personnes de toutes cultures et de toutes origines sociales. Le dialogue se fera autour de thèmes spirituels proposés par les participants.
Paule Ouanhnon, membre du MJLF Est, participe à ce projet et invite toute personne intéressée à se joindre aux discussions.
Ci dessous le lien de l,association ATD Quart Monde
https://www.atd-quartmonde.fr/

L’hébreu est doux à votre bouche! Kidouch Ivrit 2 ce samedi

נד, נד, נד, נדbonjour ,

רד, עלה, עלה ורד

Vous vous souvenez de ces mots?

Si oui, tant mieux, sinon, tant pis!

Ce chabbat, après l’office, Kidouch amélioré avec pratique de l’hébreu parlé et chanté, pour les débutants, comme pour les avancés.

Apprendre en pratiquant, comme initiation ou comme approche complémentaire d’une étude formelle, ouvert à toutes et à tous, amenez des plats lactés (cacher, sans viande), pour que nous les partagions.

שבת שלום לכלם

 

La mort, notre dernière transmission – Cycle « Culture Juive » mardi 15 novembre

Synagogue de Bordeaux- Tableau du souvenir
Synagogue de Bordeaux- Tableau du souvenir

Réflexion personnelle accompagnée par les sources juives
et par notre collectif d’étude (2016-2017)
Séminaire Culture J d’automne.

La mort, est notre dernier acte sur terre, notre dernier passage, notre dernière transmission.
Nous vivons nécessairement avec la connaissance de notre fin prochaine. Nous hésitons souvent à parler de la mort, parfois nous nous empêchons d’y penser, sans jamais pouvoir la repousser.
On peut être tenté d’opérer un cloisonnement de la pensée ou des émotions. Ce genre de stratégies a un coût : Il nous coupe d’une partie de nous-mêmes. Notre tradition propose au contraire d’opérer des séparations d’un autre ordre, en délimitant des principes et des cadres protecteurs, qui nous aident à faire face.

Où ? Synagogue Surmelin, 24 rue du Surmelin, 75020 Paris
Quand ? 4 mardis soirs en novembre et décembre (15/11 ; 22/11 ; 29/11 ; 6/12) de 20h (accueil 19h30) à 21h30.
Inscription doodle : http://doodle.com/poll/rz2reivs5ifxn3wp ; Informations: brigitte.becache@gmail.com

A tout âge, nous voyons des endeuillés monter à la téva et recevoir le soutien de la communauté, en grandissant, nous pouvons nous ouvrir à l’étude des sources juives concernant les lois du deuil, par la suite, nous nous engageons auprès des malades, nous soutenons les endeuillés, et enfin, nous proposons à nos enfants un accompagnement particulier lorsque nous approchons de notre fin, avant leur indiquer de quelle façon nous souhaitons qu’ils continuent à faire vivre notre mémoire.
Lors de ces 4 sessions de séminaire, nous réfléchirons ensemble à ces différentes facettes, qui nous aident à nous confronter au paradoxe de la vie et de la mort.
Ce séminaire sera un séminaire en petit comité, qui se tiendra sur 4 séances consécutives une fois par semaine, en soirée, il comportera des moments d’étude, des moments de partage, et des moments d’introspection, les participants feront preuve de l’ouverture et du calme nécessaire à l’acceptation de l’expression de toutes les attitudes, les positionnement seront des positionnements de réflexions et d’étude, et non pas des prises de positions dogmatiques, autant de la part des participants que du Rabbin.
Nous évoquerons différentes questions dans une perspective concrète, afin que chacun puisse affiner ce qu’il souhaite, et penser à la meilleure façon d’y parvenir.
Nous envisagerons donc les questions suivantes :
• L’importance du soin, protéger la vie
• Le rapport à la douleur/Comment se mesurer à la souffrance
• Être un poids pour soi-même, être un poids pour les autres, conserver le sens de sa vie au maximum
• Les conflits familiaux non-résolus/ Eviter les conflits au moment de l’enterrement
• Le don d’organe et la tradition juive
• Les derniers moments, le chéma israël, le vidouï
• L’enterrement, quelles sont ses fonctions, comment les réaliser
• L’incinération selon la tradition juive
• Parler de la mort à ses enfants, à ses petits-enfants
• Compter pour le monde, « Que notre mémoire soit une bénédiction », « Que notre mémoire soit tissée dans le réseau de la vie »

Téchouva pédagogique!

Les vacances nous offrent en cadeau une relation parentale libérée des contraintes du quotidien.
Elles nous permettent de préparer l’année à venir, et en particulier les événements de la rentrée.

La rentrée juive est un soutien pédagogique extraordinaire aux valeurs que nous défendons auprès de nos enfants.

Tichri nous invite à approcher la pensée et l’étude des questions fondamentales de la vie avec joie, c’est SimHat Torah, la fête des enfants dans laquelle les grands trouvent une liberté du bonheur partagé.
Tichri nous introduit également dans l’introspection, la critique bienveillance de nous-même. Ce sont les « jours redoutables », Roch Hachana et Yom Kipour, des fêtes pour adultes, grâce auxquelles les enfants peuvent apprécier l’importance que nous accordons au fait de toujours chercher à « grandir » et à nous améliorer, quel que soit notre âge.

Nous avons développé ces questions dans les deux précédents articles.
Voyons comment notre exemple peut également inspirer nos enfants dans leur cheminement.

En tant que parent, nous pouvons choisir de partager nos espoirs, nos réussites et nos échecs avec nos enfants, dans une mesure adaptée à leur compréhension bien sûr.

C’est une façon certaine de leur témoigner du respect que nous avons pour l’introspection, de la bienveillance avec laquelle nous jugeons nos échecs et nos imperfections, de l’importance à nos yeux de toujours chercher à mieux faire, sans juger.

Les textes de Roch hachana sont emplis de ces invitations à la bienveillance et à l’amélioration:
Si nous avons commis des erreurs, c’est sans le vouloir.
Nous nous invitons par le chofar, l’étude des textes, l’immersion dans un mikvé, et les offices, à recommencer à nous construire avec de nouvelles forces.
Tel est le sens de cette « téchouva », ce retour au meilleur de nous-même, que nous entreprenons à l’occasion des fêtes de Tichri.

Un autre élément fondamental de cette période est la réconciliation.
Chacun est censé demander pardon, reprendre sur de nouvelles bases non seulement au niveau personnel mais également au niveau relationnel.
Cet aspect n’est pas toujours évident à mettre en œuvre car nos partenaires amoureux, amicaux, familiaux ou professionnels ne sont pas toujours ouverts à cette question.

On peut, en souhaitant une bonne année aux uns et aux autres, ouvrir la discussion avec prudence. « Je voulais te souhaiter une bonne année, nous avons passé du temps ensemble en tant que collègues, et à l’occasion de cette fin d’année, je me demandais si nous pourrions améliorer notre façon de travailler ensemble ? Peut-être as-tu eu l’occasion d’y penser ? Voudrais-tu que nous en parlions à l’occasion ? »
Bien sûr, il nous appartient d’être juges de l’opportunité d’ouvrir ce dialogue et de le conduire au mieux.
Tichri nous invite à nous interroger sur la meilleure attitude à adopter pour permettre une fluidification des relations.

Pour ce qui est de nos enfants, la question est plus simple puisque nous nous appuyons sur notre devoir d’éducation pour leur transmettre ce qui nous tient à cœur. En principe, ils sont convaincus de notre bienveillance à leur égard.

Nous pouvons alors probablement soulever certaines questions. Le principe du fait que nous les aimons et que nous les acceptons dans les différentes composantes de leur personnalité doit être posé de façon évidente. Ceci établi, il est légitime de partager nos expériences…
Qu’aimons-nous dans leur attitude ? Qu’est-ce qui nous est difficile ? Et eux, qu’aiment-ils ? Quels seraient leurs désirs ? Il est normal d’avoir des désaccords, tout ne doit pas être résolu.

Il est des questions à propos desquels nos enfants n’ont pas la maturité pour définir leur meilleur intérêt, et d’autres pour lesquelles nous pouvons de façon discrétionnaire décider de ce qui est ou non acceptables dans nos murs. Ils ont le droit de ne pas être d’accord, et peuvent choisir la meilleure façon pour eux de gérer leur désaccord. Mais dans beaucoup de cas, il est possible d’identifier les besoins de chacun et de trouver les stratégies adéquates pour les satisfaire d’une façon acceptable par le collectif familial en général et par les parents en particulier.

Quel meilleur temps que les vacances, ce moment ensemble, ce moment sans contraintes, pour poser les bases d’un renouveau personnel et relationnel ? Nous pourrons alors ancrer toutes ces discussions et toutes ces décisions en les écrivant, en les racontant, en venant en parler au rabbin et de toute façon qui puisse vous convenir.

N’hésitez pas en tout cas à me faire part de vos commentaires, pour que nous puissions partager nos expériences !

Bonnes vacances 5775, et très bons préparatifs pour 5776 !